On tient probablement l’explication, et ce n’est pas ce que vous croyez. Une hypothèse qui en vaut une autre…

On dira ce qu’on voudra, mais le président américain a prouvé maintes fois son expérience dans la pratique du billard à trois bandes. Il vient de nous en faire une nouvelle démonstration.

Pour comprendre, il importe de saisir deux scènes.

Scène 1 – jeudi 9 avril. Le très respecté procureur général des États-Unis William Barr s’est fendu d’un discours public pour manifester son hostilité à la proposition de Bill Gates d’implanter, dans le corps humain, des « certificats numériques » prouvant qu’une personne a été vaccinée contre le coronavirus. Proposition jugée dangereuse et liberticide alors qu’elle a la faveur de toutes les élites mondialistes contre lesquelles le président et son équipe se battent depuis le début.

Bref, Trump ne veut pas entendre parler de vaccination généralisée et traçable.

Scène 2 – jeudi 23 avril. Le président provoque un tollé en commentant des études en cours sur le rôle des désinfectants pour éliminer le virus sur certaines surfaces. Ainsi, déclare-t-il de façon apparemment crétine : « Je vois que le désinfectant l’assomme en une minute. Une minute. Est-ce qu’il y a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l’intérieur, ou presque, comme un nettoyage ? »

Aussitôt, toute la bien-pensance internationale tombe dans le piège en le couvrant d’opprobre, allant même jusqu’à faire dire à Trump qu’il recommande d’ingérer de l’eau de Javel pour éliminer le Covid-19 (il s’était pourtant limité au mot « désinfectant »…).

Trump est un demeuré, un simple d’esprit qui se couvre une nouvelle fois de ridicule, lit-on, un peu partout… on connaît la chanson. Les journalistes et les médecins de plateaux télé, grassement stipendiés par les gros laboratoires, l’ont même traité de criminel par le simple fait qu’il ait suggéré que l’absorption de désinfectant pourrait devenir un remède au virus.

Imaginez : du DÉSINFECTANT !

Mais quel est donc le lien entre la scène 1 et la scène 2 ?

C’est à la fois simple et diablement astucieux : par son commentaire d’apparence stupide, Trump a tenu à faire réagir toute la communauté mondiale en lui faisant crier haut et fort qu’il était criminel d’injecter du désinfectant dans le corps d’un être humain pour combattre le coronavirus.

Or, il se trouve que les vaccins contiennent plusieurs désinfectants en quantité non négligeable, au premier rang desquels le formaldéhyde1, la β-propiolactone2 ainsi que des microbicides (agents détergents). On leur reproche, entre autres, d’être cancérigènes, de s’attaquer au foie, aux voies respiratoires et au système gastro-intestinal. Allégations contestées par l’industrie pharmaceutique.

Ainsi, Trump est parvenu à faire dire aux grands médias et à toute l’intelligentsia mondialiste que les désinfectants sont un poison pour l’homme alors même qu’ils défendent les vaccins qui en sont pourtant largement composés.

Une hypocrisie qui n’échappera probablement pas au peuple américain lorsque la question du vaccin se posera…

La technique qui consiste à se mettre en faute volontairement pour provoquer son adversaire et l’engager dans une voie qui se retournera ensuite contre lui est caractéristique de Trump. On l’a vu avec le dossier bidonné de la prétendue collusion russe, avec l’impossible procès de l’impeachment et bien d’autres situations : il provoque et ouvre une brèche dans laquelle s’engouffrent, tête baissée, ses opposants, comblés d’excitation. On connaît le résultat : à chaque fois, Trump en ressort gagnant et renforce un peu plus son taux d’approbation.

(1) https://www.fda.gov/vaccines-blood-biologics/safety-availability-biologics/common-ingredients-us-licensed-vaccines

(2) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24140008

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