[STRICTEMENT PERSONNEL] Les contemplatifs

La plupart de nos animaux politiques, sans le revendiquer, sont les adeptes discrets et même honteux d’un ordre contemplatif : celui de leur intérêt.
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Il était normal, il était naturel, il était prévisible, il était inévitable et, en définitive, il était plutôt sain, dès l’apparition des premiers symptômes, a fortiori devant la multiplication des phénomènes de ce que l’on appelle couramment « réchauffement climatique », dont une dénomination plus appropriée pourrait être « dérèglement climatique », que s’engage puis s’enflamme un débat, de plus en plus passionné, entre les uns, de plus en plus nombreux, qui y voient, rien de plus rien de moins, les prodromes d’une proche disparition de notre espèce, et les autres, de plus en plus minoritaires, qui dénoncent la pure et simple invention par des écologistes fous d’une Apocalypse aussi peu crédible que les prédictions de feu Nostradamus.

Il est préférable de survivre par la grâce de la climatisation

Quoi qu’il en soit, l’heure n’est pas aux polémiques mais aux urgences. Alors que déferle sur toute la France et sur une partie de l’Europe une énorme et insoutenable vague de chaleur, la collectivité et chacun des individus qui la compose apprécient à leur juste valeur, face à l’accablante ardeur du soleil, la relative douceur de l’ombre, fût-elle ténue, d’un arbre ou d’un store, la fraîcheur séductrice et parfois fatale d’une baignade, mais surtout découvrent ou redécouvrent que l’être humain, en fonction de sa santé, de son âge, des précautions dont il s’entoure et du niveau de protection dont il jouit, résiste plus ou moins à la chaleur, et trop souvent n’y résiste pas du tout.

Les positions théoriques les plus enracinées sont soudain rattrapées par la patrouille de la réalité, bousculées et mises en déroute par le choc et la violence de l’événement. Les écologistes les plus dogmatiques admettent soudain que, tous comptes faits, il est préférable de survivre par la grâce de la climatisation plutôt que de mourir sans avoir fait la moindre concession aux diaboliques machines polluantes qui nous protègent contre la mort.

Quand les hôpitaux se muent en fournaises

Un autre aspect des choses est que, comme d’habitude chez nous, ce que l’on continue de désigner, également par habitude, sous le nom usurpé de pouvoirs publics est apparu déstabilisé, débordé, dépassé par l’ampleur, la durée, les dégâts matériels et personnels d’un cataclysme naturel auquel ils prétendaient abusivement s’être préparés et avoir fait ce qu’il fallait pour y faire éventuellement face. Ainsi, en 2019, lorsque notre système de santé publique, bien entendu le meilleur du monde, fut dans un premier temps, à l’instar de notre invulnérable ligne Maginot en 1940, contourné et cornérisé par la brutale offensive du Covid-19. Comment en aurait-il été autrement, quand il apparaît qu’en dépit des engagements pris devant la France et la planète entière, le ministère de la Transition écologique, cadet des soucis d’un gouvernement en mal d’argent, n’a pas les moyens de ses missions, et plus particulièrement, en l’occurrence, que nos hôpitaux, face à la canicule, ne sont pas seulement submergés par l’afflux des patients mais se muent en fournaises qui leur sont préjudiciables, que lycéens et étudiants passent des examens qui deviennent des certificats d’étuves et que les immeubles récemment construits, aussi insuffisants en quantité qu’en qualité, sont, l’hiver, des glacières, l’été, des Cocotte-Minute™ ?

L’Église catholique s’organise depuis des siècles autour de structures immuables. Le clergé séculier qui, par l’entremise de ses desservants, du plus humble diacre au souverain pontife, assure la pratique, la transmission et la pérennité de la religion et de la morale qui y est attachée. Le clergé régulier qui, à travers ses diverses incarnations, assume des missions d’enseignement, d’études, de charité. Enfin, au travers de congrégations monastiques dites contemplatives, certains prêtres, qui en ont fait le vœu, vivant à l’écart des hommes et de leur agitation - du « siècle », comme on disait autrefois -, ont pour seule raison d’être et pour principale, voire pour unique, occupation de prier, d’honorer, de chanter Dieu, d’approfondir le lien entre le Créateur et sa création. Bénédictins, chartreux, cisterciens, ils ne font ni le bien ni le mal. Le monde n’est pas leur affaire, et ils n’ont rien à faire du monde. Ils appartiennent à un autre ordre, comme disait Pascal : celui de l’au-delà.

Gouverner, c’est prévoir, paraît-il

Revenons ici bas. Retour sur la Terre. L’honneur et le rôle des politiques sont, à l’opposé, de se confronter au réel, à la matérialité, à la quotidienneté des choses, de mettre leur temps, leur force, leur énergie au service de leurs idées, de leurs convictions, donc de projets et de programmes qui, au-delà de toute ambition personnelle, donc égoïste, n’auraient pour objet et pour justification que la protection, le progrès, l’amélioration de la vie des hommes. Or, que constatons-nous, à l’occasion de l’épisode météorologique que nous traversons en ce début d’été ? Qu’à de rares exceptions près, l’écologie, solennellement proclamée grande cause nationale, internationale et même, nous serine-t-on, question prioritaire de vie ou de mort pour l’humanité, n’intéresse pas et n’intéressera pas la classe politique aussi longtemps qu’elle n’aura pas de conséquences électorales déterminantes, ce qui est le cas jusqu’à présent. La plupart de nos animaux politiques, sans le revendiquer, sont eux aussi les adeptes discrets et même honteux d’un ordre contemplatif : celui de leur intérêt. C’est dire qu’une majorité de professionnels de la profession contemplent plus attentivement leur parcours, leur carrière, leur circonscription - autrement dit, leur nombril - que le monde dont, à leurs yeux, il est le centre. De là qu’ils voient défiler les divers problèmes qui se succèdent dans l’actualité avec la placidité et dans l’immobilité que l’on prête aux vaches lors du passage des trains.

Gouverner, c’est prévoir, paraît-il. Gouverner, c’est choisir, disait Pierre Mendès France. Mais prévoir, c’est voir avant les autres, donc risquer de n’être pas compris. Mais choisir, c’est faire des mécontents, donc risquer de n’être pas suivi. Aussi bien sommes-nous plus souvent gouvernés par des gouvernants qui ne gouvernent pas, plutôt, quelque visage qu’il présente, par M. Queuille que par le général de Gaulle.

Éducation, santé, justice, immigration, démographie, recherche, retraites, guerre ou paix, et désormais climat, ce ne sont pas les problèmes qui manquent, et qui fournissent autant d’occasions de les éluder. On peut compter sur ceux qui nous dirigent comme sur ceux qui nous dirigeront bientôt, vers ils ne savent pas quoi, vers nous ne savons pas où, aujourd’hui sous le coup de chaleur que nous subissons, demain sortis de ce mauvais pas, de faire de leur mieux pour ne pas en tirer les leçons. Comme d’habitude. Contemplatifs…

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 29/06/2026 à 15:31.
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Dominique Jamet
Journaliste et écrivain Président de l'UNC (Union nationale Citoyenne)

Vos commentaires

31 commentaires

  1. En 1538, 1539, 1540 et 1541 les rivières européennes étaient littéralement asséchées.

    En 1556, il y eut une sécheresse généralisée dans toute l’Europe.

    En 1615 et 1616, la canicule s’abat sur la France, l’Italie et les Pays-Bas.
    
En 1646, il y eut en Europe 56 jours consécutifs de grandes chaleurs.

    En 1676, des canicules à nouveau.
      

  2. En 1132, en Alsace les sources se tarissent et les ruisseaux s’assèchent. Le Rhin pouvait être traversé à pied.
    
En 1152, la chaleur était si intense que l’on pouvait faire cuire des œufs dans le sable.

    En 1160, à la bataille de Bela, en Hongrie, un grand nombre de soldats moururent en raison de la chaleur excessive.

    En 1276 et 1277, en France, la récolte d’avoine et de seigle fut totalement détruite par la chaleur.
    
En 1303 et 1304, la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube pouvaient être traversés à pied.

    En 1393 et 1394, un grand nombre d’animaux tombèrent morts et les récoltes anéanties en raison de la chaleur.

    En 1440, la chaleur fut excessive.
      

  3. Il y a 22 000 ans, le niveau de la mer était de 110 mètres plus bas qu’aujourd’hui.
Il y a 8 000 ans, il était 40 mètres plus haut qu’aujourd’hui, avec durant cette brève période, la création de la mer Noire.
Les volcans sont responsables de 80% des rejets de dioxyde de soufre.
     Information à transférer à tous les écologistes de votre entourage.
     

  4. Frédéric Mitterrand, con bendit, lang … Ça fait bien longtemps que la justice regarde ailleurs surtout si c’est une personnalité de gauche! Si les grands ne tombent pas les petits n’ont pas peur.

  5. Intéressant votre article M Jamet , je m’attendais néanmoins à d’autres conclusions …
    Pourquoi en effet opposer l’Eglise à l’Etat alors même que ce même jour votre consœur Iris Bridier fait l’éloge d’une initiative où moines et viticulteurs travaillent ensemble dans une région peu connue pour sa bienveillance climatique ? « Approfondir le lien entre le Créateur et la création », dites-vous !
    Depuis des siècles les moines travaillent aussi au bien-être de leurs contemporains et le Bourbonnais ,par exemple, ne serait pas devenue cette terre si glorieuse sans le travail des moines défricheurs aux alentours de l’an Mille .
    L’Eglise , »experte en humanité »(Paul VI), n’avance peut-être pas très vite, ses enseignements ne sont peut-être pas très « funny ni sexy » mais vaut-il mieux « sauter comme un cabri » chaque jour pour n’importe quoi en prétendant défaire ce qu’on a fait la veille pour reconstruire en moins bien ce que l’art ancien fruit de la sagesse et l’observation populaire avait patiemment mis en œuvre ? Finalement l’apport majeur (la leçon?) de l’écologie (pas l’écologie parti politique) c’est peut-être de nous faire re-découvrir que la sobriété ,autant que le gouvernement des peuples, sans humilité est une vaste fumisterie. En clair nous avons le choix entre les flammes de l’Enfer ou la suavité de Paradis : chacun choisit .

  6. Nous sommes tellement protégés dans « la douce France » que le moindre aléa qu’il soit naturel comme actuellement, intime ou professionnel est vécu comme une catastrophe, et devient rapidement un scandale. Mais la surprotection condamne les individus à l’immaturité capricieuse de ces ados qui veulent le beurre, l’argent du beurre, la crémière sans qu’ils s’engagent eux-mêmes en contrepartie. Vivre implique par essence de souffrir, de vieillir, de mourir et c’est de dignité qu’il s’agit en acceptant ce fatum. Je me demande comment mes grands parents auraient réagit face à la canicule, non en vérité je ne me le demande pas, je sais… Ils auraient et ils ont su prendre toutes les dispositions pour affronter la canicule, car des évènements de ce type ont existé, en comptant sur leurs propres forces et moyens, dans le cadre d’une solidarité familiale, amicale, sans compter sur le secours étatique qui d’ailleurs avait d’autres chats à fouetter. Notre société fabrique à la pelle des assistés, des geignards à qui tout est dû, et nos contemplatifs s’y entendent pour que cela dure ! Là est la cause principale du déclassement en cours. Mais là où le rédacteur du billet se trompe, c’est que le pouvoir exécutif agit ! (c’est bizarre d’écrire cela !) Ainsi Monsieur le premier ministre vient de passer une commande importante de climatiseurs… car gouverner c’est prévoir !

  7. Éducation, santé, justice, immigration, démographie, recherche, retraites, guerre ou paix, et désormais climat… t’as oublié le narcotrafic ( une « mafia » s’est déjà constituée, avec menaces, enlèvements, corruption…). L’état encore insuffisant sur ce (gros) problème.

  8. Au fond, je ne suis pas mécontent que la canicule nous ait donné une leçon cuisante à 40°. Nous nous sommes habitués depuis trop longtemps aux émolliences de nos délices bourgeois qui ont fait de nos impotences des conduites de vie. Le grand chaud, le grand froid, le covid (au fait où en est l’enquête menant à la Chine ?) viennent à propos pour nous faire savoir que l’homme est mortel et à portée de baffe du destin. Je nous trouve même très heureux d’être épargnés par des maladies tropicales incurables dont les mystères étonnent encore les spécialistes. De ce « mal chaud », comme on aurait dit au Moyen-Âge, un bien peut-il adevenir ? il faut s’amuser de savoir si la climatiation est de droite ou de gauche ou si le siège des Verts ventile à tour de bras au carbone ou si le gouvernement-nounou a tout prévu pour nous. En tout cas, M. Lecornu introduit le test cannabis dans les cabinets, comme si les ministres n’étaient pas au-dessus de toute …prise d’intérêts. La nature caniculaire n’est-elle pas la seule responsable de ces maux qui nous transpirent, la seule coupable ? Du temps du polythéisme grec on pouvait punir la mer à grand coups de rames pour avoir fait une colère. Nous savons tous qui est responsable du déclin français. La canicule n’est que la partie émergée de l’iceberg. Demain nous crierons haro sur la banquise. Sachons remercier les Dieux de nous donner un avant-goût caniculaire de l’Enfer s’il existe jamais et faisons tinter nos glaçons dans nos verres.

    • BRAVO!… Quel talent! Quelle prose! Quelle culture! On voudrait que tous les commentaires soient à ce niveau. MERCI.

  9. Soyons optimistes , même si on a l’impression de s’enfoncer un peu plus tous les jours , un jour nous toucherons le fond puis nous remonterons .

      • HiHiHi! ! ! Mais avec la canicule, il n’y aura plus d’iceberg pour nous couler et le Titanic continuera son chemin de bateau fantôme pour finir par sombrer dans des abysses sans fond de l’enfer.

  10. Contemplatifs, nos politiques ? Pas tant que ça ! Quand il s’agit de nous pondre des normes, un nouvel impôt ou d’élaborer une trouvaille pour pourrir la vie des Français, ils savent se montrer très inventifs et d’une efficacité absolument redoutable, les administrations également. C’est ce qui ressort également quand on constate les moyens employés par les forces de l’ordre, LBD contre les Gilets Jaunes, lacrymogènes contre les familles de la Manif Pour Tous et plus récemment les blindés Centaure contre les agriculteurs … mais étrangement, tout cet attirail semble subitement faire défaut lors des émeutes de 2023, contre les points de deals et bien sûr contre les rodéos urbains.
    Quant à la situation actuelle, on pourra toujours s’étonner de l’absence de décisions prises pour lutter contre les effets du sempiternel réchauffement climatique (climatisation, renforcement de l’hôpital, …) dont on nous rebat les oreilles du matin au soir, 7 jours sur 7, 24 h sur 24 et 365 jours par an (366 les années bissextiles) et qui est le prétexte à toutes les délires (abandon du nucléaire pour les énergies renouvelables, parc automobile tout électrique, DPE,..) autant coûteux, qu’inefficaces et souvent aux conséquences calamiteuses. On pourra toujours se demander où sont passés les milliards d’euros engrangés grâce à la journée de solidarité qui devaient permettre de venir en aide au personnes âgées et handicapées, notamment pour prévenir les risques engendrés par les canicules. Depuis 2004, les fonds récoltés auraient dû tout de même permettre quelques améliorations. Mais peut-être finira-t-on par accuser l’extrême droite de récupération, ou par expliquer que notre argent s’est évaporé … sous l’effet du réchauffement climatique. J’en arrive même à me demander, devant autant d’immobilisme, d’incompétence et d’inefficacité, si nos politiques ne sont pas devenus climato-sceptiques !

  11. Mon oncle LOUIS disait souvent :  » il faut prendre le temps comme il est et les femmes comme elles sont  »
    c’est la sagesse populaire des paysans dont je descends ! ainsi va la vie des humains
    il y a eu la sécheresse( et donc la chaleur )de 1929 , de 1942 , de 1947 et celles que j’ai connu 1962,1976 , 2003 et aujourd’hui , alors le fils de paysan qui a eu la chance de suivre de (vraies ) études c. a. d. scientifiques peut modestement vous apporter quelques lumières Mr JAMET :
    1) la météorologie n’obéit à aucun règlement ! l’expression  » dérèglement..  » que vous reprenez est une sottise qui sert à faire peur _ comme la guerre contre la Russie –
    2) tout est affaire d’échanges d’énergie ,donc de chaleur, en conséquence: le froid , çà n’existe PAS !
    une « clim » transfère de la chaleur de l’intérieur vers l’extérieur , en en rajoutant un peu ( travail électrique )
    3) la Terre reçoit du soleil une qté d’énergie énorme ,qui est donc le maitre du jeu , notre existence dépend TOTALEMENT de son  » humeur » c a d de l’ activité d’une « bombe H  » de 1 million 1/2 km de diamètre
    4) par malchance cet épisode tombe pile au SOLSTICE (que les imbéciles appellent 1° jour de l’été ) la durée d’ensoleillement est maximale !
    5) pourquoi sommes nous dans la m..? parce que TOUTES les activités humaines nous y ont conduit!
    6) QUE FAIRE ?
    très simple ! attendre , à l’ombre , que çà passe.. désolé , à problème stupide , pas de solution , que des bouts de sparadrap . courage.. le pire n’est pas sûr

    • La nature à eu des periodes chaudes et froides depuis des millions d’années, l’activité humaine y est pour très peu (notre planète étant à 70% des mers et océans)

      • Oui, la Terre a même été totalement incapable d’accueillir la vie pendant fort longtemps. Les changements de climat à l’échelle géologique, c’est une chose, un changement de climat à l’échelle humaine (quelques décennies) en est une autre. Quelques centaines de milliers d’humains sur terre qui chasse le mammouth à la massue, est une chose, 8 milliards d’humains qui roulent en voiture, prennent l’avion, cultivent à outrance et polluent comme si c’était une compétition mondiale, en est une autre. La problématique se situe là et pas ailleurs.

    • Je suis très étonné que votre oncle Louis, fort de son bon sens paysan, n’ait pas ajouté « aide-toi et le ciel t’aidera ». Ne rien faire, quand on est une plante verte, ça se comprend, quand on est un être humain, ça se comprend moins.
      1) La météorologie n’obéit à aucun règlement. Pourtant, si. La météorologie est soumis aux lois de la physique (thermodynamique, mécanique des fluides, effet de serre, lois des gaz parfaits,…) c’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des prévisions météorologiques qui sont aujourd’hui très fiables à plusieurs jours. On rentre des modèles sous forme d’équations dans des ordinateurs très puissants et on en déduit le temps à venir. Après, c’est vrai, il existe une part d’imprévisibilité dans la météorologie, mais on peut connaître avec une certaine précision le comportement de gros objets comme les anticyclones, les dépressions, le jet-stream, etc. Il existe des moyennes statistiques (température, précipitations,…) On se rend compte depuis quelques décennies que ces moyennes sont en train de changer, un été des années 80 ne ressemble pas à un été des années 2020. La présence d’événements exceptionnels est autre chose, les canicules, certes il y en a eu par le passé, mais pas avec cette fréquence, cette intensité et cette durée. Et pour finir ce premier point, le phénomène est global, c’est-à-dire planétaire.
      2) Entièrement d’accord avec vous.
      3) Bah non, désolé. Le soleil est effectivement le moteur du climat, c’est indéniable, vous avez raison. Mais comment expliquer qu’il fasse froid (moins chaud si vous voulez) aux pôles qu’à l’équateur ? Comment expliquez-vous les saisons ? Comment expliquez-vous des phénomènes violents comme des cyclones ou tout simplement l’effet de serre ? Le climat est la résultante d’interactions complexes entre le rayonnement solaire qui nous envoie, c’est vrai, une quantité d’énergie considérable et la Terre. Eh oui ! vous oubliez juste un tout petit détail dans l’équation : la Terre ! La Terre, c’est l’atmosphère, des terres, de la banquise, des nuages, des océans,… Ça doit bien peser tout de même un petit peu dans la balance, non ?
      4) Oui, vous avez entièrement raison, c’est probablement le pire moment. La même configuration en avril ou fin septembre n’aurait pas eu les mêmes conséquences, c’est d’ailleurs ce que j’explique dans le point 3), preuve que le soleil ne fait pas tout !
      5) Les activités humaines n’ont pas vraiment arrangé les choses, cela paraît désormais évident.
      6) Attendre ? Je vous opposerai cette grande pensée philosophique tirée du film « Un taxi pour Tobrouk » avec des dialogues de M. Audiard en personne et où il est justement question d’attendre stoïquement la mort dans le désert, en plein soleil : « Je crois, docteur, que l’homme de Neandertal est en train de nous le mettre dans l’os. Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche. » Des solutions, ou au moins des éléments de solution, il en existe, quand au pire, s’il n’est pas sûr, il est souvent hautement très probable. Ce n’est pas l’immobilisme et un optimisme forcené qui nous sortiront le derrière des ronces.

      • Ne rien faire, quand on est une plante verte, ça se comprend. NON, les végétaux « agissent » beaucoup plus qu’on ne croit en faonction des circonstances.

      • @Furioso
        C’est vrai dans une certaine mesure, le règne végétal est capable d’adaptations qui incitent à l’admiration (déserts, montagnes, froids extrêmes), mais il s’agit uniquement de biologie, d’évolution, de sélection naturelle. L’homme est doté de conscience et peu se déplacer comme bon lui semble (y compris en avion) … ce que ne peuvent pas faire les plantes. C’était le sens de mon intervention, mais votre remarque est, je le reconnais, tout à fait pertinente et juste.

      • Vous avez probablement raison sur beaucoup de points, mais quels sont les moyens efficaces que peut mettre en œuvre un pays de 70 000 habitants, grand comme un mouchoir de poche à l’échelle planétaire ? Se flageller, se lamenter, agir en levant les bras au ciel, belle affaire. Se défaire des énergies fossiles, ok, mais pas pour les raisons qui sont évoquées et qui ne sont que des prétextes jouant avec le stress et la peur que peuvent ressentir certaines personnes de mourir grillées. Des prétextes fallacieux pour instaurer des taxations afin de financer un modèle social en perdition. Je défie quiconque de quantifier le nombre de taxes et d’impôts créés pour nous préserver d’une canicule comme celle d’aujourd’hui et qui n’est certainement pas la dernière et encore moins la première. Si encore on expliquait au contribuable que l’on plume sans vergogne avec cette mascarade climatique qu’il lui faut payer pour nous défaire du chantage des pays producteurs qui s’accaparent à grands coups de milliards les joyaux nationaux à la grande satisfaction de nos dirigeants ou encore pour espérer voir notre balance commerciale se redresser, d’accord. Quand De Gaulle fit de la France une puissance atomique, le slogan était « En France on a pas de pétrole mais on a des idées ». Aujourd’hui on s’aperçoit qu’avec les énarques qui dirigent ce pays et des écolos à qui ils cèdent tout pour quelques accords électoraux, que nous n’avons ni l’un ni l’autre. Nous n’avons que des carriéristes, des ambitieux et des millions de petits hommes gris, c’est pas ça qui fera baisser les températures ou nous permettra de nous en préserver en installant la climatisation.

  12. L’apocalypse ne sera pas climatique, mais arrivera par un progressisme et un mondialisme forcenés qui prônent l’unité dans la guerre. L’Europe n’en est pas loin. L’Europe, une sorte de tour de Babel moderne.

  13. Une fois de plus, à l’occasion d’un énième épisode climatique, l’Etat « nounou » nous abonde de conseils en tous genres, prenant le peuple pour des demeurés !
    Il est indéniable que ces demeurés commencent à en avoir « ras la casquette » et que la gauche moralisante commence à se rendre compte qu’elle pourrait perdre beaucoup de ses avantages en 2027.
    Et le premier responsabile de la déconfiture de notre belle France (c’est qui vous savez, il se reconnaîtra, quoique ?) nous accuse d’avoir mal voté lors de sa dissolution incompréhensible : il ne manque d’aucun toupet, mais c’est un de ses délires de plus et ce n’est pas nouveau.
    Personne ne peut savoir de quoi il est encore capable avant la fin de son mandat : tout est possible !

  14. Il y a bien longtemps que le clergé Vatican 2, surtout au plus haut de sa hiérarchie, ne s’occupe plus de la pérennité des enseignements de l’église mais fait tout pour leur contestation et leur remise en cause.

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