Audio - Editoriaux - Entretiens - 6 septembre 2019

Stéphane Ravier : « C’est une véritable épidémie de déséquilibrés dans notre pays ! »

Vendredi matin, un individu a fait irruption dans une cantine scolaire de Marseille et blessé deux cantinières à l’arme blanche. L’homme, dont les propos étaient confus, aurait proféré « Allahou Akbar ».

Stéphane Ravier réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Vous êtes élu de la ville de Marseille. Ce matin une personne a été attaquée au couteau.
S’agit-il d’une agression d’un déséquilibré ou un attentat terroriste ?

Si j’en crois les enquêteurs, deux heures après, on estimait que c’était un déséquilibré. Nous avons dans ce pays depuis quelques années une épidémie de déséquilibrés.
Cet individu est un peu connu des services de police pour des affaires de stup. Selon un témoin, il aurait crié « je suis musulman, je vais tuer les chrétiens, Allah akbar ».
La version officielle est que c’est un déséquilibré. Les faits sont là, mais on souhaite sans doute minimiser cette affaire. Je rends compte de cette affaire telle qu’elle s’est déroulée. Une fois de plus, je tire la sonnette d’alarme. J’apporte bien sûr mon soutien aux victimes et à leur famille. Mais en tant que responsable politique, il est de mon devoir de demander des comptes. Des mesures doivent être prises. Il est nécessaire qu’elles correspondent à la réalité de l’ensauvagement généralisé.


La dame agressée au couteau travaille dans une cantine scolaire. Le procureur n’a encore rien confirmé sur la nature terroriste de l’attaque et les propos n’ont pas été vérifiés.

Je n’ai fait que rapporter ce qu’un témoin a clairement entendu. Pourquoi se précipite-t-on pour affirmer que cet individu est un déséquilibré ? À chaque fois, on y a droit !
A celles et ceux qui sont à l’origine de cette stratégie, je voudrais leur dire que plus personne n’y croit ! On sent bien qu’il y a une volonté de dédramatiser voire de nier l’évidence.
L’ensauvagement ne concerne pas seulement Marseille. Mais les Marseillais subissent au quotidien cette réalité. On ne leur fait plus à l’envers, comme on dit chez nous. Ils savent qu’à Marseille, il n’y a désormais plus de quartiers ou de lieux quelconques à l’abri de ces actes, et plus de sanctuaires comme devrait l’être une école primaire. Ils peuvent frapper n’importe quand, n’importe où, et n’importe qui.
Il serait temps que l’on fasse le bon diagnostic pour que les bonnes solutions soient apportées.
S’il y a des déséquilibrés dans ce pays, c’est dans la classe politique. Ce sont ceux qui commettent la folie de nier cet ensauvagement et d’en appeler au déséquilibre, au traitement social, au pas de chance… Le vrai déséquilibre est là, dans une classe politique qui n’est plus connectée du tout à la réalité quotidienne de nos compatriotes.

Vous êtes candidat aux élections municipales de 2020 à la mairie de Marseille. On peut supposer que la sécurité et la lutte contre le terrorisme feront partie de votre programme…

Je suis candidat aux élections municipales de Marseille en 2020. Ma priorité est celle des Marseillais. Cela tombe bien ! Je ne fais pas de la sécurité l’alpha et l’oméga. Mais la sécurité conditionne tout le reste.
On n’attirera pas les familles dans des quartiers où les encadrants des écoles sont poignardés. On n’attirera pas non plus les familles dans les quartiers où la drogue se vend devant les écoles voire dans l’école. On n’attirera pas non plus les entrepreneurs. Ils ne sont pas très enthousiastes à l’idée que les plafonds des écoles tombent sur la tête de leurs enfants ou sur celle des enfants de leurs employés.
Si on veut vraiment réanimer et animer cette ville, il faut créer des conditions favorables. La première des conditions est la sécurité. Je mettrai tous les moyens dont dispose la ville pour recréer des conditions de la confiance et cela passe par le retour de la sécurité pour tous les Marseillais.

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