Sport : le corps des femmes, indésirable pour l’athlétisme européen ?
L’Union européenne de radiodiffusion (EBU) et European Athletics, autrement dit les instances européennes du sport et de la diffusion, viennent de publier un document de 23 pages édictant des règles de bonne conduite en matière de captation des compétitions d’athlétisme. Ce manuel, intitulé Raising the Bar, a pour objectif d’enseigner aux cameramen et aux photographes sportifs comment réaliser une « couverture médiatique respectueuse des athlètes féminines ».
En introduction du guide, le directeur exécutif d’EBU Sport explique que « les plans prolongés sur certaines parties du corps, les prises de vue en contre-plongée offrant des angles suggestifs, ainsi que les ralentis excessifs qui ne répondent à aucune nécessité technique ou narrative figurent parmi les problèmes observés aujourd’hui dans la couverture médiatique des compétitions d’athlétisme féminin ».
Lutter contre la sexualisation
Fort de ce constat, le manuel explique, schémas à l’appui, ce qui est considéré comme approprié ou non, en distinguant des « angles positifs » et des « angles négatifs » dans les différentes disciplines pratiquées : saut en hauteur, saut en longueur, saut à la perche et course à pied. En bref, il ne valide les gros plans que sur le visage, les pieds et les mains, et préconise, dans toutes les situations, les plans larges.
Le ralenti sur les fesses d’une athlète pratiquant le Fosbury, lorsqu’elle franchit la barre à quelques millimètres de celle-ci, est évidemment banni. Même chose pour certaines séquences dans les sautoirs, la position assise étant considérée comme suggestive, ou encore pour les départs dans les starting-blocks, qui nécessitent une posture avec les fesses en arrière que la pudibonderie supposée de l’instance européenne réprouve, comme le montrent les images extraites du document.

À ce sujet — « Hijab de sport » : Soumission(s)…
À noter : tout ceci n’est valable que pour les femmes. Pour les hommes, rien ne change. L’EBU affirme vouloir lutter contre « la sexualisation des athlètes féminines » mais n’a visiblement pas pris de dispositions équivalentes concernant la sexualisation des athlètes masculins, puisque les règles édictées ne s’appliquent pas aux épreuves masculines, alors même que les hommes portent bien souvent des tenues qui laissent peu de mystère sur leur anatomie.
Promouvoir la pudeur féminine
À l’heure où les revendications culturelles et religieuses se font de plus en plus nombreuses et pressantes dans le sport, cette promotion de la pudeur féminine pose évidemment question. Sous couvert de vouloir protéger les femmes, l’EBU n’est-elle pas en train de contribuer à les invisibiliser, à les cacher ?
D’autant plus que les athlètes féminines, comme les athlètes masculins, n’ont aucunement l’obligation de porter des tenues courtes et moulantes. La seule règle en matière de vêtements est la suivante : « Dans toutes les épreuves, les athlètes doivent porter des vêtements propres, conçus et portés de manière à ne pas être choquants. Les vêtements doivent être fabriqués dans un matériau non transparent, même lorsqu’il est mouillé. Les athlètes ne doivent pas porter de vêtements susceptibles de gêner la vue des juges. »
Si ces dames sautent à la perche en culotte et en brassière plutôt qu’en short et en débardeur, c’est donc leur choix. Les penseurs (pour ne pas dire les censeurs) européens le remettent en question. Pourquoi ? Libre à chacun d’avoir son opinion, mais force est de constater que, pour les femmes qui ont lutté pour avoir le droit de montrer leurs jambes et pour être considérées comme de véritables athlètes, au même titre que les hommes, cette évolution constitue évidemment un retour en arrière déplorable.
Les bons sentiments mis en avant n’y changeront rien : poussées par on ne sait quel courant, les hautes sphères en viennent à instaurer des normes concernant la pudeur et la présentation des femmes.
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88 commentaires
Pour les nageuses, il faut tout flouter des épaules jusqu’à mi-cuisses?
j’ai pratiqué l’athlétisme en tant que femme pendant plus de 15 ans, et je n’ai JAMAIS rencontré des esprits aussi dérangé, pourtant les chansons paillardes emplissaient les bus qui nous amenaient sur les lieux de nos compétitions, bien sûr il y avait plus de garçons que de filles, mais la mentalité n’était pas dans le voyeurisme, nos coach d’ailleurs y veillaient ! Quand on fait du sport on est très à l’aise dans son corps, et on confond pas la séduction et l’entrainement,, en tout cas c’est ce que j’ai connu moi, on est focalisé sur la performance – Sur les stades il y a une majorité de gens » bien foutus » qui sont des compétiteurs ( trices) très loin des idées suggéré dans l’article ! Ce monde est vraiment MALADE !
Certains ont un esprit un peu bizarre! est-ce le retour à la pudibonderie?
La charia a petit pas
Assumons le fait qu’il n’y a rien de plus beau et de plus gracieux que de voir ces patineuses artistiques évoluer sur la glace. Si un lieu existe où la beauté et la grâce s’expriment le mieux, c’est assurément dans cette discipline. Et quand le vent relatif s’en mêle, le coquin, alors nous sommes comblés.
Dieu créa la femme…, pas uniquement pour croquer la pomme, mais aussi pour représenté le beau. Les peintres et sculpteures ne s’y sont pas trompés.
Vive le beau ! Vive la Femme ! Vive le corps de la femme !
Après la pudibonderie tartuffienne et petite bourgeoise celle musulmane .
Question concernant la façon dont les athlètes sont vêtues. Est-ce qu’elles sont contraintes de porter les équipements qu’elles portent ou ont elles le choix (pour des raisons de performance, par exemple) ? Si on me répond que c’est leur sponsor qui choisit les vêtements à porter pour les compétitions, sont elles contraintes de rester avec ce sponsor ou peuvent elles signer un contrat avec un autre sponsor qui leur proposerait des vêtements moins prêts du corps et qui donc seraient plus neutres en cas de gros plan ? Pourquoi ne font elles pas toutes un tel choix ? Après tout ce serait bien un signe de révolte généralisée de l’ensemble des athlètes indiquant qu’elles ne veulent pas être « sexualisées ». Non ? Ne peuvent elles pas également faire la grève des compétitions si elles jugent que les plans des réalisateurs sont globalement trop suggestifs ? Je n’ai encore rien vu de tout cela. Mais passons ! De toutes façons, il est inutile de poser la question car il y aura toujours un contre argument de plus ou moins bonne fois. PS : Je connais également des jeunes femmes qui trouvent certains nageurs « trop beaux » … J’en arrive à penser que le plus simple serait d’interdire le sport, de détruire les statues grecques et romaines et celles de Botero, d’interdire les prestations de certains chanteurs (ex : Mick Jagger ou Elvis) ou certaines chanteuses et je n’évoquerai pas les clips de rap dans lesquels les femmes sont pour le coup vraiment des objets et des objets sexualisés, Tout ça ne vous rappelle t’il pas ce qu’ont fait les talismans en Afghanistan, pays dans lequel les femmes n’ont pas le droit de chanter en public ou même d’écouter de la musique ? Ma religion (si j’ose dire) en la matière est faite. PPS : Ce n’est pas pcq je croise une jolie femme et que je lui sourit que je vais lui sauter dessus ou l’agresser. Je sais me tenir. « Un homme ça s’empêche. », n’est ce pas ?
A Rome un émir en visite manifeste son idée de visiter le musée du Vatican. Tout de suite, ça court dans les salles avec des draps blancs pour couvrir les statues « qui pourraient choquer » ! Bon, l’émir est venu, il vu les draps, s’est demandé pourquoi, et a exprimé qu’il n’avait rien demandé…
Par curiosité pédagogique, j’ai été faire un tour sur l’instagram de chaque championne d’Europe 2024, je pense qu’on y voit en général des tenues et poses qui poseraient problème aux puritaines, gardiennes de la cause féministe.
Si le sport féminin attire moins les spectateurs, est ce que cela va faire grimper les audiences ?
Ces sportives s’habillent comme ça car elles le veulent, il n’y a qu’à voir le beach volley, avec l’équipe d’Égypte en hijab en 2016, toutes les autres équipes jouaient avec strings les plus échancrés pour faire valoir leurs magnifiques postérieurs.
si çà se trouve il se faisait une joie de pouvoir regarder des oeuvre d’art !!!!
Les dessins reproduits dans l’article sont beaucoup plus suggestifs que les images de n’importe quelle compétition sportive féminine. De quoi mourir de rire.
Le principe c’est : « …cachez ce sein que je ne saurais voir… ». C’est le voyeurisme de l’hypocrite qui, en vérité, anime ces puritains de la caméra. Ridicule.
Cachez ce sein que je ne saurais voir.
Encore une preuve de l’entrisme islamique financé par les états pétroliers. C’est comme dans la justice et toutes les administrations (voir votre article de cette newsletter)
Promouvoir la pudeur féminine. si l’Union européenne se met au diapason de Ryad, nous sommes fichus. Ou, alors, qu’on la quitte pour la détruire et tout recommencer.
Ça ne posait pas de pb jusqu’à maintenant mais entre les ultraféministes et le lobby musulman on arrive à ce type de mesure et à un auto contrôle généralisé pour empêcher toute remarque physique surtout flatteuse pour une athlète. Candeloro ne pourrait plus commenter aujourd’hui…
Les personnes qui ont fait L’EBU doivent étre extrèmement pleinsde vices car pour s’attarder pour une athlète qui vient de sauté et qui retombe les jambes écartées pendant un 10eme de secondes faut vraiment étre vicieux.