Plusieurs dépistages de drogue positifs dans les ministères, selon Lecornu

Mais l’entourage du premier ministre avait toutefois assuré mi-juin que les noms des testés positif ne seraient pas dévoilés.
Brève 1

On apprend, ce mercredi, que plusieurs dépistages toxicologiques effectués dans les cabinets ministériels se sont révélés positifs. Les membres en question auraient été écartés. « Plusieurs » collaborateurs ministériels ont été écartés à la suite de dépistage de drogue, a annoncé, ce mercredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu, dans un entretien accordé à Paris Match. Il a ajouté que ces dépistages se poursuivraient. « Les tests ont un caractère aléatoire. Ils continueront. Et je ne doute pas que mes successeurs iront peut-être encore plus loin. »

Le 16 juin dernier, par circulaire, Sébastien Lecornu avait demandé aux ministres d’organiser « des dépistages inopinés et obligatoires, sous la forme de tests salivaires » aux membres de leur cabinet « au regard de la nature des missions qu’ils exercent, de leur exposition et de l’exigence particulière d’exemplarité qui s’applique à eux ». Ces dépistages concernent également les ministres eux-mêmes. « En cas de résultats positifs, vous apprécierez les conséquences qu’il convient de tirer, y compris sur un plan disciplinaire. Il en ira de même en cas de refus de se soumettre à ces tests », avait-il précisé.

Mais l’entourage du Premier ministre avait toutefois assuré, mi-juin, que les noms des testés positif ne seraient pas dévoilés : « On n’est pas un tribunal. On a lancé cette campagne de dépistage au nom de l’exemplarité et de la sécurité de l’État. Ces postes exposent et rendent par nature les postes vulnérables. On n’entend pas pour autant rendre publics les noms. »

Le député Horizons François Jolivet avait demandé à la présidente de l’Assemblée de soumettre les députés et leurs collaborateurs à ces mêmes dépistages. En octobre 2024, le député insoumis Andy Kerbrat avait été pris en flagrant délit d’achat de stupéfiant. Il est, depuis, revenu sur les bancs du palais Bourbon après avoir été « exclu temporairement ».

Vos commentaires

19 commentaires

  1. Non, en tant que pénaliste, je ne suis pas d’accord et désapprouve fermement la confidentialité gardée et la chape de plomb mise par le gouvernement de Macron sur les contrôles positifs mettant à jour la prise de produits stupéfiants par un certain nombre de fonctionnaires dans les ministères chargés de la bonne administration de la France et du bien-être des Français.
    Primo, L’usage de stupéfiants est tout sauf anodin. Interdit par la loi, il s’agit d’une infraction pénale punie selon une palette étendue allant de l’amende forfaitaire de 200 euros pour le consommateur disons « primo, occasionnel » à une peine correctionnelle maximale de 1 an d’emprisonnement et de 3.750 € d’amende pour les récidivistes, ce qui n’est pas rien.
    En conséquence de quoi, les employés se droguant dans les ministères sont des délinquants au regard du droit pénal français, et doivent en répondre en justice. Sur le plan fonctionnel et de la sécurité de la France, je ne vois pas comment un fonctionnaire toxicomane pourrait occuper un poste hyper sensible relevant du Secret Défense.
    Secundo, ayant en charge le gouvernement de la France, le Premier ministre se doit plus que tous de respecter les lois de la République française. Son devoir d’exemplarité est total, absolu et ne souffre aucun arrangement. Au titre de son éminente fonction, le PM Lecornu a l’obligation de signaler et de transmettre au Procureur de la République de Paris la totalité des dépistages positifs aux stupéfiants en sa possession et dans leur intégrité (sans aucune manipulation des prélèvements) au titre de l’article 40 du code de procédure pénale ainsi libellé :
    « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs » (alinéa 2).

  2. Écarté veut il dire : licenciement ?
    Dites vous que des tests aléatoires se font pour les pilotes d’avions drogue et alcool.
    Et leurs employeurs peuvent les licencier.
    Dommage de ne pas donner les statistiques numériques sur le pourcentage de mis en cause

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