Quelques jours après l’annonce de la commémoration de l’armistice sans citer le nom des huit maréchaux de la Grande Guerre, sans organiser de défilé militaire, on apprend que les silhouettes des poilus, installées à Clichy (92) en leur hommage pour commémorer la victoire de la France, n’ont pas plu du tout à certains. Elles ont été « vandalisées, renversées, piétinées ». « Savoir où ils vivaient, quel âge ils avaient », dit le maire, ne les intéresse pas, ne les émeut pas mais, au contraire, provoque en eux un rejet haineux.

Aujourd’hui à Clichy (60.819 habitants), mais déjà, à deux reprises, en 2016, dans un tout petit village de 248 âmes – Bossan, en Haute-Garonne -, nos poilus, qui furent pour ma génération nos grands-pères et que nos familles nous ont appris à chérir sans même les avoir connus, meurent donc une seconde fois, sous les coups d’antifas antimilitaristes ? De jeunes des banlieues qui haïssent la France ou seulement d’idiots désœuvrés qui vandalisent pour le plaisir ?

Cent ans après qu’ils ont subi la boucherie et l’enfer des tranchées, il paraît donc, selon une source de l’Élysée, que « le sens de cette commémoration n’est pas de fêter la victoire de 1918 ». Cela serait terriblement déplacé et arrogant, n’est-ce-pas, venant d’un président de la République face à une fragile maman Merkel, dont la retenue et l’humilité font la une des journaux depuis son élection ! D’un côté, minimiser la grandeur de la France en n’offrant plus à tous ceux qui sont morts pour elle l’hommage qu’il leur est dû, de l’autre, effacer ses bienfaits et inventer des crimes qu’elle n’a pas commis : c’est cela, la France du banquier mondialiste Macron.

Mais revenons à nos chers poilus. 1,5 million à s’être fait trouer la peau pour leur patrie et pour que leurs enfants ne parlent jamais allemand, 1,5 million de paysans, d’ouvriers, de patrons, d’artisans, d’instituteurs, de médecins, de fonctionnaires, de curés à se battre et mourir, unis par un sentiment patriotique chevillé à l’âme. Une hécatombe au cours de laquelle la France perdit 27 % de ses enfants âgés de 18 à 25 ans. Dont aucun d’eux, jamais, n’aurait fait de doigt d’honneur photographié avec le Président. Et les poilus, ce sont aussi les 15.000 « gueules cassées », les grands mutilés, les infirmes, les estropiés. Avec leurs coups de pied, ce sont eux aussi que ces « jeunes » ont continué de massacrer. Les sans-visage auxquels l’État, pour toute gratitude, ne versera pas de pension d’invalidité, « les blessures de la face » ne donnant droit à aucune aide publique car jugées non invalidantes… Ah, l’État : déjà !

Rien d’étonnant à ce qu’au travers de ce vandalisme de silhouettes où chaque nom et âge sont inscrits, « certains mettent déjà en pratique le mépris total affiché par , qui refuse de commémorer la victoire de 1918 et le sacrifice de nos poilus » (pour reprendre le tweet de Marine Le Pen).

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