« Si les banlieues islamisées se mettent à voter » : la menace Jean-Luc Mélenchon grandit
« Nous, c’est carré : une équipe, un programme, un seul candidat. » Ce 3 mai, lorsqu’il annonce officiellement sa candidature, Jean-Luc Mélenchon savoure. La gauche est éparpillée façon puzzle et ses outrances l’ont placé définitivement au centre de l’attention. Celui qui entame sa quatrième campagne présidentielle est plus confiant que jamais dans sa capacité à se qualifier, cette fois, pour un second tour qui par deux fois lui a filé entre les doigts.
En 2017, Jean-Luc Mélenchon réunit 7.060.000 voix, soit 19,58 % des suffrages exprimés. Pour l’échéance présidentielle de 2022, il prend deux points, pour atteindre 21,95 %, et rassemble 7.712.000 voix sur son nom. Seulement 400.000 voix le séparent de Marine Le Pen, qui accède au second tour. Un écart qui se resserre, puisque cinq ans auparavant, il était de 600.000 voix.
À gauche, la capacité du leader insoumis à écraser la concurrence fait régner la terreur. « Il y a une radicalisation du socle électoral de gauche, chez les cadres, chez les jeunes, qui fait que Mélenchon va en effet probablement être encore une fois le leader à gauche », constate, auprès de Boulevard Voltaire, le député RN du Gard Pierre Meurin. Tactiquement, l’ancien sénateur de l’Essonne rejoue une partition désormais bien connue : une radicalisation entre deux scrutins présidentiels afin de travailler son socle électoral, puis l'élargissement de sa base en campagne en modérant son discours afin de toucher désormais les CSP+ et les jeunes urbains. « J’ai plein de copains socialistes dans ma fédération qui me disent déjà qu’ils vont voter Mélenchon, confie, au Parisien, un ténor du parti à la rose. Même s’ils ont des trucs à lui reprocher, ils se disent qu’au moins, avec lui, ils peuvent avoir un candidat de gauche au second tour. Ils rebasculent tous ! » Voici la réapparition classique du vote utile qui peut mener le leader insoumis très haut. La capacité de Jean-Luc Mélenchon à apparaître comme la seule alternative à gauche est indiscutable. Anne Hidalgo et ses 1,75 % en 2022 s’en souviennent.
« C'est un adversaire redoutable »
« Ce qui m’inquiète, c'est qu'en début de campagne, Mélenchon est toujours bas », confie, à BV, un parlementaire RN. Or, les sondages actuels, à un an de l’élection mère, situent le candidat insoumis dans une fourchette assez haute. Dans le dernier sondage du Figaro daté du 26 juin, Jean-Luc Mélenchon est estimé à 15 % en cas de candidature de François Hollande. Le compte Marc Vanguard, spécialisé, sur X, dans l’étude de données statistiques, confirme que l’ancien ministre de Lionel Jospin est aujourd’hui « nettement plus haut dans les sondages qu'au même stade de sa campagne de 2017, lors de laquelle il avait terminé à 20 % ».
Pour le premier tour, c’est donc le bloc central « l’arbitre » qui détient les clefs de la qualification au second tour du candidat insoumis, insiste-t-on, au RN. La bataille entre Édouard Philippe, Gabriel Attal et, dans une moindre mesure, Bruno Retailleau a une incidence majeure.
Si Jean-Luc Mélenchon devait accéder au second tour, la campagne médiatique d’entre deux tours aurait une importance capitale. Un tel cas de figure donne aujourd’hui un RN vainqueur dans les sondages. « Ce sera un affrontement civilisationnel entre sa nouvelle France d’extrême gauche de déconstruction de la France et une pensée civilisationnelle fondée autour de la nation », décrypte Pierre Meurin.
Mais dans le camp national, on imagine un tel scénario avec « méfiance ». « Jean-Luc Mélenchon est un adversaire redoutable, il ne faut pas le sous-estimer », nous confie un parlementaire RN. « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours trop tôt », souligne un autre, qui attire l’attention avec inquiétude sur « l'armée électorale de réserve de Mélenchon ». « Si les banlieues islamisées se mettent à voter, beaucoup, il y aura un phénomène démographique qui va probablement lui bénéficier. »
Démasquer l’imposture
Comment réagira le bloc central, y compris au niveau médiatique ? Si les outrances du candidat rouge sont souvent soulignées par un certain nombre de médias, le camp national ne connaît que trop bien les capacités du système politico-médiatique à mettre en branle un front républicain implacable. Interrogé sur France Info, ce 28 juin, David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, refusait de faire un choix en cas de duel entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella, laissant planer le doute sur ses intentions.
La victoire de Jean-Luc Mélenchon n’est pas un cas de figure prévu par les sondages : peu l'envisagent. Mais au sein du parti de Marine Le Pen, on ne croit pas au scénario de la large victoire du candidat patriote. Or, « un gros score lui donnerait une légitimité pour descendre dans la rue », note, auprès de BV, le député mariniste Matthias Renault.
Comme le soulignent certains observateurs, il ne faut pas négliger la puissance des événements exceptionnels qui peuvent rebattre les cartes. L’affaire Fillon et la guerre en Ukraine ont sensiblement marqué les dernies scrutins. « Le boulot d’explication de ce que donnerait concrètement Mélenchon au pouvoir n'est pas encore fait », souligne un parlementaire du camp national. Démasquer l’imposture. Alerter sur les conséquences d’une hypothèse folle qui n'appartient pourtant pas à la fiction. Un plan de route obligatoire, pour la droite.
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131 commentaires
Toute la gauche va s’allier comme d’habitude. Mélenchon au pouvoir c’est la fuite des entreprises, de certains d’entre nous. Notre pays est bien malade en tout et partout, mais là, c’est la mort de tout et partout. Et parmi ceux qui se présentent, même constat. Des nuls, des médiocres, des revenchards, des idéalistes.
à la noix.
Mélenchon, il en faut pour tous les niveaux et tous les goûts, avec celui là il faut être tombé bien bas.
Les gauchistes ne sont pas majoritaires en France , même avec l’apport des voix d’origine immigrée . Ils ne gagnerons que si nous sommes désunis et continuons de voir ce qui nous sépare plutôt que ce qui nous unit .
Du grand remplacement, qui est une théorie farfelue d’extrême droite, comme chacun le sait … à ses conséquences. C’est un scénario à la « soumission » qui se dessine tranquillement, mais sûrement. Michel Houellebecq aura-t-il été un visionnaire à l’instar de JMLP ? Seul l’avenir nous le dira. Voilà où nous aura conduits la trahison de la gauche et de la droite républicaines. Nous n’avons vraiment pas de quoi être fiers de nos politiques … et dire qu’ils se battent comme des chiffonniers pour se présenter l’un après l’autre, malgré un bilan pareil. Ce pays a décidément besoin d’une grosse catastrophe pour se réveiller, et c’est peut-être pour bientôt, car se qui se profile, quelle que soit la configuration, va nous mener au chaos, je le crains. Le piège s’est déjà refermé et nous n’en sommes pas conscients pour la plupart d’entre nous.
Egrainer des griefs contre la « droite républicaine » ( Je ne me prononce pas sur votre opinion), c’est donner toutes ses chances à Mélanchon. Moi qui ai vu de « grosses catastrophes » je souhaite un peu de sens politique à ceux qui ne se satisfont pas de la situation actuelle.
S’il y avait un candidat musulman, il pourrait sans doute agglomérer les votes de tous les fidèles de l’Islam au moins pendant un certain temps. Car il y a plusieurs communautés et, en dehors de la mosquée, elles ne s’entendent pas. Mais Jean-Luc Mélenchon n’est pas un imam et sa nouvelle France qui ferait cohabiter l’extrême gauche athée et anticapitaliste, les LGBTQIA+ et les communautés extra européennes musulmanes, ressemble beaucoup plus à une pétaudière qu’à une armée en ordre de bataille.
Méfiance cependant, un électorat qui, animé d’une peur panique du retour des heures sombres et de la guerre, a été capable de réélire Macron en 2022 est capable de tout !
Lfi est le parti politique qui compte le plus d’élus députés ou maire binationaux.
Cela pose problème de loyauté
Rêver pas le RN passera pas pour la simple et bonne raison tous les partis politiques voteront contre le RN et par voie de discussion et de logique ça sera la gauche qui passera donc Mélenchon c’est ce qui s’est passé il n’y a pas longtemps pour les législatives je crois
avec les droites qui se divisent ,les gauches qui se rassemblent et ceux du centre qui font du « anti Le Pen », du « anti fascisme », je redoute que ce soit le scénario que vous dites: le prochain président des quartiers risque bien d’être merluchon.
A voter quand ? comment se fait il que la date des élections ne soit pas proclamée, la tradition veut que la date soit proclamée un an avant, là elle est largement dépassée quel coup tordu nous prépare macron, cela n’inquiète personne, où est l’opposition ?
Même avis
mimi, avec le sujet de ce matin, peste ou choléra, je préfère Macron toujours en place. Et je n’ai plus que mes yeux pour pleurer.
melenchon sera au 2eme tour, et apres tout est possible
et si il est battu, il essayera de prendre le pouvoir par la rue
C’est au premier tour que cela se joue, tout faire pour qu’il ne passe pas le 1er tour, bien voter dés le 1er tour, sans éparpiller les voix de droite. Pas de voix pour philippe, retailleau, darmanin, attal , hollande
Il y a , dans ce pays, une génération d’idiots formatés par une Éducation Nationale bien campée à gauche qui considère que la gauche est « moins pire « que la droite. Attendu que il n’y a plus de droite ou presque ce sera un résultat pro- immigration contre anti- immigration. Les compromissions des LR avec la gauche en place n’augurent rien de bien réjouissant,et un front anti RN équivaudra à un suicide national.
Ben non a moins que le RN ait 21millions de voix minimum au 1er tour soit pratiquement le double de ce qu’il a …A moins d’un miracle ou d’une franche ouverture a droite du RN..c’est
impossible…
Ça veut dire qu’il sera gagnant quoi qu’il arrive … le seul moyen est de le bloquer au premier tour. Et c’est loin d’être gagné. Un Mélenchon en tête au premier tour serait absolument dévastateur et on ne peut pas l’exclure. Quant aux sondages, je suis certains qu’ils sont bidonnés … et ce n’est peut-être pas le fait du hasard.
Si ce type et lfi passe au pouvoir, je vends tout et je quitte le pays.
Si la majorité des électeurs de ce pays le veulent, ils en crèveront et ce ne sera que justice: le résultat de 15 années de socialisme imbecile. Il n’a fallu que 2 ans à Mitterand pour s’apercevoir de ses erreurs, pour d’autres,c’est un peu plus long.
Vous avez raison, on a les présidents qu’on mérite !
Oser dire que mitterrand n’aurait « mis que deux ans pour s’apercevoir de ses erreurs » prouve que la nocivité des « gens de goooche » sont bien pire qu’il n’y paraît ! …
Vous semblez avoir « oublié » un peu vite tous les désastres qu’il a largement enclenché ! …
Dans tous les domaines, il a injecté un cancer létale qui tue encore de nos jours ! …
Autre « détail »: le socialisme « français » n’est pas « imbécile » ! … Il est suicidaire contre la FRANCE et les français de souche et en même temps contre ceux qui veulent vraiment s’intégrer ! …
Confusion…deux ans c’est a peu près le temps que ses électeurs ont mis pour renier avoir vote pour lui.. miterrand comme macron savaient ce qu’ils « defaisait.. » c’était en pleine conscience…
Ca, c’est de l’amour de la France!
L’idéal serait de le faire avant l’élection, parce qu’une de ses premières mesures sera d’empêcher la fuite des capitaux. Quand on voit déja ce qu’est devenu la libre circulation des gens et des capitaux dans l’UE, l’arrivée de l’euro numérique qui ne va rien arranger, alors que l’Europe est plutôt gérée par des modérés, c’est presque en ce moment qu’il faudrait prendre la tangente …
L’ennui c’est que contrairement aux bi natonaux,on a pas tous un pays de rechange !
Si cet orateur démoniaque devait prendre les rênes du pays nous passerions d’un pays encore civilisé et riche dans une pauvreté tiers mondialisée et à une société mafieuse. Alors réfléchissez bien vous français de tout bord avant de croire dans les élucubrations de ce bolchévique.
La binationalité des élus et fonctionnaires pose problème
Si le PS et le Parti communiste veulent garder ce qu’il leur reste de respectablilité , il faut qu’ils appellent leurs électeurs et sympathisants a fuir le vote pour ce parti extrémiste islamophile ; quand a ce qui reste de la droite seul l’appel a voté RN est la seul solution pour éviter que l’extreme gauche de mélanchon gouverne ce pays en 2027 avec le chaos en perspective et une fuite des forces vivres de ce pays.
Nous serons dans moins d’un an à la croisée des chemins sans possibilité de retour en arrière si Mélenchon l’emporte et même si un candidat centriste gagne au second tour. Ce sera 2027 ou jamais car la France aura à jamais disparu et nous la reverrons plus,Avec Mélenchon,ce sera une disparition civilisationnelle, culturelle, religieuse et économique et avec Attal, Philippe ou autre,ce sera globalement la même chose car nous serons totalement absorbés et noyés dans le conglomérat européen,qui , ( peut-être dans une moindre mesure ) continuera sa politique migratoire et notre destruction économique. Français attention,dans 10 mois il sera vraiment trop tard.
bien vu, attal, philippe, retailleau, darmanin c’est l’Europe et le macron bis assu’é avec Mélanchon vous avez bien visé; dés fois, on dit le choix est cornélien , mais là pas du tout, pas d’hésitation à droite toute.
Votre appel à la clairvoyance est nécessaire
J’ai bien peur que vous ayez raison. Le résultat de cette élection pourrait se révéler aussi dévastateur qu’une guerre pour notre pays. Hélas, bien peu de gens l’ont compris.
Dans l’ensemble,les » gens » semblent bien plus préocupés par le parcours de » bleus’ au mondial que par les conséquences de la victoire éventuelle de l’extrême gauche .