La cause paraît entendue : pour une immense majorité des Français (70 à 85 % d’entre eux, selon les derniers sondages), la sera à nouveau au cœur des débats lors de la prochaine élection présidentielle. Et d’ores et déjà, les partis et les ténors de la politique tentent d’avancer leurs pions sur un terrain qu’ils savent difficile mais éventuellement pourvoyeur de voix. Pourtant, parmi ceux-ci, toutes tendances politiques confondues, ils sont nombreux à avoir fait, par le passé, preuve d’une incompétence crasse. Au nombre de ces funambules qui semblent ne rien redouter, y compris le ridicule, figure en bonne place . Ainsi, le président de la République, dans une longue interview exclusive au Figaro datée du 19 avril, a t-il entrepris de défendre son bilan sécuritaire, affirmant sans rougir se battre « pour le droit à une vie paisible ». Un tel toupet pourrait faire rire si le sujet n’était pas aussi grave !

Mais pour essayer d’être objectif, voyons à quoi ressemble le vrai bilan d’Emmanuel Macron. Et afin d’être juste, reconnaissons-lui un héritage difficile, la succession en la matière laissée par ses prédécesseurs, notamment Sarkozy et Hollande, étant un véritable boulet que la France traînera, à défaut d’un changement radical et rapide de politique, pendant encore des années.

Ainsi, Emmanuel Macron, c’est d’abord un nombre incroyable de textes, de lois, de rapports, de forums et de discussions en tout genre qui n’ont eu qu’un seul effet : ajouter de la confusion à la confusion tout en évitant soigneusement de s’attaquer aux vrais causes de la délinquance. C’est, ensuite, une forte augmentation de la criminalité, en particulier des atteintes aux personnes (+10 %, en moyenne, en 2019), et la contamination du monde rural qui, jusque-là, résistait tant bien que mal aux méfaits du crime. C’est aussi la croissance exponentielle des violences urbaines, qui atteignent aujourd’hui des sommets dans nos villes. Il n’y a pas une nuit, dans notre pays, sans que la rue ne s’embrase et que nos forces de l’ordre et nos pompiers ne soient pris à partie et victimes d’attaques toujours plus dangereuses.

Emmanuel Macron, c’est également le soutien avant toute décision judiciaire aux délinquants, comme dans l’affaire Zecler, et l’humiliation des policiers et des gendarmes accusés de tous les maux et livrés en pâture à une presse aux ordres. Et puis, il y a eu ces libérations massives de prisonniers sous prétexte de crise sanitaire mais qui, en réalité, dissimulaient mal le laxisme qui caractérise l’action des gouvernements qui se sont succédé depuis son arrivée au pouvoir. Que dire, enfin, de ce déchaînement de violences contre les qui valurent à la France de Macron d’être montrée du doigt par plusieurs organisations internationales ?

Voilà donc le vrai bilan sécuritaire du chef de l’État, accompagné désormais, dans sa politique mortifère, par un bonimenteur et un Dupond-Moretti idéologue et sectaire. Quant aux autres, notamment ceux dits de droite ou de gauche, qui ont occupé le pouvoir des années durant, ils ne vont pas manquer de réapparaître à l’occasion de cette campagne pour la présidentielle et de promettre, en matière de sécurité, ce qu’ils n’ont jamais été capables de mettre en œuvre par le passé.

Malgré les annonces mirobolantes du chef de l’État en matière de renforts de police, lesquels arrivent de toute façon bien trop tard, ce sera donc aux Français de tirer les enseignements des ces fiascos et de ces mensonges successifs. Une autre voie est possible. Elle repose sur quelques principes simples. Tout d’abord, recouvrer le contrôle de nos frontières et mettre un terme à une immigration massive pourvoyeuse d’une grande part de notre délinquance. Redonner, ensuite, à notre et à nos forces de l’ordre les moyens humains, juridiques et matériels indispensables au bon exercice de leurs missions. Enfin, mais surtout, afficher une détermination sans failles dans la reconquête de nos territoires perdus et un soutien inconditionnel à nos forces de sécurité.

21 avril 2021

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