À l’heure où la France manque cruellement de vaccins, le sénateur Sébastien Meurant lance une pétition pour organiser un référendum d’initiative partagée en vue de la suppression de l’aide médicale d’État, ou AME, dispositif qui permet aux étrangers et clandestins de bénéficier de soins médicaux gratuits.

Explication de Sébastien Meurant, qui espère réunir les signatures de 4 millions de citoyens et 200 parlementaires nécessaires. L’occasion d’évoquer avec lui la candidature à la présidentielle de Xavier Bertrand.

 

 

Alors que la question se pose de soigner tous les Français, vous proposez un referendum pour supprimer l’Aide médicale d’État. Ce dispositif permet aux étrangers et aux clandestins sur le sol français de bénéficier de soins gratuits. Pourquoi cette proposition et pourquoi maintenant ?

 

Il semble que le moment est particulièrement choisi pour que les Français se rendent compte que l’AME est un système qui permet de soigner les étrangers arrivés irrégulièrement sur le sol français. C’est une injustice et une préférence étrangère à l’égard de personnes qui enfreignent nos lois. C’est une injustice à l’égard des Français qui ont cotisé des années, mais aussi à l’égard des étrangers respectueux de nos lois. Ce cadre financier explose. Le dernier rapport parlementaire date de 2015 et a été réalisé par Claude Goasguen que je salue. Depuis, ce montant a dépassé le milliard d’euros et ne cesse de gonfler. Les différents rapporteurs soulignent tout simplement les dérives. Des filières clandestines se sont créées pour faire venir des clandestins pour les faire soigner aux frais des Français. La France est le seul pays qui se comporte ainsi. C’est une filière d’immigration supplémentaire. Aucun diagnostic n’a été fait récemment sur ce thème-là. Après la politique, il faut bien sûr établir un diagnostic, mais aussi de choisir. Les citoyens français doivent être soignés en priorité. Lorsqu’on voit ce pauvre président Emmanuel Macron prendre le téléphone pour appeler Boris Johnson qui lui aussi veut des vaccins pour les Anglais, cela touche le concept de souveraineté et de réalité. Lorsqu’on n’a pas assez de vaccins, on choisit de vacciner les siens. C’est aussi simple que cela.

 

 

Pour soutenir votre démarche, vous avez mis en place un site stopame.org  sous la forme d’une pétition. Combien visez-vous de signatures et combien en avez-vous déjà obtenu ?

 

Nous démarrons cette campagne. Il est nécessaire d’obtenir un grand nombre de parlementaires puis plus de 4 millions de signatures. L’objectif étant vraiment de faire prendre conscience que l’on ne peut pas continuer à faire semblant d’avoir des principes généreux qui sont inapplicables. Hier, j’ai envoyé ce mail à l’ensemble des parlementaires de mon groupe au Sénat,  puis à l’Assemblée nationale et à l’ensemble des parlementaires de France. Cette question n’est ni de droite ni de gauche. Elle concerne tous les Français et plus que jamais en ce moment puisqu’il y a une pénurie de vaccins. Il faut faire ce que doit faire la politique, c’est-à-dire choisir. 4 millions et demi de citoyens et 200 parlementaires sont nécessaires pour un référendum d’initiative partagé. Je pense que c’est faisable. Les Français ont bien compris que l’on manquait de médicaments et de vaccins. Plus que jamais, l’État ne peut pas cacher la réalité.

 

 

Xavier Bertrand a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Les Républicains n’ont pas encore officiellement choisi leur candidat. Que pensez-vous de cette candidature ?

 

Je pense que Xavier Bertrand essaie d’exister médiatiquement. Il se dit que s’il dégaine le premier, il pourrait peut-être impressionner les autres. Si le président Macron repoussait les élections régionales, sa stratégie tomberait à l’eau. Je ne suis pas sûr que cela lui serve puisqu’il peut aussi cristalliser les oppositions. Ce qui sera déterminant n’est pas Xavier Bertrand ou un autre, mais le projet pour les Français. Ce projet passe par des questions fondamentales, sortir du déni à l’égard de cette question d’immigration, d’autorité de l’État, de liberté des Français et de capacité à soigner les Français. Il faudra reconstruire l’État et les relations entre l’État et les collectivités, reconstruire la démocratie et donner davantage la parole aux Français avec le référendum notamment sur l’AME et sur l’immigration, sur ces dérives et reconstruire la nation. Qu’est-ce que c’est d’être Français ? C’est une question de civilisation. En ce moment au Sénat, nous sommes sur les principes de la République et je peux dire qu’il y a du travail.

31 mars 2021

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