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Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 4 décembre 2019

Sébastien Meurant : « Rachida Dati a raison, quand on est LR , on n’est pas LREM ! »

Le sénateur LR Sébastien Meurant réagit aux divisions des LR à Paris : « Ceux qui ont le c… entre deux chaises doivent avoir un candidat LR en face d’eux ! »

, la tête de liste LR pour la mairie de Paris semble avoir du mal à convaincre dans son camp. Elle a été obligée de demander à Christian Jacob, le président des Républicains, de présenter des candidats face à ceux qui ne la soutiennent pas dans sa propre famille politique.
S’agit-il d’une schizophrénie des LR sur ce sujet ?

Paris est un cas particulier dans le pays de France. La capitale a un tel poids que c’est un cas particulier. Chez les LR, on est loin du temps où Jacques Chirac faisait le grand chelem. Il n’y a pas aujourd’hui de leader naturel. Lors de la désignation de Rachida Dati s’est effectuée entre deux candidats. Il n’y avait pas photo entre les deux candidats.
À partir de là, je considère que c’est à Rachida Dati de mener sa campagne comme elle l’entend. Elle a le mérite de dire les choses clairement. Je partage son opinion. Lorsqu’elle émet le souhait d’avoir des maires d’arrondissement qui la soutiennent. C’est logique. Je pense qu’on gagnera les prochaines élections dans la clarté. Cela ne se fera pas sans heurt, car il y a des positions établies.
Rachida Dati a complètement raison de dire que les maires d’arrondissements la soutiennent. Quand on est LR, on n’est pas LR/LREM, on n’est pas LR/RN, etc
De manière générale, ces élections sont des élections locales avant tout. On s’intéresse aux têtes de liste et à lui de monter la meilleure liste pour gagner. Paris est certes un peu différent. Néanmoins, la candidate a le mérite de dire les choses. Il est légitime que tous ceux qui ont «le cul entre deux chaises» pour parler vulgairement aient en face d’eux des candidats LR fiers de l’être qui défendent des convictions.

N’y a-t-il pas une incohérence entre tolérer les membres LR proches de LREM, alors que ce parti est en train d’exclure Erik Tegner pour sa proximité avec le RN ?

Je trouve qu’on n’est même as sur le même plan. Erik Tegner est un militant. Comme militant, il a heureusement le droit de dire ce qu’il veut. Je n’ai pas compris cette démarche. J’espère qu’elle n’aboutira évidemment pas. On serait sinon dans la police de la pensée.
Vous avez raison de dire que c’est deux poids deux mesures. Que ce soit LREM ou RN, les choses doivent être abordées de la même façon.
Paris est la capitale de la France. C’est plus de 2 millions d’habitants. C’est un pouvoir énorme. On a voulu un leader avec du leadership qui affirme ce qu’elle pense. Rachida coche ces cases-là. Donc, à partir de là sur une ligne nationale, elle a raison de dire qu’on ne peut pas avoir des maires d’arrondissements qui soutiennent En Marche. On doit évidemment présenter quelqu’un contre ceux qui doivent leurs élections aux LR et qui soutiennent les candidats En Marche. Cela me paraît évident et sain pour l’avenir.
Entre RN et En Marche, il y a un vrai boulevard pour quelqu’un qui ose défendre des idées des Républicains. J’ai un certain nombre de sujets à développer. Rachida est en tête et elle doit décider. On ne peut pas à la fois faire des risettes à En Marche quand c’est intéressant et revenir chez les LR quand c’est plus intéressant. Nous gagnerons à ne pas être dans l’ambiguïté. Il nous faut des hommes de convictions et de parole. C’est évidemment à la tête de liste de faire sa campagne, avec certes le renfort du parti, mais un parti avec une ligne claire.

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