[SATIRE À VUE] Une tiédicule attendue pour l’automne

Le Parisien aborde une phobie appelée à devenir tendance : la crainte du thermomètre lorsqu'il dépasse les 22°.
Vi..Cult..., CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Commons
Vi..Cult..., CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Commons

Le Parisien aborde une phobie appelée à devenir tendance : la crainte du thermomètre lorsqu'il dépasse les 22 °C. Les professionnels de la panique à bord parlent alors de thermophobie. La barre du réchauffement climatique pourrait ainsi s'abaisser jusqu'aux tiédeurs de l'automne. Un rayon de soleil en octobre et Marine Tondelier hurle à la mort.

Le quotidien nous expose le cas d'un spécimen touché par ce mal qui nous fait déjà froid dans le dos. Une certaine Caroline, auteur de bandes dessinées, a narré par le menu les graves inconvénients de cette phobie nouvelle qui manquait à l'inventaire en vigueur. À l'inverse du phobique habituel, le thermophobe est choyé par le média en recherche d'éco-anxiété. Excepté la Ligue de défense des thermomètres qui voit dans cette pathologie une stigmatisation du mercure, l'ensemble de la bien-pensance se réjouit de cette allergie allant jusqu'aux températures moyennes. Les spécialistes appelés en urgence sur le plateau de BFM sont formels : une tiédicule menace de perturber la rentrée. Des pointes à 23 °C, des rafales de vent dépassant les 15 km/heure... L'heure est à la prévention de ces extravagances météorologiques. Le journal de France 2 alerte son auditoire sur la pandémie de chair de poule qui pourrait frapper les Français situés au-dessus d'une ligne allant de Perpignan à Menton.

Le Parisien déroule les troubles qui frappent le sujet dès les 21 °C dépassés : « Sa peau rougit, ses yeux gonflent, son menton sue, ses cheveux frisent. » « Les dents se déchaussent et les doigts se tordent », a précisé un tiédologue de Météo France. Au faîte de la crise, un zombie effrayant se forme. Selon cet expert, le docteur Jekyll présente le premier cas de thermophobie recensé dans les manuels.

Au rayon de l'adaptation mise au point par la patiente, celle-ci déclare ne « rien trouver d'agréable dans la chaleur » mais précise « adorer la plage et le soleil ». Pour Caroline, la minute et demie passée sur la plage de Saint-Tropez durant l'éclipse restera le souvenir marquant de cet été 2026.

Soumise à la chaleur torride de ces mois fatals, la vacancière fut victime de souffrances intenables, mais ne céda par à la tentation de la climatisation. Droite dans son bac à glaçons, la pétrie d'écologie se refuse à user de la machine infernale, mais « concède tout de même », raconte Le Parisien, que « dans certaines circonstances, une telle technologue peut s'avérer géniale »... Lorsqu'il fait chaud, par exemple : eh bien, soit... Mais à aucun autre moment ! Sur ce point, Caroline est intraitable. Au-dessous de 21 °C, elle ne mettrait en marche la climatisation sous aucun prétexte.

Dans un prochain article, Le Parisien s’intéressera à ce Français qui se les gèle par 35 °C à l'ombre. On en frémit d'avance.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

62 commentaires

  1. A-t-on remarqué la mine désolée des présentateurs lorsque, par mégarde sans doute, la température du jour passe sous les normales de saison ?

    • Oui en plus c’est vrai, et leur carte rouge cramoisie quand ça dépasse les 30°
      Sans compter sur certaines chaines, leur « sermon  » sur le réchauffement climatique ! Que je zappe vite fait
      Les incendies ont eu lieu à cause d’incendiaires volontaires et un bon paquet, d’ailleurs rien sur leur condamnation, beaucoup de mineurs dans le lot d’ailleurs, des imprudents tout aussi criminels, et la politique des écolos, laisser les arbres morts à terre pour abriter diverses espèces , qui en fait ont grillé sur pattes, des arbres qui ont gêné la progression des pompiers, qui ont facilité la progression des incendies
      J’espère que des leçons ont été apprises de ce drame mais j’en doute fort car le bilan est lourd, que ce soit humain ou faune, flore

    • Ils vont dire quoi les écolos là ? Moi ce que je crains ce sont les inondations dans ces régions où des hectares ont été décimés, car là plus rien pour retenir l’eau, les habitants vont encore subir, et les responsables : les écolos

  2. Vous avez bien raison, monsieur Leroy, de rire des ces thermophobies. Vous renvoyez à un précepte que j’essaie de pratiquer sur toutes les sommes d’informations distillées par les médias subventionnés: « la dérision en toutes choses est l’ultime rempart au malheur ».

  3. Chez moi en haute Saône on se gèle le matin, on a perdu au moins 20 degrés. Alors, la tiéditude……

  4. Vu le tarif gazierdu moment et les augmentations à venir, je crains plus les moins cinq que les plus vingt cinq.

  5. Pendant ce temps on fait oublier aux français les milliards qui s’envolent vers l’Ukraine, l’Afrique et la Chine et surtout occulter les problèmes migratoires. Certains veulent contrôler nos cerveaux, les médias aux ordres s’en chargent.

  6. Une bonne part de ma famille se trouvait et se trouve encore du côté de Bordeaux, Agen, Périgueux, Albi, et avec les enfants qui voyaient de ce fait les enfants de la famille, madame et moi étions donc en vacances dans ces régions. J’affirme que dans les années entre 1959 ( gosse je roule à vélo sur les « routes blann’ches ») et 2026 ( année de le dernière virée entre Toulon et Agen) le thermomètre n’a jamais atteint 40°, mais chaque fois le 39° ce qui fait l’objet d’agitations sur la météo de TF1( du jamais vu, etc.). Je ne m’inquiète pas. Par contre cette fameuse chaleur est montée dans le nord, et il est inutile aux chaleurisés ( j’invente encore un nouveau mot) de Cannes de monter à Bray-Dunes, ils vont trouver que la chaleur y est atroce aussi.Ce qui me tracasse , ce sont les incendies, les parcs solaires partout, les éoliennes encore et toujours et c’est la suite des nombreux parcs d’activités, centres de vacances, aires de repos, aires de péages, lotissements d’habitations, TGV et autoroutes partout, le changement climatique par trop plein de monde, d’installations en tous genres, de nuisances de camions, de bruit, d’immobilier galopant et maintenant je vois bien la tendance à retirer les vacanciers des fours solaires pour les placer dans les petits coins tranquilles, bien cachés, inconnus, vierges d’occupation, des endroits paradisiaques à quelques heures de Paris, loin des foules déchainées etc…On va encore saccager dans les prochaines années et on va se plaindre de la chaleur à la télé pour la météo.Toute occupation humaine c’est de la chaleur qui augmente.

  7. Et pendant ce temps, on évite de parler des roblemes principaux des Français : l’insécurité, la dette, la décivilisation, les déficiences crasses de l’Rtat, etc., en fait des sujets sur lesquels nos irresponsable politiques pourraient agir immédiatement s’ils le souhaitaient et / ou s’ils en etaient capables.

  8. la crainte du thermomètre lorsqu’il dépasse les 22 °C.
    Ah ben ça va, j’ai de la marge. A cette heure, 8h30, chez moi en Haute-Saône, j’ai 8° dehors.

  9. Merci pour cet article très juste et très humoristique. Je rajoute : Cet hiver quand il fera -5 environ sur plusieurs jours ou qu’il y aura un brin de neige, on interdira le transport scolaire et autres mesures idiotes, on parlera alors de froiditule?

  10. Il semble bien que BV fait (presque) du Ségolène. Je l’entends ajouter: à un été rude, une tiéditude…

  11. La technique était bien connue des Amérindiens, probablement aussi pratiquée par Néandertal et d’autres. Effrayer un troupeau de bisons ou de mammouths afin de l’emmener au bord du précipice et récupérer les pauvres carcasses au bas de la falaise. La peur est un des seuls états psychiques, chez l’animal comme chez l’humain, qui peut nous faire faire à peu près n’importe quoi et percevoir notre proche environnement différemment. C’est cela la psyché politique et écologique à défaut d’autres choses. Ceci dit, la peur, voire la bravoure, pire l’insouciance, n’évitent pas le danger.

  12. La tiédicule climatique se doit d’être au rendez-vous de la tiédicule politique :après la mort douce ( « miséricordieuse ») en pleine canicule , pas trop de soleil , pas de gros nuages de dettes , pas de vagues à l’Assemblée où le budget bénéficiera de toutes les compromissions , feu d’artifice de candidatures à la candidature suprême de premier pipeau … Peut-être une rentrée sociale agitée par quelques jusqu’auboutistes syndicaux ? « J’y penserai demain » disait Scarlett jusqu’à sa ruine complète !

  13. La pluie et les inondations, les orages, les feux de forets, les canicules sont du pain béni pour les chaines d’info (et les autres dites généralistes) qui n’ont rien d’autre à se mettre sous la dent.

    • Vous croyez cela ? Connaissez-vous l’expression qui dit : noyer le poisson ? Dans un texte écrit, quand vous souhaitez attirer l’attention sur un point précis, vous le surlignez ou vous l’écrivez en gras. Pour un texte parlé, vous le répétez inlassablement avec un trémolo dans la voix ou un semblant de conviction, ou pas. L’information, c’est avant tout une machine à faire penser, parfois aussi à faire oublier, le plus souvent moralisatrice. « Ce qui est dérangeant dans la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres. » Disait un certain anarchiste de salon dans une de ses chansons. Et actuellement ce ne sont pas les mieux placés pour nous faire la morale qui le font, tout particulièrement dans le service public.

    • Les prestidigitateurs cnnaissent bien ce phénomène, attirer lattention du gogo d’un côté et faire le tour de passe passe de l’autre. Pendant qu’on nouw fait peur avec la météo, combien d’informations sont passées sous silence.

  14. En été il fait chaud, en hiver il fait froid et il y a de la neige. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Mais sous la macronie, on dramatise le moindre écart pour tenir le peuple en laisse. Il y a des solutions aux problèmes climatiques, alors adoptons les. Ayant vécu en Afrique, je ne me souviens pas avoir souffert du chaud et personne ne s’en désolait. Qu’on arrête de nous bassiner avec le thermomètre pour ne pas aborder les vrais sujets.

    • Moi je dirais que les étés sont chauds, ce n’est pas nouveau, mais les hivers sont eux très souvent peu froids, du moins chez moi et si je me réfère à mon enfance, rien du tout me dites-vous, à l’échelle de la Terre. Mais la question que beaucoup se posent, scientifiques inclus, n’est pas sur les faits, ils sont là, mais sur les raisons de ce réchauffement : humain, naturel, surnaturel, un peu des trois ? Car cela pourrait changer notre culpabilisation entretenue à grand coup de surinformations toutes plus catastrophiques les unes que les autres et notre propension très relative mais délirante à devoir payer pour la terre, le soleil ou je ne sais quoi. Sauf à devoir nous éloigner des producteurs d’énergie fossiles qui régulièrement nous font chanter, chanceler nos économies et plombent nos comptes publics. Mais c’est un discours politique que l’ont entend jamais contrairement à ceux des premiers chocs pétroliers

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