, fondateur du site Riposte laïque, vient d’être relaxé par la 17e chambre. Le parquet et six associations dites antiracistes voulaient absolument démontrer qu’il restait le véritable directeur de publication du site alors que, depuis octobre 2012, il en avait abandonné la direction. Réaction de son avocat, Maître Frédéric Pichon, qui dénonce un véritable harcèlement judiciaire…

Pierre Cassen vient d’être relaxé. Pouvez-vous nous dire dans quelle affaire déjà puisque Pierre Cassen est souvent visé par la justice et puis, plus largement, nous expliquer dans quel contexte intervient cette relaxe de Pierre Cassen ?

Oui, tout à fait. Il était poursuivi en l’espèce, non pas en tant qu’auteur de l’article puisque les propos n’étaient pas tenus par lui mais par une personne qui n’a même pas été mise en cause dans la procédure, mais en sa qualité de directeur de publication présumé.

Or aujourd’hui, ce qui est intéressant, c’est que la XVIIe Chambre Correctionnelle a considéré que monsieur Cassen n’était pas directeur de publication, ce que nous ne cessons de proclamer depuis des semaines et des mois, puisque le site a été transféré depuis 2012 en Suisse. Autrement dit, il y a un directeur de publication en Suisse qui reconnaît être le responsable légal et malgré cela, le Parquet de Paris, et en particulier la section A4 et un certain nombre de ligues de vertu, dont la LIVRA, la DILCRA, un organisme ministériel dirigé par l’ancien préfet socialiste Clavreul, ne cessent de prétendre que monsieur Cassen, qui est certes quelqu’un d’engager sur Riposte Laïque, serait en quelque sorte l’homme orchestre, le directeur de publication de fait de Riposte Laïque.
Aujourd’hui, je me félicite de cAette décision où très justement, et en se basant sur des éléments objectifs du dossier, la XVIIe Chambre Correctionnelle a estimé qu’il n’était pas établi de manière certaine qu’il était directeur de publication. C’est donc une relaxe au bénéfice du doute, dont je me félicite.

J’espère que cela va mettre un coup d’arrêt à l’acharnement judiciaire dirigé contre mon client depuis plusieurs mois, et qui est absolument délirant puisque ça fait pas moins de plusieurs dizaines de procédures qui sont engagées contre lui. Certaines sont dérisoires pour des caricatures de monsieur Cazeneuve ou de madame Hidalgo qui a quand même fait Charlie Hebdo citoyen d’honneur de la Mairie de Paris mais qui n’est pas très Charlie lorsqu’il s’agit d’une caricature qui la concerne.

Donc, pour chaque acte de publication, mon client est convoqué dans les bureaux de la Police, dans le bureau du juge d’instruction. Tout cela fait une perte de temps, mais aussi une perte d’argent : il y a des frais et des coûts de Justice car il faut démontrer qu’on est innocent.

Il y a même une procédure engagée par madame Caroline Fourest alors qu’elle n’est même pas citée nommément… mais elle prétend s’être sentie visée par des propos contre une féministe militante et radicale ! On atteint parfois, dans certaines procédures, le sommet de l’absurde.
J’espère que le jugement d’aujourd’hui va marquer un coup d’arrêt à cette espèce d’acharnement judiciaire intenté par le Parquet de Paris et les ligues de vertu dont j’ai parlé tout à l’heure, et laisser respirer un petit peu mon client et l’association Riposte Laïque.

Quel est, selon vous, le but, et quelles sont les conséquences de cet acharnement pour Riposte Laïque ?

Ce qu’on ne supporte pas en fait c’est que Riposte Laïque est un donneur d’alertes. Et dans une espèce d’unanimité, par rapport aux attentats, à l’intégrisme islamique et les auteurs de ces attentats monstrueux, on veut nous faire dire que c’est une minorité radicale.

Or ils considèrent eux que c’est l’ en soi, en tant que système politico-religieux d’essence totalitaire, qui est facteur de cette violence.

On a le droit de dire que ce sont des terroristes, qu’ils sont méchants, que c’est le mal. Mais on n’a pas le droit de dénoncer ce qui, selon eux, serait la cause véritable, c’est-à-dire un système politico-religieux.

On veut les faire taire pour cela, parce qu’ils brisent en quelque sorte cette unanimité bon teint qu’on voudrait nous imposer et qu’ils sont les empêcheurs de tourner en rond. Ce d’autant plus qu’ils ont une audience importante. Donc on veut surtout faire taire les donneurs d’alerte.
C’est cela, à mon sens, le but principal de cet acharnement.