Qui pour dénoncer les statues de Marie encore vandalisées ?

vierge décapitée

C’est un nouvel acte de vandalisme passé quasiment inaperçu au cœur de cet été largement mobilisé sur la question du passe sanitaire et, désormais, celle de l’Afghanistan. Une « incivilité » de plus que l’on ne compte plus, tant on finit par s’y habituer. Et pourtant, le symbole est fort, mais il semble moins intéresser les médias que si une mosquée avait été vandalisée.

À Sainte-Anne-d’Auray, le 21 août, dans ce sanctuaire breton où la grand-mère du Christ est apparue, une statue de la Vierge Marie, posée sur son socle, a été renversée et sa tête fissurée. Quelques jours plus tôt, le 17 août, et toujours dans le Morbihan, c’est cette fois dans la commune de Plouay que la Vierge a été décapitée, et sa tête n’a pas été retrouvée. Pour la fête de l’Assomption, 300 personnes venaient de se rassembler devant cette statue et prier Notre Dame. Au milieu de l'indifférence généralisée, la désolation pour ces paroissiens face à cette agression, mais qui pour la dénoncer ?

Dans son rapport sur les actes antireligieux, le ministère de l’Intérieur a recensé, en 2019, 1.052 actes antichrétiens et, en comparaison, 687 actes antisémites et 154 contre les musulmans. Dans un pays où les Français sont régulièrement accusés d’antisémitisme ou d’islamophobie, que la majorité de nos compatriotes n’a que faire de la Vierge Marie, dénoncer ces actes de vandalisme n’intéresse, somme toute, plus grand monde, hormis le maire ou le curé du village, ou demanderait peut-être un peu plus de courage.

« Changement d’époque », comme explique le pape François qui s’alarme de la baisse de fréquentation des messes, les traditions et autres dévotions et rogations ne sont plus à la mode ou mises en soins palliatifs avec le dernier motu proprio. Et le sort des chrétiens d’Orient a toujours été moins préoccupant que celui du peuple afghan. Pour preuve ce tweet d’Édouard Philippe qui ressort en pleine polémique sur les Afghans supposés terroristes débarqués sur notre sol.

Heureusement, malgré ce « changement d’époque » devenue folle, certains jeunes ont encore à cœur de restaurer ce patrimoine religieux pour éveiller à la beauté, celle qui sauvera le monde. Nous les présentions dans ces colonnes : ils sont jeunes et amoureux du patrimoine religieux. L’association SOS Calvaires est attachée à ce blanc manteau d’églises et ses innombrables calvaires au détour d’un champ, d’un chemin ou d’un carrefour. Elle consacre donc son activité à restaurer ces croix de bois, de fer ou de pierre, pour nous rappeler inlassablement les racines chrétiennes de la France.

Iris Bridier
Iris Bridier
Journaliste à BV

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