Ils sont , amoureux du religieux et animés d’une foi qui les pousse à restaurer des croix. Attachée à ce blanc manteau d’églises et ses innombrables calvaires au détour d’un champ, d’un chemin ou d’un carrefour, rappelant par leur simple présence les racines chrétiennes de la , l’association S.O.S Calvaires restaure ces croix de bois, de fer ou de pierre. Parfois fleuries, elles portent souvent les stigmates du temps et sont menacées d’abandon, voire de destruction. Mais cela, c’était avant !

Si on peut longtemps deviser sur tout ce qui ne tourne pas rond dans notre monde, sur cette jeunesse nourrie aux antidépresseurs et aux écrans, il en est une qui se lève pour préserver son héritage spirituel. Alors, cette association de trentenaires s’est lancée ce formidable défi : restaurer un calvaire par mois et faire des petits ! Basée en Anjou, avec des antennes lancées à Nantes, Rennes, Bordeaux et Orléans, l’association, qui ne vit que de dons, compte bien développer son concept dans tout le pays. Avec une trentaine de croix restaurées déjà, le principe est bien rodé, il faut d’abord identifier le propriétaire (mairie ou particulier) à l’aide des parcelles cadastrales. « Dans la mesure où nous prenons en charge l’intégralité des frais de restauration, le propriétaire n’est jamais réticent, » indique Julien Le Page, président de S.O.S Calvaires. Intervient ensuite la partie production. L’association dispose de son propre atelier de menuiserie qu’une levée de fonds aide à financer.

Le sportif de haut niveau et youtubeur Baptiste Marchais a récemment apporté son soutien en vidéo. S’il a accepté de prêter main-forte, c’est en raison de sa foi mais aussi pour son attachement à la , au travail manuel et à l’importance d’une œuvre collective « pour quelque chose qui est de l’ordre de la pérennité, ça colle à mes valeurs et à ce que j’essaie de transmettre sur ma chaîne », témoigne-t-il. La vidéo enregistre 127.000 vues en moins de cinq jours, plus de 14.000 « j’aime » et plus de 2.000 commentaires bienveillants.

La croix restaurée, vient ensuite la pose : « Le moment le plus sympa », pour Julien Le Page. Les gens viennent en y assister et cela se termine par une prière et une bénédiction. Mais cette croix, « scandale pour les Juifs et folie pour les païens », dérange aussi quelques-uns, bien résolus à faire appliquer la loi de 1905, comme ce fut le cas, hélas, à Plorec-sur-Arguenon. « Pour la contourner, nous envisageons d’acquérir des parcelles de terrain et rebâtir des nouveaux calvaires dans des endroits stratégiques », rétorque le président.

L’association joue donc un rôle de restauration, mais aussi de veille et de , en apportant une aide juridique face à ces « fédérations de Libre Pensée bien organisées qui s’attaquent à des calvaires dans des petites communes où personne ne réagit car personne n’est au courant ou ne sait comment faire », ajoute Julien Le Page. Enfin, S.O.S Calvaires veut réveiller les esprits endormis et souhaite mobiliser les paroisses, les aider à organiser des événements comme des petits pèlerinages pour faire revivre les croix des villages. Le président de conclure : « Il ne faut pas oublier que notre Dieu est mort sur une croix pour nous sauver, il faut envoyer ce message aux Français. »

 

27 mars 2021

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