Quels leviers pour baisser le prix des carburants ?
Faisant suite au conflit israélo-américano-iranien, la hausse du prix des carburants est vécue comme un drame par de nombreux Français. En dehors du citoyen plombé dans son pouvoir d’achat, elle affecte aussi de nombreux secteurs économiques déjà en difficultés comme le transport routier, l’agriculture, la pêche et les services à domicile.
Face à cette situation, le gouvernement navigue en eaux troubles. N’ayant plus les moyens d’un troisième « quoi qu’il en coûte », il est parallèlement dans la crainte d’un retour en force des gilets jaunes. La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle va dégrader un peu plus les comptes publics d’un État endetté jusqu’au cou. Rappelons qu’un renchérissement du baril de pétrole de 10 dollars représente, en lissage annuel, 0,1 % de croissance en moins et 0,3 % d’inflation en plus. Un baril qui se maintiendrait plusieurs mois au-dessus de 100 dollars signifierait donc, d’une part, une économie française en récession et, d’autre part, un retour en force de l’inflation. Voté aux forceps, le budget « socialiste » aux concessions multiples est déjà complètement obsolète avec un objectif de déficit à 5 % pratiquement inatteignable.
Quant à l’opposition, elle baigne dans la facilité avec des propositions délirantes issues de la gauche marxisante. Ainsi de LFI qui propose un blocage des prix associé à des réquisitions fantômes et, surtout… une pénurie assurée. Le Parti communiste propose, lui, une nationalisation de TotalEnergies à 200 milliards d’euros. Enfin, si la baisse de la TVA à 5,5 % proposée par le Rassemblement national est un peu plus sérieuse, son coût (13 milliards de recettes en moins pour l’État) ne serait financièrement supportable que si la mesure s’inscrivait dans une stratégie globale d’économies que la situation politique actuelle n’autorise pas.
Cela nous amène à la question clef : de quels leviers dispose le gouvernement pour essayer d’alléger le supplice des Français tout en ne grevant pas un peu plus les finances publiques ? Cette question est d’autant plus pertinente que nos voisins européens (allemands, italiens et espagnols), qui disposent de marges de manœuvres supérieures (car moins endettés), ont tous réduit dans leurs pays respectifs le prix des carburants.
Rappelons que le prix des carburants se compose de quatre leviers : le prix du baril, la marge de raffinage, la marge de distribution et les taxes.
Supprimer temporairement les CEE ?
Rappelons que nous n’avons aucune prise sur les deux premières composantes qui dépendent exclusivement des marchés internationaux. Car, contrairement à une idée reçue, la marge de raffinage (égale à la différence entre le prix du pétrole brut et le prix marché du produit raffiné) n’est en rien une marge bénéficiaire décidée par le raffineur mais un prix offre contre demande évalué sur le marché de Rotterdam. Ainsi, le diesel, qui représente les deux tiers de notre consommation de carburants (contre un tiers pour le SP95) et pour lequel l’Europe a délocalisé (notamment vers la Russie) ses capacités de raffinage, a vu ses marges flamber, au cours des dernières semaines. Ceci explique cela : le diesel, qui historiquement était plus économique que l’essence, est désormais 30 centimes plus cher.
De leur côté, les marges de distribution incluent le coût du transport de la raffinerie vers la station, le coût de la station, la marge nette du distributeur mais aussi les certificats d’économie d’énergie. Prélevés par les distributeurs, ces derniers sont ensuite rétrocédés à l’État. Celui-ci les distribue aux particuliers pour financer la transition énergétique sous forme de subventions pour l’achat d’un véhicule électrique, d’une pompe à chaleur ou en vue de la rénovation thermique d’un bâtiment.
Hors CEE, par rapport à l’avant-guerre, la marge distribution a, en moyenne, baissé de 2 centimes pour l’essence et de 3 centimes pour le diesel. Le procès fait par le gouvernent aux distributeurs qui auraient profité de l’aubaine est donc injuste et sans fondement.
En revanche, toujours par rapport à l’avant-conflit, les taxes (effet de la TVA de 20 % sur le prix HT) se sont mécaniquement accrues de 4 centimes pour le SP95 et de 8 centimes pour le diesel.
En supprimant temporairement les CEE (ce qui représente 16 centimes) et en rendant au consommateur le surplus de taxes encaissé par l’Etat, il serait possible de baisser le SP95 de 20 centimes et le diesel de 24 centimes. Cette stratégie permettrait de ramener le diesel à 2 euros et le SP95 à 1,8O euro, et ce, sans altérer les recettes de l’État.
Cette proposition a été reprise par différents hommes politiques comme le député EPR Guillaume Kasparian et l’essayiste Alexandre Jardin, président du mouvement des Gueux.
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42 commentaires
N’oublions pas que le prix de l’électicité est basé sur le prix du gaz pour pénaliser la France et aider l’Allemagne. Attendons nous à une hausse importante de l’électricité…
l’autre fou va nous demander de prendre un crédit d’état tout simplement ! c’est des malades qui nous gouvernent !
3600 milliards de dettes , le Mozart de la finance a cramé la caisse , il n’a pas la possibilité de diminuer temporairement les taxes , d’autant qu’il continue à fournir des aides à son copain ukrainien , le Paganini du piano à queue . Encore un an à le subir …
Comme Attal j’ai une idée. Il faut tous les virer. Ce pays est un cloaque.
La solution, ze solution? Lever les sanctions contre la Russie, reprendre les achats de pétrole et gaz à des prix raisonnables, en montrant à la présidente de le Commission européenne, qu’il est possible et même vital de poursuivre nos relations, bonnes relations, avec la Russie pour le bénéfice du peuple de France ! Pourquoi donner nos sous aux porteurs de serviettes de table, qui nous assassinent avec leurs prix excessifs, leur envie de dominer le monde, alors qu’un pays européen à proximité n’attend que notre accord pour reprendre nos échanges ? Etrangement, je n’ai rien lu ou entendu allant dans ce sens, comme si la soumission, la docilité l’emportaient partout en nous contraignant à la dépense excessive, déraisonnée ou irraisonnable !!! Il va absolument falloir un réveil, mais un réveil en sursaut !!
Le seul levier ce sont les irlandais qui l’ont trouve .! Il y a 1 million 5 cent mille fonctionnaires de trop dans ce pays mais on a choisi d’affamer ceux qui produisent de la valeur ajoutee et ceux qui rendent des services essentiels .il est grand temps que ces cohortes d’assistants sociaux et autres controleurs inutiles apprennent a rebondir dans des metiers en tension .
La France productive , plus que jamais aurait grand interet a voter avec ses pieds en laissant ce beau pays a ses merveilleux fonctionnaires qui ne pensent qu’a notre bien .
le levier changer le gouvernement qui n’est la que pour tenir jusqu’à 2017 le cornu et bien un macroniste
Big Brother voulait obliger les automobilistes à acheter des voitures électriques , l’automobiliste ne voulait pas , et puis , divine surprise , le prix du carburant fossile augmenta , augmenta , et l’automobiliste acheta des voitures électriques .
Alors les leviers pour faire baisser le prix des carburants , cela fait bien rigoler Big Brother .
Que tous les professionnels qui ont un poste de transport élevé soient aidés OK sans aider bien sûr tous ceux qui sont déjà à l’électrique ou au GPL !! Les routiers les pêcheurs certains ambulanciers , OKPas comme pour le Covid où l’on a aidé des restaurateurs qui fermaient l’hiver, et en dépit du bon sens , 400 milliards sont partis pchutt !! qui était premier ministre à cette époque ?Le tout pour les particuliers lambda restés au thermique c’est de prendre un crayon et de se dire actuellement quelle augmentation ?environ entre 35 et 50 centimes et sur un réservoir de 50 litres cela fait combien ? Et avec ces 50 litres un particulier peut se promener sur quelle distance ? Bon il fait beau nous économisons du chauffage !! les transports en commun certainement à revoir, le train ? arrêtons de geindre , et ne restons pas le bec ouvert en attendant toujours les aides de l’Etat !!
Supprimons au moins temporairement les CEE.
Gain: 18 à 20 cts le litre.
Et puis je vous rappelle que plus on avance dans le temps , plus le réchauffement climatique s’accélère. On peut donc sursoir aux subventions pour la rénovation thermique de l’habitat, au moins dans les régions du sud de la France.
Et faisons des économies au niveau du budget. Il est grand temps de s’y engager.
la France participe au réchauffement climatique à raison de 0,8 % alors arrêtons ces conneries !
Pour le gouvernement c’est le jackpot, pourquoi se hâterait t’il de trouver une solution ?
Certes l’augmentation des prix des carburants est l’os à ronger politico-médiatique du moment. Mais il n’est que l’arbre fort opportun qui cache là forêt des maux faits au contribuable français par un état obèse incapable d’envisager le moindre début de commencement d’embryon de volonté de penser à se mettre au régime. Les dizaines de milliards engloutis dans les comités Théodule, les subventions à mille ONG sans intérêt voire délétères, la marche forcée vers une électricité intermittente dont nous n’avons nul besoin, les aides au développement, les contributions au budget européen etc, sont autant de pistes possibles pour rendre du pouvoir d’achat aux Français, leur permettant ainsi de moins se soucier du coût des carburants.
La Gauche, dans ses délires, n’amènerait que la pénurie et la misère. La grand profiteur de cette crise est, de toute évidence, l’état qui se livre à une augmentation faramineuse des impôts de façon toute opportuniste. C’est donc à lui de trouver une façon de baisser les impôts : pas seulement des « gros rouleurs » (définition ??) mais de tous : 80ù et plus des Français habitent à plus de dix Km des villes et ont un besoin essentiel de leur véhicule. Nous sommes le pays le plus taxé au monde : au travail et action sur les dépenses, ce que Lecornu ne semble pas savoir faire. Il est à la ramasse, et son gouvernement n’a que trop duré.
Selon le syndicat de la finance, sous Hollande 80 milliards sortaient de France chaque année, 100 milliards sous macron et 120à 140 milliards les années COVID; gagnés par du personnel français ils auraient dû être investis en France. Mais E. Macron et ses affidés liquident l’industrie. Qui se rappelle que les 35 h et le « gagnant gagnant » avait donné à notre pays la première place au monde pour la productivité ?
Et on ne parle pas ici de la fraude!
Quand il y aura une véritable justice fiscale en France où moins de la moitié de la population paye des impôts et taxes de toutes sortes pour remplir les caisses des subventions incongrues, peut-être que l’économie reprendra. La distribution d’argent public, les détournements à tous vents ont creusé la dette abyssale. Le train de vie des élus est une aberration sans nom. Il est grand temps de renverser cette table de poker où tout le monde triche.
Au Luxembourg membre de l’ue .
C’est le gouvernement qui fixe le prix du carburant chaque semaine . Bilan le même prix dans toute les stations du royaume. Quelque soit la marque de pétrole
Aujourd’hui.
Le sp95 : 1.72 le gasoil 1.93
Y a 90 milliards d’économie a faire en France.
Coût des étudiants étrangers 1 milliard.
Coût AME 1.2 milliard
Coût aide au développement du tiers monde 12 milliard..
D’habitude avec un levier on soulève! Alors faire baisser….
Vert 100, vos chiffres sont en dessous de la réalité.Cordialement
Reprendre ceux de knafo ou les contribuables associés.
56% des Français reçoivent plus qu’il ne versent. Ca ne peut pas marcher, c’est mortifère.