Louis de Bourbon, membre de la Confrérie de sainte Anne, redit son lien avec le sanctuaire
Loin de s’en cacher, Louis de Bourbon déclare fièrement sur X que « le 25 juillet, à l'occasion du Grand Pardon de sainte Anne d’Auray, [il a] été admis dans la Confrérie de sainte Anne. Fondée en 1641 sous l'impulsion de la reine Anne d'Autriche, en remerciements de la naissance du Dauphin, cette confrérie a été relancée par des fidèles après une quarantaine d'année d'interruption ». Et ce n'est pas la première fois que Louis de Bourbon, duc d'Anjou, et prétendant au trône de France, dit son attachement personnel et familial au sanctuaire breton.
« Les Bourbons n’ont jamais oublié ce lien qui les unit à sainte Anne »
L’année dernière, sa présence avait marqué les esprits et la presse s’en était fait l’écho. C’est que, comme le rappelait Le Télégramme, le sanctuaire de Sainte Anne d’Auray a marqué profondément la dynastie capétienne et plus particulièrement les Bourbons. « C’est une relation particulière qu’il y a entre sainte Anne et plus largement ce sanctuaire, avec ma famille. Le roi Louis XIII et la reine Anne d’Autriche eurent une dévotion particulière à cette sainte pour demander la naissance d’un fils. Fils qui deviendra plus tard Louis XIV. » expliquait ainsi descendant direct du Roi-Soleil en ajoutant que « depuis, les Bourbons n’ont jamais oublié ce lien qui les unit à sainte Anne », un lien qu’il « tien[t] à cultiver ». Ce 25 juillet, donc, un ex-voto a été dévoilé dans le sanctuaire rappelant le pèlerinage que le prince a effectué, il y a tout juste un an, à l'occasion du quatrième centenaire des apparitions de sainte Anne à Auray. Il avait alors « consacré à sainte Anne sa personne, sa famille, et tous ceux dont il a la charge ».
Héritier et bâtisseur
Quoi de plus naturel, alors, que d’être admis dans la Confrérie de sainte Anne, relancée cette année. Le dépliant présentant les missions et engagement de la Confrérie, rappelle que « la Confrérie de sainte Anne est l’héritière de la Confrérie Royale de sainte Anne, créée en1641 par Mgr de Rosmadec, évêque de Vannes. La reine Anne d’Autriche, ayant entendu parler des apparitions de Keranna, demande des prières à sainte Anne pour obtenir la naissance d’un fils. En reconnaissance de la naissance de Louis XIV, elle soutient le sanctuaire naissant et devient un des premiers membres de la Confrérie. Celle-ci est canoniquement érigée en Archiconfrérie le 7 mars 1872 par Mgr Bécel ». Aujourd’hui, lit-on encore, « la Confrérie de sainte Anne se propose d’aider ses membres à vivre une spiritualité biblique, familiale, engagée », en se fondant notamment sur l’exemple de la famille humaine du Christ. Pour un père de famille et chef de la Maison de Bourbon, l’adhésion à cette confrérie est donc hautement symbolique.
Un engagement spirituel mais aussi temporel
D’autant, que les engagements de Louis de Bourbon sont loin d’être purement spirituels. Ce même 25 juillet, jour donc du Grand Pardon, il apportait sur X son soutien aux sinistrés des incendies, aux pompiers et aux Français mobilisés dans la lutte contre les flammes. « J'assure de ma plus vive compassion tous les Français touchés dans leur chair, leur famille, leur patrimoine et leur environnement par cette terrible vague de feux. Je prie pour que l'ensemble des foyers d’incendie soit maîtrisé, que les conditions s'améliorent et que le Ciel protège la France ! » publiait-il en exprimant sa « solidarité à tous les pompiers de France ». Mort de Lyhanna, loi sur l’euthanasie, Louis de Bourbon ne manque pas de montrer aux Français l’importance qu’il accorde aux sujets quotidiens qui les préoccupent.
Ce qui est d’ailleurs loin d’être au goût de tout le monde ! En juin dernier, Louis de Bourbon était à Besançon pour la passation de commandement du 19e régiment du génie où il représentait son épouse, la princesse Marie-Marguerite, marraine du régiment. Une présence courtoise qui n'a évidemment aucune influence sur les décisions ou la conduite d'un régiment, mais qui, pour les insoumis de Besançon, était de trop. L'occasion pour eux de dénoncer sur Instagram une « extrême droite monarchiste [qui] n’a rien à faire dans nos institutions ». Faut-il s’étonner d’une telle réaction venant d’un parti qui célèbre Robespierre ? Finalement, la France n’est peut-être pas aussi nouvelle qu’ils le voudraient …
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2 commentaires
restons avant tout de bons français fiers de notre histoire…. la monarchie n’a jamais été notre ennemi ,regardez ce que les malveillants et malfaisants en ont fait en quelques décennies ?
Un prince espagnol sympathique, mais qui devrait éviter de prétendre indûment à la couronne de France. Depuis la mort du Comte de Chambord en 1883, il y a fusion des lignées et les Orléans (le Comte de Paris) incarnent désormais la légitimité.