« C’est le châtiment ! Faites pénitence… La fin des temps est venue ! » Les lecteurs de L’Étoile mystérieuse se souviennent de ce prophète Philippulus du 20 Heures de l’année dernière qui, sur fond subliminal de Marche funèbre, égrainait chaque soir la litanie des trépassés de la planète. À la même époque, le gouvernement créait un Conseil scientifique, très discret et sans comptes rendus officiels, présidé par le professeur Delfraissy, pour l’éclairer sur la gestion de l’épidémie.

Il était pratique d’enjamber un ministère de la Santé dont c’est en principe la mission, parce qu’il faut se souvenir que le gros défaut d’un ministre, c’est de pouvoir être attaqué pénalement devant la Cour de de la , contrairement au président d’icelle. Donc, si c’est lui qui décide de tout, aucun risque ; alors que La transmission administrative du SIDA des années 80 et ses conséquences juridiques et politiques ne sont pas, depuis, oubliées des gouvernants. Tout était donc « raccord » entre conseillers de l’ombre et un Président qui adore décider de tout, mais c’était le bon temps !

Depuis, il a passé et, avec lui, ont défilé les confinements, les couvre-feux, les obligations, les interdictions, les amendes, les promesses non tenues et les beaux jours sans cesse repoussés au nom d’injonctions sanitaires assenées par l’oracle médical, et ce, « quoi qu’il en coûte »

Évident coût financier, certes, mais de plus en plus coût politique face à un peuple hébété qui, à un an d’une candidature à sa réélection, rappelle à Emmanuel le vieil adage « les conseilleurs ne sont pas les payeurs »…

Serait-ce pour cela que, depuis le 24 mars – pour une audition publique au Sénat à laquelle il ne pouvait pas vraiment se soustraire -, le Pr Delfraissy a disparu des écrans ? Il plaidait pour un dès le début de cette année, mais le 29 janvier, Emmanuel négligeait cet avis en refusant un troisième , pour n’y céder qu’aujourd’hui. Le professeur a-t-il décidé de bouder dans son coin ou l’Élysée l’a-t-il prié de la mettre en sourdine. Le résultat est le même.

Et Nicolas Beytout de conclure sa chronique matinale sur 1 : « Cette affaire est une formidable illustration du mode de décision d’. Il veut voir tout, il absorbe tout et, une fois informé, tranche seul, le plus souvent en fonction de son instinct, en cherchant une troisième voie. Ça lui a souvent servi, mais l’histoire du quinquennat peut aussi réserver quelques mauvaises surprises… »

7 avril 2021

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