[POINT DE VUE] Citizen Vigilante : ce film anti-immigration et anti-politiques qui cartonne

Sanders, élevé aux États-Unis après que sa mère a jadis été égorgée sous ses yeux par un migrant, revient dans son pays natal. Et il n'est pas content.
Capture d'écran YT BA
Capture d'écran YT BA

Peu de gens connaissent le réalisateur allemand Uwe Boll. L'auteur de ces lignes en faisait d'ailleurs partie, jusqu'à ce que les hasards des algorithmes ne fassent surgir un objet filmique non identifié : Citizen Vigilante, sorti cette année et uniquement accessible sur les plates-formes de vidéo à la demande. Et là…

Boll est docteur en littérature et boxeur de haut niveau. Un cursus bien sympathique d'homme complet, une tradition qui va de Pythagore à Tadao Andō en passant par les prétentions d'Édouard Philippe. Il a réalisé certains des pires navets des dernières décennies, notamment Alone in the Dark, adapté du jeu vidéo du même nom et unanimement consacré comme une bouse de classe mondiale. Ces dernières années, Boll a défié en combat sur le ring ses principaux critiques. Il a vaincu tous ceux qui ont relevé le défi. Voilà pour le réalisateur.

Comme acteur principal, Boll a choisi Armie Hammer, un espoir d’Hollywood (vu notamment dans The Man from U.N.C.L.E., de Guy Ritchie) qui a failli jouer Batman mais a été “cancelled” par la profession en 2021, suite à des accusations de viol dont il est sorti blanchi, mais trop tard. Boll dit qu'il a choisi Hammer pour son charisme mais aussi pour sa sulfureuse réputation. Voilà pour la tête d'affiche.

Le ménage dans une société malade

Et l'histoire, alors ? Dans une Europe blême et soumise, Sanders, élevé aux États-Unis après que sa mère a jadis été égorgée sous ses yeux par un migrant, revient dans son pays natal. Et il n'est pas content. Le pays est mis à mal par une immigration invasive et criminelle, soutenue par une intelligentsia hors-sol. Racailles libérées après un viol en réunion, petites frappes qui insultent les chauffeurs de bus et rackettent leurs semblables, juges laxistes, policiers qui ne font rien, dealers : Sanders va les éliminer un par un, rendant espoir à une population moutonnière et anesthésiée. Tandis que les médias commencent à montrer la réalité de la diversité, il enregistre un message à destination du peuple. Il y rappelle que la police, les médias et les politiciens n'ont pas vocation à protéger les citoyens mais à les empêcher de se défendre.

En 90 minutes, Sanders, qui porte opportunément le nom du héros des Épées (les lecteurs de Nimier apprécieront la coïncidence), fait le ménage dans une société malade, avec force fusillades et du sang partout sur les murs. Malgré certaines scènes inutiles ou absurdes, le propos frappe fort et juste, et comporte plusieurs morceaux de bravoure. Le film se termine par une dédicace aux milliers de victimes de viol ou de meurtre causées par l'immigration massive. Bref, malgré toutes ses limites, Uwe Boll a un courage devenu très rare.

Un énième effet Streisand

Comme s'ils voulaient donner raison au personnage de Sanders, plusieurs gouvernements ont interdit Citizen Vigilante sur leur sol, à commencer par l'Allemagne - pays du réalisateur. Ça n'empêche pas le film de cartonner sur les plates-formes de téléchargement et d'obtenir, sur le site Rotten Tomatoes, qui agrège les avis des spectateurs, 95 % d'opinions favorables - un score rarement atteint. Les commentaires disent tous, en substance, que les crimes contre lesquels lutte Sanders relèvent du documentaire et que ce film, comme le dit habituellement Télérama pour les contes de sans-papiers, est un film nécessaire.

Le genre du “revenge movie” (un film violent, caricatural et souvent réac, dans lequel un héros part en croisade contre le crime et le pouvoir, après un drame personnel) n'est pas nouveau et a parfois donné de belles surprises (Un justicier dans la ville, Law Abiding Citizen)… mais c'est la première fois que les gouvernements occidentaux censurent un film de cette veine. Peut-être est-il trop réaliste ? On ne saurait que vous conseiller de vous faire votre propre idée en l'achetant en ligne. En tout cas, en voulant réduire Boll au silence, les progressistes viennent de provoquer un énième effet Streisand…

Picture of Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

41 commentaires

  1. Le justicier de New-York 2.0
    En espérant qu’il sorte en france rapidement. Étant donné que la soit-disant « bonne conscience  » de gauche interdit ce film. Il est urgent de le voir.
    Cela réveillera sûrement quelques patriote. Vivement 2027

  2. Dire qu’on met en examen condamne lourdement les maires qui refusent de marier les OQTF !
    « les médias et les politiciens n’ont pas vocation à protéger les citoyens mais à les empêcher de se défendre »
    J’adore cette phrase !

  3. Ce film agit comme une catharsis et libère les fortes émotions et sentiments d’injustice ressentis par le peuple allemand. La catharsis se définit comme le processus d’expression de l’agressivité permettant de libérer ou de décharger des émotions.
    Ce film est peut-être aussi un avertissement aux gouvernants allemands. La tension monte, monte en Allemagne (qui connaît les mêmes problèmes qu’en France) et il peut y avoir une explosion soudaine, nos cousins germains pouvant se montrer un peuple très belliciste.

    • Je me souviens de la critique de Télérama à la sortie du film « Le retour de l’inspecteur Harry » en 1983, 4e opus de la série.
      Clint Eastwood y était présenté une fois de plus comme un acteur infréquentable du cinéma américain exécré par la caste déjà bien-pensante d’un certain cinéma français !
      C’est pourtant le même acteur qui n’a jamais changé de discours ni cédé à la facilité pour plaire à Hollywood et qui est adulé aujourd’hui par les mêmes qui le conspuaient naguère…

  4. Il est censuré, critiqué par Télérama (un bonheur de lire leur critique) met la gauche en haut le cœur permanent… rien que pour ça j’ai envie de le regarder. Comme j’ai été voirsacrée cœur ou « vaincre et mourir »

    • FAIT ! Un peu excessif, dommage. ET tellement irréaliste, qu’il fait mal à nous faire du bien, tant ce que ce justicier nous dit, est tout ce que nous voyons, et ressentons, et bien au-delà de la racaille du film.
      Voilà une vidéo qui tombe bien mal en ce moment, où la « justice » se défoule sur les réseaux sociaux, pour défendre l’indéfendable !

  5. Il faudra y venir si ça continue de toute façon , on ne peut pas accepter que des assassins de plus migrants et immigrés se permettent sur notre sol de commettre des actes de plus non punis par nos juges rouges donc il faudra faire le boulot de la vraie justice celle du talion ou plus soft , expulser au moindre délit familles entières si mineurs même binationaux , on ne s’en sortira que comme ça , le sursaut français et patriote contre la collaboration gauchiste auprès de l’islam car la plupart des violeurs, voleurs, tueurs sont des immigrés et migrants et que nos prisons en sont remplies donc cela permettrait de les vider , pas besoin d’en construire

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