Le progressisme serait-il tellement balèze qu'il finira par ringardiser un de ses plus emblématiques mantras : mon corps, mon choix, mon droit ? La réponse à cette question nous vient, une fois de plus, du délire woke qui sévit aux États-Unis. Après avoir laminé les campus universitaires, le wokisme s'attaque à l'école. Cette tragédie, rapportée par le Daily Mail Online, se déroule en Floride, celle d’une fillette de 13 ans qui a bénéficié, sans le consentement de ses parents, d'un « plan de soutien transgenre » dans le cadre scolaire. En langage normal, entre un cours d'orthographe et un autre de calcul, l'école soutenait January Littlejohn dans sa démarche de transition. La petite January, entourée de camarades « obsédés » par tout ce qui avait trait de près ou de loin à la communauté LGBT+, raconte comment, lorsque trois d'entre eux ont commencé à s'identifier comme trans ou non binaires, elle commença elle-même à ressentir une certaine confusion quant à son propre sexe.

Les parents, inquiets, amènent leur fille chez un conseiller pour l'aider à surmonter sa confusion. Là, la fillette révèle la teneur des discussions tenues avec le conseiller d'orientation et le directeur adjoint de l'école : changement de nom, pronoms préférés (au pluriel), choix des vestiaires, de la salle de bains après les cours de sport, le avec lequel elle préférait dormir lors d'excursions nocturnes, le « plan de soutien aux élèves transgenres non conformes », document de six pages que la fillette a rempli avec les rééducateurs, qui indique notamment si l'enfant souhaite ou non que ses parents soient informés de sa transition. Rééducateurs que les parents n'ont jamais rencontrés. « Ma fille de 13 ans ! Qui ne peut pas voter, boire ou conclure tout autre contrat légal sans notre permission ou notre contribution... », a déclaré la mère, qui poursuit l'établissement scolaire en pour violation des droits parentaux.

L'affaire, qui fait grand bruit aux États-Unis, a été citée par le gouverneur de Floride Ron DeSantis dans le cadre de son projet de loi qui interdit aux enseignants de donner des cours en classe sur « l'orientation sexuelle » ou « l' de genre » de la maternelle à la troisième année. Cette loi fait écho aux demandes de nombreuses associations de parents qui subissent le même type d'agissements dans les écoles de leurs enfants.

De nombreux États s’érigent contre ce totalitarisme progressiste (Alabama, Texas, Idaho, Mississippi, Tennessee) et légifèrent contre des procédures « expérimentales » transgenres réalisées sur les enfants et les adolescents : criminalisation de la prescription de bloqueurs de puberté et des opérations de « changement de sexe » pour mineurs. Toutes mesures dénoncées, il va de soi, par l’administration Biden et de nombreux groupes militants pro-LGBT.

Plus proche de la France, la Suède, pourtant parangon du progressisme sociétal, légifère dans le même sens, invoquant des « données scientifiques incertaines ». Chez nous, la théorie du genre fut étrennée sous François Hollande et Najat Vallaud-Belkacem, heureux parents de la boîte de Pandore de la progressiste de la terre brûlée, mariage pour tous, PMA et, sans doute prochainement, GPA. Du même acabit, Vincent Peillon, toujours sous Hollande, psalmodiait sur le « but de la morale laïque qui est de permettre à chaque élève de s'émanciper, car le point de départ de la laïcité, c'est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. » CQFD.

Rien ne doit plus subsister de l'ancien monde, tout doit partir. De cet ancien monde, paraphrasons Hugo : l'éducation, c'est la famille qui la donne ; l'instruction, c'est l'État qui la donne, et le genre, serait-ce bientôt l'école ?

8 mai 2022

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.

5 3 votes
Votre avis ?
18 Commentaire(s)
le plus populaire
le plus récent le plus ancien
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires