D’après le porte-parole du gouvernement, relayé par tous les bien-pensants qui en saturent leurs commentaires, en concurrence avec le Covid, un événement d’une « gravité exceptionnelle » vient de se produire. Il justifierait un Conseil de défense, le jeudi 22 juillet. Vous savez, ces « conseils » à tout propos, si commodes pour prendre des décisions sans contrôle des représentants du peuple.

Des États, utilisant le logiciel (Pegasus) d’une israélienne, espionneraient les téléphones de personnes politiques, de journalistes ; même celui du Président. Quel émoi, mes amis !

Vraiment, une fois de plus, on nous prend pour des imbéciles.

Depuis toujours, tout espionne tout le monde. Bien sûr, les services de renseignement concentrent leurs efforts sur les cibles qui paraissent les plus intéressantes, les plus menaçantes dans le moment ; moins sur les alliés que sur les autres. Cela s’est toujours fait. Ce qui a changé, ce sont les capacités des moyens que permet la science. Ce qui différencie les pays entre eux, ce sont aussi les moyens financiers qui sont consentis à cette mission essentielle. Les USA, la Chine, la ont, en conséquence, des capacités supérieures aux nôtres ; et nous avons plus de moyens que le Maroc, particulièrement montré du doigt, simplement parce qu’il a sans doute laissé des traces. Dans ce métier, on n’a pas droit aux traces ! Ça ne se fait pas !

On peut s’apitoyer sur la naïveté des responsables qui feignent de s’étonner qu’on puisse s’intéresser à leurs conversations, et qui s’émeuvent qu’un « pays ami » commette cette indélicatesse. Il y a peu, la chancelière allemande avait découvert (quelle surprise !) que la NSA américaine s’intéressait à elle ; comme à d’autres, bien sûr. Ce qui m’inquiète, c’est que peut-être le Président français, et tout ce qui compte dans ce pays, raconte n’importe quoi sur des réseaux non protégés.

Mais j’y pense : est-ce que, là aussi, on ne chercherait pas à nous enfumer sur des sujets sans grand intérêt pour qu’on ne parle pas d’autre chose ? Le Covid en toile de fond, Pegasus aujourd’hui, quoi donc demain ?

23 juillet 2021

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