Pédophilie : Marine Tondelier veut étendre l’éducation sexuelle à la maternelle

L’écologiste veut éduquer les victimes. À quand les sanctions pour les coupables ?
Capture d'écran Assemblée nationale
Capture d'écran Assemblée nationale

Marine Tondelier était invitée sur le plateau de BFM TV, le mercredi 10 juin, pour une émission spéciale sur fond d’affaire Lyhanna et de pédophilie dans le périscolaire intitulée « Autorité, justice : quelles réponses au fiasco ? »

La secrétaire nationale des Écologistes commence par enfoncer une porte ouverte : « La réalité, c’est que les enfants ne sont pas protégés dans cette société. » C’est à peu près tout ce qu’elle dira de sensé.

Elle poursuit en mélangeant tous les sujets : « Ils ne sont pas protégés parce qu’on ne les forme pas à l’école à ces sujets. Ils ne sont pas protégés parce qu’ils sont aujourd’hui dans la pauvreté, mal logés, mal nourris… Ils ne sont pas protégés parce que la santé mentale est un vrai sujet, chez les jeunes. Ils sont maintenant exclus des wagons des trains… » Où veut-elle en venir ? Apolline de Malherbe, qui coanime l'émission avec Maxime Switek, se le demande. Elle interroge Marine Tondelier : « Pour vous, il y a un lien ? »

Une seule proposition

L'écologiste s’en sort avec un « Notre société ne traite pas bien les enfants ». Après ça, celle qui prétend à la fonction suprême va enfiler comme des perles dans le seul et unique but de dénoncer le « contexte patriarcal », à l’origine des maux de toute la société française.

Puis vient le temps des propositions concrètes. La conseillère régionale des Hauts-de-France s’arrange pour éluder les questions sur la publication du Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) et sur la castration chimique, deux propositions faites par la droite. Pour elle, la priorité des priorités, c’est la mise en place « de cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dès la maternelle ». Elle prétend que cela permettrait aux enfants d’avoir une certaine conscience de ce qui est bien et de ce qui est mal en matière de relation affective. Elle a tout faux.

Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille, explique pourquoi à BV : « À 3 ou 4 ans, ce n'est pas que les enfants ne sont pas conscients de ce qui leur arrive, c'est qu'ils n'ont pas encore la possibilité, ou tout juste, de raconter, de le dire. C'est bien pour ça que ces animateurs du périscolaire ont abusé d'enfants aussi jeunes, car il est très facile de les manipuler, de leur faire peur, de leur dire qu’il ne faut rien raconter… »

La présidente du Syndicat de la famille ne pense pas seulement que l'EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) à la maternelle est inutile, elle croit surtout que ce programme est contre-productif, voire dangereux : « Le problème de l’EVARS, c’est que c'est un prétexte pour parler de sexe aux enfants. »

Une mauvaise proposition

Pour preuve, cet extrait du programme dans la partie « à aborder avant 4 ans » : « Nommer, par exemple à partir d’albums ou de jouets, les différentes parties du corps, les nommer en partant des dénominations spontanées pour aller vers un vocabulaire scientifique. » Ludovine de La Rochère réagit : « Si un enfant veut exprimer le fait qu'il a été touché ou qu'il a eu mal ou qu'il a eu peur ou qu'il y a quelque chose qui ne va pas, il n'a aucun besoin de parler de pénis et de vulve. Il saura très bien le dire avec ses mots. » Elle précise : « Sous couvert de vouloir les protéger, on leur parle de pénis et de vulve avant 4 ans. Cette démarche, celle d’un adulte qui parle de sexe à un enfant, est malsaine. Il y a un côté pédophile. »

Elle considère que c’est d’abord et surtout aux parents de se saisir de ce sujet, car « l’école peut instruire, mais elle ne peut pas éduquer ». Elle insiste : « L'État ne peut pas remplacer les parents, l'État ne peut pas remplacer la famille, et le principe ne peut pas être la défiance vis-à-vis des parents. »

L’État doit protéger les citoyens et non pas les éduquer, mais force est de constater qu’il est plus facile de faire des ajouts dans les programmes scolaires que de mettre des délinquants sexuels derrière les barreaux.

L’État fait fausse route, l’Éducation nationale fait fausse route, Marine Tondelier fait fausse route. Pour l’élue, c’est la deuxième fois en deux jours. Pour rappel, le 8 juin dernier, toujours au sujet des errances de la Justice dans l’affaire Lyhanna, elle avait déclaré, au micro de BFM TV : « Ce système politique est trop masculin et trop déconnecté de la réalité des Français. » Et ce, alors que 72 % des magistrats français sont des magistrates.

Au risque d’enfoncer une porte ouverte… cette séquence confirme que l'écologiste, tiraillée entre la défense des femmes et des enfants - par opposition aux hommes - et la défense d’un système judiciaire clément, n’est ni à la hauteur de ses ambitions ni à la hauteur de la situation.

Vos commentaires

97 commentaires

  1. Avec un tel profil présidentiel, un tel charisme et un programme aussi séduisant, elle a pratiquement gagné les élections !

  2. Il ne faut pas oublier qu’un des porte-parole des Verts a longtemps été Daniel Cohn-Bendit. Quand on voit les vidéos d’interviews qui commencent à sortir, on est sidéré.

  3. Sans omettre la dernière déclaration de Ségolène Royal selon laquelle le RN tente une manipulation politique concernant le drame de la petite Lyhanna…ignoble.

  4. L’école n’est pas faite pour éduquer les enfants. Tanpis pour ceux qui ont des parents qui ne savent pas les éduquer.

    Il y a de plus en plus d’enfants « mal éduqués », et on imagine aisément comment seront leurs enfants. La solution est naturellement de réduire le nombre d’enfants. Le plus simple est de ne pas en avoir. En attendant ils faut les cantonner au maximum, dans des wagons dédiés, et développer les espaces libres d’enfants comme déjà certains hôtels.

  5. « Notre société ne traite pas bien les enfants ». Et l’eau ça mouille et le feu ça brûle. Voilà le niveau de madame Tondelier..::La solution: l’éducation sexuelle dès la maternelle. Non madame le maternelle c’est déjà trop tard ! Il faut donner des cours avant la naissance ! Pendant la grossesse. La maman doit écouter en boucle des leçons d’initiation sexuelle destinée au fœtus ! On y étendrait : tu vois ce petit quelque chose qui te gêne entre les jambes, et bien ce n’est pas un zizi, c’est un penis ! Et personne ne peut le toucher !
    Ces gens sont tellement à l’affût de l’os à ronger qu’ils sont incapable de voir le squelette en entier. L’os de la violence sexuelle un jour, l’os de la violence envers le femmes le lendemain, l’os de la violence du narcotrafic un autre jour, puis l’os de la violence urbaine etc. Mais personne ne veut voir l’énorme squelette de la violence tout entière qui règne en maitre dans notre société. Personne n’est capable d’en faire la synthèse, d’en prendre la mesure afin d’en déduire une politique globale de lutte contre cette violence d’atmosphère.

    • Mme Tondelier est certainement tout a fait prête à une « politique globale » comme le souhaitez. L’école est une facette.
      Tout le monde est toujours d’accord globalement pour une politique « globale « , mais quand on en vient au concert les désaccords surgissent. On ne voit dans les questions budgétaires. Tout le monde veut globalement faire des économies, mais quand il s’agit de commencer à les faire…

    • Vous faites une belle métaphore avec le squelette et les « os » pour évoquer les délires qui gangrènent la civilisation occidentale ! …
      Il manque surtout un élément essentiel ! … Un cerveau « bien ordonné » ! …
      On ne peut pas garantir que cette caste de coucous poly-tocards en ont un et surtout savent s’en servir ! …

  6. Madame Tondelier recommande la « mise en place « de cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dès la maternelle ». On suppose que ces cours seront dispensés par des drag queens, des membres d’associations LBGT ou des animateurs périscolaires soigneusement sélectionnés par la mairie de Paris, toutes personnes ayant porte ouverte par l’Éducation Nationale auprès de nos chères têtes blondes…

  7. Comment partir d’un problème avec le traîtement des plaintes en justice et aller vendre une réponse non sequitur faisandée et teintée d’idéologie digne des pédos des années 70 dans Liberation sur l’éducation sexuelle à l’école.

  8. Cette gauche à vraiment perdu la boussole, c’est à se demander s’il n’ont pas que le sexe en tête, c’est l’horreur de parler de sexe à des enfants en maternel, ce sont des désaxés qui mettent en place la déstabilisation du cerveau des petits enfants….. combien de temps encore allons-nous supporter ces fous!!

    • Bien d’accord ! Les très jeunes enfants ont droit à leur période enfantine qui fait partie de
      l’évolution normale et on ne doit pas les polluer avec des problèmes d’adultes !

      • entièrement d’accord, lisons leur les belles histoires de la comtesse de Ségur.
        Cette gauche a perdu la tete , un peu de bon sens …

      • La pédophilie c’est seulement un problème d’adultes ?
        Si on tait un problème, il disparaît ?

      • Polluer, c’est le mot. L’écologie veut polluer l’enfance. On ne parle pas aux enfants de sujets qui ne les préoccupent encore nullement.

  9. Nul n’a besoin d’écolos gauchistes du genre marine Tondelier. J’espère que les représentants de la masculinité, vraie de vraie, seront très peu nombreux à voter pour des gens de cet acabit!

    • Ce problème de la pédophilie, mériterait une bonne commission d’enquête parlementaire pour débusquer les « réseaux », on serait peut-être surpris !

      • @ANTISYSTEME59

        Pour ce qui était d’une enquête parlementaire sur les connexions parisiennes de l’affaire Ebstein, Yael Braun-Pivet y a opposé son veto! Idem pour son alter ego du Sénat, Gérard larcher…

    • Quand j’entends parler de « représentants de la vraie masculinité », j’avoue que je ressens
      comme un coup de froid dans le dos … Quelle horreur !

      • Alice COFIN sort de ce corps ! …
        Beaucoup de choses sont « cautionnées » par les « femmes DE » ! …
        Et certaines « décideuses » n’ont rien à envier aux « représentants de la vraie masculinité » ! …
        Des NOMS ? …VDL à l’UE … AH à Paris … EB à Matignon … et tellement d’autres qui se promènent dans les coins et les recoins de l’Elysée, du palais bourbon par exemple ! …

      • Cerains masculinistes se sentent visés dans leur honneur de mâles … Pourtant,
        comme on dit, y’a pas photo ! Ce sont les hommes qui fomentent les guerres
        partout dans le monde. Des noms ? il y en a trop ! et on les connait …

      • @karlof

        Qu’est-ce qui vous horrifie dans la notion de « vraie masculinité »? Il serait intéressant de connaître vos raisons. Si je ne cherche pas à faire « consensus », je suis intéressé par les arguments de ceux à qui mes propos font froid dans le dos. Avoir un avis ferme ne me rend pas hermétique à tout avis qui serait contraire.

      • @karlofDans cette discussion « animée » autour de dame Tondelier, qu’ont es guerres à y voir? Oubliez vous que parmi les victimes de guerre il y a bien sûr des femmes, des enfants mais aussi des hommes? Comment pouvez-vous mettre sur le même plan un politicien belliciste et un homme lambda a qui on a autant demandé l’avis qu’à une femme? Que mon propos au sujet de la « masculinité » vous choque est une chose, et c’est bien sûr votre droit absolu de l’être, mais ramener la discussion sur le terrain du bellicisme guerrier en est une autre!

    • Ma vision de la vraie masculinité est, d’après mon vécu, plutôt positive. Je ne sais pas ce qui est arrivé à cette pauvre Tondelier pour qu’elle haïsse autant les hommes et, comme certaines de ses consoeurs, vise à les déconstruire (voire pire pour certaines …) .

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