70 % des détenus dans les suisses seraient étrangers. Un chiffre effarant pourtant présenté par les médias comme « en baisse ».

Réaction d’Oskar Freysinger, ancien chef du département pour la sécurité de canton et ancien conseiller d’État du Valais, au micro de Boulevard .

 

Selon une étude, 70 % des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Mes confrères suisses se félicitent que ce chiffre soit en baisse, néanmoins il nous paraît extrêmement élevé.

Depuis les accords Schengen, nous importons de la criminalité en . Ce système ne fonctionne pas. On nous dit que nous n’avons plus besoin de système de sécurité pour sécuriser notre maison. En revanche, on va vous donner le nom et l’adresse de tous les criminels qui pourraient venir cambrioler notre maison. C’est portes ouvertes. Et le résultat est qu’on importe la criminalité.
J’ai moi-même été chef du département de la sécurité pour mon canton. Chez nous, 73 % des délinquants n’avaient pas de passeports suisses et je ne compte même pas les naturalisés. À Genève, c’était 95 %, et dans le canton de Vaux 90 %.

De quel pays ou de quel continent vient cette criminalité ? Disposez-vous de ces informations et sont-elles légales ?

Oui. Les mafias albanaise et russe sont actives. Il y a également beaucoup de criminalité trans frontalière venant de la , un peu moins venant de l’. Soit ça vient des Balkans, soit de la France, même s’il y a aussi un peu de criminalité venant d’ en matière de drogues.

Pourtant vous avez toujours un système frontalier. Vous pouvez contrôler à peu près tout ce qui sort et entre de Suisse. En tout cas, c’est comme cela qu’on nous le présente en France.

On ne contrôle plus rien. Il y a un contrôle assez léger des marchandises. En revanche, les personnes ne sont plus contrôlées. C’est la règle de la libre circulation. À la suite de Schengen et Dublin, les systèmes de contrôles internes ont été mis hors jeu. On n’a donc plus de contrôles physiques crédibles sur les .

Les médias suisses ont présenté cela comme une avancée. Ils ont titré « il y a moins de criminels étrangers en Suisse ». Il faut lire l’article pour s’apercevoir que ce chiffre est de 70 %. Y a-t-il une volonté de minimiser cette criminalité étrangère ou est-ce un choix purement éditorial ?

Il faut minimiser le problème pour pouvoir maintenir le marché ouvert et minimiser l’importance des frontières. C’est ça le but. Il y a toute une et d’une idéologie qui veulent que la conception d’États souverains défendant leur sécurité constitue une conception du passé. Aujourd’hui, nous devons vivre dans un monde totalement ouvert et libre. On idéalise, mais ce permet aussi la libre circulation des mafias.

12 mai 2020

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