Editoriaux - International - Politique - Religion - 25 novembre 2017

Ils ont osé retirer la croix de saint Nicolas

Saint Nicolas, fêté tous les 6 décembre et présent partout en Belgique durant les quinze jours précédant la distribution de cadeaux aux enfants, est en train de perdre sa croix.

La Mutualité socialiste a, en tout cas, retiré le symbole de la mitre du grand saint, officiellement parce qu’elle ne voulait “exclure aucun enfant”. D’ailleurs, ajoute Solidaris, “la fête de Saint-Nicolas n’est plus la fête religieuse d’autrefois et des enfants, laïques ou d’une autre religion, peuvent légitimement y être associés”.

Dans un concours adressé aux têtes blondes, qui le sont donc de moins en moins, la Mutualité proposait aux enfants de renvoyer colorié un dessin de saint Nicolas. La polémique est née après la médiatisation de l’étonnement de deux enfants.

Il ne fallait donc surtout pas perturber la diversité, quitte à rompre avec la tradition et céder, une nouvelle fois, sur l’identité multiséculaire de nos régions, au nom d’un multiculturalisme de plus en plus délirant.

Ce n’est pas la première fois que saint Nicolas est au cœur du cyclone. Son compagnon de route, le père Fouettard, noir parce que passant le premier dans les cheminées pour y déposer les présents, est perçu depuis quelques années comme raciste, nécessitant même l’intervention du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Depuis, Zwarte Piet, comme il est nommé affectueusement en Belgique, se fait discret.

Saint Nicolas, inspiré par l’évêque Nicolas de Myre, qui vécut à la fin du IIIe siècle et participa au premier concile de Nicée, disparaîtra probablement, à court terme, de l’imaginaire collectif, terrassé par le politiquement correct.

La disparition de la croix de saint Nicolas n’a pas manqué de susciter l’indignation générale en Belgique, provoquant même une réaction du secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations Theo Francken (N-VA, droite nationaliste flamande), qui y est allé d’un tweet accusateur envers le Parti socialiste (proche de Solidaris, selon la logique belge de la structuration de la vie en piliers) : “Vous voulez enlever la croix de Saint-Nicolas ? Voter PS. Vous voulez le laxisme migratoire total ? Voter PS. Vous voulez le blocage ? Voter PS.” (sic)

Rendez à saint Nicolas sa croix. Ramenez à ses côtés le père Fouettard. Et les enfants, ainsi, seront heureux. Et nos traditions respectées !

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