Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 2 septembre 2019

Nicolas Dupont-Aignan : « Ce qui est important, c’est de bâtir une coalition qui permette d’en finir avec le macronisme et son hypocrisie »

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a affirmé son soutien à Julien Aubert, député de Vaucluse, candidat à la présidence des Républicains. Il s’en explique au micro de Boulevard Voltaire.


Vous êtes président de Debout la France. Vous avez affirmé votre soutien à Julien Aubert qui est en lice pour la présidence du parti Les Républicains.
Qu’est-ce qui vous a séduit dans le programme de Julien Aubert, député du Vaucluse ?

J’ai simplement répondu à la question d’un journal. J’ai dit que la tentative de Julien Aubert de clarifier la ligne politique des Républicains notamment sur l’Europe m’était sympathique. Il y a quinze ans, j’avais fait la même chose. D’une certaine façon, je lui souhaitais également bonne chance et bon courage. Maintenant, nous verrons. S’il réussit, j’en serais très heureux. Je suis sûr que les adhérents de Debout la France seront heureux de travailler avec lui. Et s’il n’y arrive pas, je le regretterai et ma porte sera toujours ouverte pour lui.

Si Julien Aubert perdait, l’appelleriez-vous à rejoindre Debout la France ?

Si c’est le cas, cela se fera naturellement. Je suis très respectueux des démocraties partisanes et internes. J’en ai fait l’expérience à l’UMP en 2002 et 2004. C’est pourquoi je lui souhaite bon courage.
Il y a une tectonique des plaques comme pour les continents. Certains, chez les Républicains sont séduits par Emmanuel Macron. Une autre partie aspire à un patriotisme que j’essaie de faire vivre à Debout la France.
Pour les années à venir, l’important est de bâtir dès 2022 une coalition qui permette d’en finir avec le macronisme et son hypocrisie. Il est effrayant de se dire que beaucoup ont déjà renoncé et estiment qu’il fera un nouveau quinquennat. Je ne le crois pas. C’est d’ailleurs tout le sens de mon combat politique.


Julien Aubert va adopter une posture inflexible sur les questions d’immigration et de sécurité.
Vous qui avez fait partie de cette famille politique, alors qu’elle s’appelait l’UMP, pensez-vous que le parti Les Républicains peut être crédible sur ces questions ?

Je l’ai quitté parce qu’il y avait une incohérence entre l’affichage des propositions et les engagements européens soutenus par les dirigeants de l’UMP. Je maintiens que si Les Républicains continuent à approuver des traités européens, ils ne peuvent pas proposer une reprise en main et le retour de l’ordre en France. On oublie, car cela s’est passé pendant l’été, que les députés européens de monsieur Bellamy ont voté pour le président du parlement européen socialiste et fédéraliste et pour la nouvelle présidente de la commission. C’est effrayant !
Tous ceux qui, chez Les Républicains veulent changer cette contradiction et veulent s’émanciper des traités européens auront toujours mon soutien. Je ne suis pas sectaire. Je souhaite que tout le monde se rassemble un jour et se coalise. La clé de tout est la capacité à se libérer de cette mauvaise Union européenne pour retrouver notre liberté. Voilà l’enjeu !

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