“Je ne me fie pas aux grandes déclarations d’Emmanuel Macron, je regarde les faits.”

Pour Stéphane Ravier, les déclarations d’Emmanuel Macron qui laissent croire qu’il durcit la politique d’immigration ne résistent pas à l’examen du budget, en hausse de 28 %, qui lui est alloué.
Européiste et mondialiste convaincu, le Président reste immigrationniste.

Depuis quelques mois, Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces semblant le positionner comme un Président qui durcit la politique d’immigration. S’agit-il d’une posture ?

Avant d’être président de la République, Emmanuel Macron était président d’une association de communication baptisée aujourd’hui La République en marche. Il reste un excellent communicant. Il fait croire qu’il durcit la politique en matière d’immigration par de grandes déclarations.
Quand on a la réalité des mesures sous les yeux, on constate qu’Emmanuel Macron reste fidèle à ce qu’il est, c’est-à-dire un européiste, un mondialiste, un immigrationniste. On sait qu’il est aux ordres de la Commission de Bruxelles qui fait savoir qu’elle ne cessera jamais sa politique d’immigration.
Les faits sont têtus. Le budget consacré à l’immigration/intégration pour 2018 qui, je le rappelle, est décidé par Emmanuel Macron est en augmentation de 28 %. Il s’élève à 1.300.000.000. Or, seulement 82 millions d’euros sont consacrés à l’immigration irrégulière et 83 millions à peine pour les expulsions : c’est une baisse de trois millions. En revanche, l’aide médicale d’État, celle qui est exclusivement attribuée aux clandestins, passe de sept cents millions à un milliard d’euros.
Emmanuel Macron s’apprête donc à accueillir toujours plus de clandestins, toujours plus d’immigration.
Il n’est nullement question de réduire l’immigration économique. Il s’y attaque en mettant l’accent sur les cours d’apprentissage de français. Je ne pense pas que ce soit une mesure dissuasive.
Les cinq millions de chômeurs, les neuf millions de pauvres n’arrivent manifestement pas à convaincre Emmanuel Macron que l’immigration, ça suffit.
Encore une fois, c’est un mondialiste qui applique la feuille de route de la Commission de Bruxelles.

Le ministre de l’Intérieur semble se sentir assez seul. Gérard Collomb aurait déclaré à des proches qu’il en avait marre de passer pour le facho de service. Qu’en est-il réellement ?

Cela doit faire partie des jeux de rôle qu’Emmanuel Macron attribue aux uns et aux autres.
Il est vrai que Gérard Collomb, en tant que socialiste et immigrationniste, n’est pas très habitué à jouer ce rôle-là.
Il doit néanmoins présenter la réalité des mesures qu’il doit prendre, notamment le budget alloué aux réfugiés. Ces réfugiés touchent une allocation en attendant de savoir s’ils vont pouvoir bénéficier de l’asile. Ce budget est de l’ordre de 318 millions d’euros. 80.000 demandeurs d’asile perçoivent cette subvention pour un montant de 300 à 350 euros par mois. Nos agriculteurs aimeraient en percevoir autant.
Il lui suffit de montrer la réalité de la politique immigrationniste d’Emmanuel Macron qu’il soutient et les choses rentreront dans l’ordre.

Si je comprends bien, peu de mesures annoncées par Emmanuel Macron sur l’immigration trouvent grâce à vos yeux.

Je ne me fie pas aux déclarations de la CIMADE ou de la Ligue des droits de l’homme, dont une certaine presse se fait le large écho. Ils font aussi partie de cette pièce de théâtre qui voudrait qu’Emmanuel Macron s’attaque à ce problème gravissime et dont les Français n’en peuvent plus.
Je regarde les faits. Ca sert à cela, d’être au Sénat : nous avons la réalité des chiffres et des budgets. Tout démontre, en réalité, qu’Emmanuel Macron est favorable à toujours plus d’immigration qu’elle soit clandestine ou non, et s’apprête à accueillir toujours plus de migrants qui, je le rappelle, sont tous des clandestins.

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