[MUNICIPALES] Une élection peut en cacher une autre : si on parlait des sénatoriales ?
Ces 15 et 22 mars, ce sont donc plus de 500.000 conseillers municipaux qui seront élus en France. Les 34.753 maires, ainsi que leurs adjoints, seront ensuite élus lors d’un premier conseil municipal qui se tiendra obligatoirement entre le vendredi 27 mars et le dimanche 29 mars : c’est ce qu’on appelle le troisième tour des élections municipales. Mais un scrutin peut en cacher un autre, car viendra ensuite, au plus tard le 25 mars, une sorte de quatrième tour : l’élection des présidents et vice-présidents des conseils communautaires ou d’agglomération, en charge de compétences de plus en plus larges, notamment celles de la collecte et du traitement des déchets ménagers. C’est donc une grande partie de la « gouvernance » locale du pays, en charge de la gestion de notre quotidien, qui va être renouvelée pour six ans, un mandat plus long que celui du président de la République !
Mais l’élection de ces quelque 500.000 conseillers municipaux aura aussi un impact indirect au plan national, puisque c’est parmi eux qu'est désigné le plus gros des effectifs du collège électoral des sénateurs : ceux que l’on appelle les « grands électeurs ». Sur ces quelque 162.000 grands électeurs, 95 % environ sont en effet des délégués des conseils municipaux. Le reste est composé des sénateurs, des députés, des conseillers régionaux et départementaux. Cette année, en septembre, c’est la moitié du Sénat (soit 178 sénateurs) qui sera renouvelée, et ce, pour un mandat de six ans.
Qui sont les « grands électeurs » ?
Mais qui sont ces délégués des conseils municipaux ? Pour les communes de 9.000 à 30.000 habitants, tous les conseillers municipaux, majorités comme minorités municipales ; pour les communes de plus de 30.000 habitants, tous les conseillers municipaux, auxquels on ajoute un délégué supplémentaire par tranche de 800 habitants, élu par le conseil municipal à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. Ainsi, une commune de 80.000 habitants compte 53 délégués (les 53 conseillers municipaux prévus dans cette strate de commune) plus 63 qui sont élus par le conseil municipal. Pour les communes de moins de 9.000 habitants, le nombre de délégués est fonction du nombre de conseillers municipaux fixé selon la strate de la commune : d’un délégué, pour une commune comptant sept à onze conseillers municipaux, à quinze délégués, pour une commune comptant vingt-neuf membres. Précisons que les conseillers municipaux, citoyens de l’Union européenne, ne peuvent participer à l’élection des délégués municipaux ni, évidemment, être délégués municipaux.
Un groupe RN au Sénat ? La marche est haute
Ce mécano électoral étant présenté, quelles sont les chances – car là est l’enjeu indirect de ces élections municipales –, pour la droite nationale, d’être un peu plus représentée au Sénat, en septembre prochain ? Rappelons qu’actuellement, on compte seulement le sénateur des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier, élu depuis 2014 et dont le deuxième mandat se termine en septembre, les sénateurs RN Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne), élus en 2023. Pour constituer un groupe au Sénat, il faut actuellement dix sénateurs. Il faudrait donc que le RN gagne au moins sept sièges, en septembre prochain. Nous avons demandé à un cadre du Rassemblement national, fin connaisseur de la carte électorale, si cet objectif est réaliste. Pour lui, le potentiel se situe essentiellement, cette année, dans le quart sud-est de la France : Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes et, éventuellement, le Vaucluse. Mais il reconnaît que la marche est haute. Ainsi, aux sénatoriales de 2020, le RN n’avait obtenu que 7,43 % des voix dans les Alpes-Maritimes (les LR avaient raflé les cinq sièges sénatoriaux), 12,55 % dans le Var ou encore 12 % dans le Vaucluse, bien loin des très bon scores obtenus aux élections nationales, régionales et même départementales.
La force d'inertie
On voit donc l’enjeu « en deuxième rideau », pour le Rassemblement national et son allié UDR, que représenterait la conquête de grandes villes de plus de 100.000 habitants comme Marseille, Toulon ou Nice. Ainsi, pour Nice, ville de 350.000 habitants, avec une élection de la liste d’Éric Ciotti, ne serait-ce qu’avec 50,05 % des voix (en cas de duel au second tour), ce serait, rien qu'avec Nice, un potentiel d’environ 350 grands électeurs dans les Alpes-Maritimes, soit près de 200 de plus qu’en 2020. Il en faudrait environ une centaine de plus pour prétendre à un siège, ce qui n’est pas impossible si des villes comme Menton (30.000 habitants) ou Cagnes (53.000 habitants) tombent. Dans le Var, avec Toulon (180.000 habitants) ou dans les Bouches-du-Rhône, avec Marseille (880.000 habitants) par la même mécanique, le Rassemblement national pourrait gagner un siège de sénateur. Et l'on ne compte pas les grands électeurs sans étiquette qui, dans l'isoloir, peuvent faire basculer les choses. Certes, on dira que cela fait beaucoup de si...
Soulignons, par ailleurs, que la force d’inertie a toujours caractérisé le renouvellement de la chambre haute. Ainsi, en 1974, quinze ans après l’instauration de la Ve République, alors que le parti gaulliste (l'UDR de l'époque) avait le groupe le plus puissant de l’Assemblée nationale (plus de 37 % des députés), au Sénat, il ne pesait que 11 %. Il faudra attendre le renouvellement de 1989, sous François Mitterrand, pour que le parti gaulliste (devenu entre-temps le RPR) devienne le premier groupe du Sénat, avec 28 % des sièges ! Le Sénat va son train...
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23 commentaires
L’inertie de la chambre haute ne risque pas d’évoluer si des listes ne sont pas présentées. Dans ma commune des Yvelines, 32.000 habitants, aucune liste de droite n’est présentée. Seules, deux listes, une du maire sortant macroniste, une autre amalgame gauchiste sous étiquette écologiste. La droite française brille par son absence.
Outre l’inutilité couteuse du sénat, si la gauche perd trop de villes ce sera dur de baver ses conneries au sénat.
Le sénat ne sert à rien et coûte cher.
Et personne ne veut le supprimer.
Un groupe patriotique au Palais du Luxembourg?
Ce serait vraiment une première.
Là ça devient sérieux. Les salaires et avantages de tous poils ne sont plus du même gabarit. Le petit peuple n’a pas a y fourrer son nez ; nos grandissimes électeurs sont là pour cela , ainsi les pigeons seront bien gardés
Sans compter qu’on risque surtout de voir les Lfistes pointer leur nez aux prochaines sénatoriales. Le Sénat qui demeure un bastion de sérénité sera à son tour bordélisé.
Avec des naturalisations à tout-va, que peut espérer la France, sinon de nouveaux grands électeurs qui prendront le Sénat ?
On reproche aux jeunes le manque d’expérience , mais quand on voit ces « anciens » qui croient vivre encore en 1980 ,je ne pense pas que leur expérience soit adaptée !! J’ai appris un chose c’est qu’on est jamais aussi bon que quand on doit faire une chose qui fait peur parce qu’on ne la jamais faite !!C’est comme cela que l’expérience se fait , par contre celui qui à l’habitude risque de négliger certaine chose importante !!
Vivre encore en 1880.
Même si l’on a toujours préféré le PMU à l’UMP, »nos » éléphants biberonnés à la gamelle de la politicaille ne sont pas près de larcher le morceau.
On nous expliquera un jour le travail effectué en contrepartie par ces carnivores du pouvoir et de la magouille, affalés et endormis sur leur rocher.
À moins que le temps ne se morse, comme on dit au Groëland?
Il est plus que temps que M. LARCHER lâche la rampe. Il ne représente plus rien en France, sauf qu’il nous coûte un bras !! Nourri, logé et meublé à fort prix, tout cela pour quel rendement ? Un bon économiste,, ou un ministre de l’économie, devrait poser le problème. La France est-elle encore riche pour se permettre cette situation de rente depuis 40 ans !!!? Y-aura-t-il quelqu’un pour faire changer les choses ?
Larcher , comme Poher en son temps, ou un autre demain , la belle affaire !!! … tout ce petit monde bénéficie d’avantages dignes de l’ancien Régime sans complexes !!! Pourquoi voulez-vous qu’ils y renoncent , ou qu’ils prennent leur retraite ?
Pour autant , le Sénat n’est pas le seul a se vautrer dans les ors et les palais de la Monarchie républicaine , à s’accrocher aux privilèges , il suffit d’ouvrir les yeux sur toutes les autres instances , à tous les niveaux du système politique … Rien à battre du 4 août 1793 ( abolition des privilèges ) , rien à battre des gueux, il
paient, c’est l’essentiel !!!
N’oublions jamais : » il y a ceux qui sont Rien, et ceux qui réussissent » CQFD
Même si le fromage rétrécit, il y a toujours autant de souris.
De quelle Droite parle t-on ? La véritable Droite est morte , a perdu son âme depuis qu’elle s’est acoquinée avec le Centrisme en créant un parti batard , l’UMP …
A cela on ajoute tous ceux qui ont « coopéré » avec macron, tous ceux qui ne savent plus qui ils sont, qui ont trahi l’esprit gaullien d’origine pour conserver leurs postes, tous ceux qui disent tout et font exactement le contraire, tous ceux qui ont appelé à voter communiste ou socialiste en 2022 , tous ceux n’ont pas voté la motion de censure parce qu’elle venait du RN et, en conséquence , ont reconduit Van der Leyen , tous ceux qui refusent toute idée de parler avec les autres partis de droite, bref une armée de faux-culs qui a trahi ses convictions et ses électeurs .
Par ailleurs, pour la 1ère fois cette année , des centaines de communes petites et moyennes ne présenteront qu’une seule et unique liste , du jamais vu et étrange façon de donner au Peuple le droit démocratique de s’exprimer !!!
Les dés pipés sont jetés . Merci macron , avec la complicité de tous ces traîtres au Pays et à la Nation, vous avez atteint votre but : tout détruire
Le senat risque fort de passer a gauche..LR , RN,et LFI…il est grand temps de supprimer ce » machin »…
Ce machin est sensé être un contre-pouvoir dans un régime politique équilibré . Il est évident que lorsqu’on voit ce qu’est devenu le Parlement aujourd’hui , les pouvoirs démesurés d’un président de la République ( surtout celui là ) , on est en droit de se poser la question !!!
Raison pour laquelle, larcher du haut de son perchoir à 40000 euros, menace les LR qui feraient alliance avec le RN. Sa gamelle est trop bonne, il ne veut pas perdre sa place à table
La hauteur des commentaires est toujours de mise ??? Bravo et au fait pour le fromage et le canon on attends ?
Si vous étiez à sa place , nul doute que vous démissionnerez !!!
Lardcher, évidemment, redoute beaucoup l’arrivée du RN qu’il ne manque pas une occasion de vouer aux gémonies entre deux casse-dales…
En espérant que le LARCHER lui aussi prenne des vacances et rentre chez lui au lit avec 2 bouillottes sur la têtes..Mais quel endouille ce mec. L’union des droites ce n’est pas pour lui… Il sanctionne, mais il n’a plus toute sa tête? Les LR sont morts depuis longtemps mais il n’y a qu’eux qui ne le savent pas.
Manifestement trop nombreux!