Monseigneur, dimanche 15 novembre, dans de nombreuses villes de France, des catholiques ont prévu de se rassembler pour demander que soient à nouveau autorisées les messes publiques. Certains évêques ont pris leur distance avec ces initiatives et, à Paris, la manifestation annoncée a été interdite. Quel regard portez-vous sur ces rassemblements ?

Pour les personnes qui veulent manifester sur la voie publique, le décret du 29 octobre (Conseil d’État) ne l’interdit pas à condition que cette manifestation soit déclarée, autorisée et qu’elle respecte les dispositions sanitaires imposées. Le refus invoqué par le ministère de l’Intérieur parce qu’il s’agirait de manifestations du culte n’est pas juste.

Un certain nombre de catholiques veulent faire entendre leur incompréhension devant l’interdiction des messes à l’intérieur des églises. Les recours devant le Conseil d’État ont montré combien les églises, avec les mesures prises, n’étaient pas un lieu fort de contamination, vu tous les autres lieux recevant du public.

Beaucoup, en particulier de jeunes fidèles, voient que le gouvernement écoute beaucoup de revendications et laisse passer de nombreuses exceptions aux réglementations. Ils savent, certes, que la n’est pas le tout de la foi mais qu’elle en est le fondement, le pilier, la source. Ils en ont un besoin essentiel et voudraient qu’en pays de liberté, leur cri soit entendu.

15 novembre 2020

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