Migrants : un rapport de la Cour des comptes sur les « mécanismes » de répartition
La Cour des comptes vient de publier un rapport sur les « mécanismes de répartition des migrants sur le territoire » pour l’exercice 2020-2025, sujet sensible s’il en est, comme en attestent les articles régulièrement publiés dans BV. Est décortiquée, dans ce document, « l’orientation régionale des demandeurs d’asile » à travers, notamment, ces « sas régionaux » mis en place pour décongestionner la région Île-de-France où se concentrent le plus grand nombre de migrants, comme le soulignent, sans surprise, les magistrats de la rue Cambon.
Soyons précis, ce rapport ne s’intéresse qu’au flux de migrants passés dans cette « mécanique » de répartition - pour ne pas dire usine à gaz, qui serait trop compliquée à décrire ici en quelques lignes -, sujet du rapport, les migrants irréguliers ne passant pas dans ce dispositif ou, tout du moins, que de façon minoritaire (autour de 8 %, selon un tableau présenté dans le rapport). Il ne s'agit donc là que du haut de l’iceberg de la question migratoire.
« Tendance de fond »...
En tout cas, en dix ans (de 2014 à 2024), le nombre de demandes d’asile déposé à l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) « a fortement progressé », constate la Cour, « passant de 45.500 à plus de 130.000 ». Il serait plus juste d’écrire que cette demande a explosé : plus 185 % ! Passons. Le rapport rappelle l’historique : « À la suite de la crise migratoire débutée au printemps 2015 et d’un afflux de migrants sur le territoire français, le déséquilibre entre leur présence très concentrée en Île-de-France et la capacité d’hébergement de cette région a entraîné une augmentation de la présence à la rue et des campements en Île-de-France. » Et, donc, « les pouvoirs publics ont progressivement mis en œuvre des dispositifs visant à améliorer de manière structurelle la capacité de réponse à cette situation, considérant qu’il s’agissait d’une tendance de fond ». On appréciera cette notion de « tendance de fond ».
Quand Attal et Darmanin « atténuent » la loi
Ainsi, depuis 2021, les migrants qui demandent l’asile en région parisienne où étaient concentrés, jusqu’à 2020, 46 % des demandes et seulement 19 % des capacités d’hébergement, se voient donc presque systématiquement proposer un accueil dans les régions métropolitaines - à l’exception de la Corse. En cas de refus de cette orientation régionale, les demandeurs d’asile n’ont, sauf exception, plus droit aux conditions matérielles d’accueil pendant la durée d’examen de leur demande, cela, en vertu de la fameuse loi de janvier 2024, dite « Asile et Immigration », on s’en souvient, passablement désossée par le Conseil constitutionnel.
« Sauf exception » car, nous apprend le rapport, un décret de juillet 2024, signé par Gabriel Attal, Premier ministre, et Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, est venu « atténuer ce principe » en demandant que la décision prenne « en compte la situation particulière et la vulnérabilité de la personne concernée ». Et là, le rapport nous apprend ceci : « En pratique, d’après l’Office français de l’immigration et de l’intégration, il n'y a donc pas eu d'évolution dans l'application des dispositions relatives aux refus d'hébergement. » Le lecteur en tirera la conclusion qu’il veut sur l'utilité de la loi et sur l'application qu'en fait le gouvernement…
Mais, au fait, combien y a-t-il de personnes dites « vulnérables » ? La Cour des comptes a posé la question. Réponse : « L’OFII a indiqué ne pas tenir de statistiques à ce sujet. » La Cour ne le dit pas, mais nous allons le dire. C’est dommage car, au bout du compte, c’est tout de même de l’argent public. On peut d’ailleurs s’étonner (ou pas) de voir que dans ces recommandations, la Cour ne suggère pas à l’OFFI de tenir ces statistiques à ce sujet... Rappelons que les crédits de paiement exécutés de la « mission Immigration » du budget de l’État ont « fortement progressé », pour ne pas dire « explosé », entre 2015 et 2024, passant de 677,5 millions à 2,2 milliards d’euros, soit - histoire d'avoir un ordre de grandeur - l’équivalent de plus de 20 % du budget de la Justice…
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52 commentaires
Pourquoi immigration signifie en France clochardisation ? Accueillir la pauvreté du monde, dans l’idée c’est noble, dans la réalité, c’est sordide et malsain : la précarité et l’extrême pauvreté en France grandissent si vite qu’on ne peut plus les gérer…
Et les premiers accusés pour leurs coûts sont les retraités. Bah voyons.
Les élections 2027 vont se jouer en partie sur la migration. Pour ou contre. C’est là que l’on verra si la population française est prête à se soumettre ou pas.
Pourquoi attendre l’année prochaine ? On peut organiser un référendum dès maintenant ! Et si vous voulez faire des économies, je peux vous donner le résultat à l’avance !
Tout cela à cause d’une majorité de crétins d’électeurs français qui ont successivement voté pour ça et contre « , l’extrême-droite » car préférant à leurs yeux protéger leur petit confort individuel qu’ils ont finalement perdu pour nombre d’entre-eux à cause justement du coût exorbitant de cette immigration de masse volontairement incontrôlée par tous les gouvernements successifs.Augmentation constante des prélèvements obligatoires, surcharge de notre système de santé qui nous oblige nous , français, à reporter souvent des examens médicaux de toutes sortes ainsi que des consultations, ajouté à ça insécurité grandissante, fiscalité en hausse,pour permettre à ces nuisibles de nous envahir avec le consentement des électeurs et gouvernants contribuant ainsi à notre affaiblissement culturel, sécuritaire, économique nous amenant à notre destruction et notre disparition. Alors un grand bravo et un grand merci surtout aux électeurs qui ont permis cela. Vous êtes vraiment des ânes,et encore les ânes,c’est plutôt utile et sympathique.
Vous avez raison..beaucoup des électeurs de Macron et meme avant votent pour » conserver leur petit confort personnel », mais progressivement,l’insecurite avec le changement de population les rattrape.. si ce n’était pas si grave on pourrait dire » bien fait » ..sauf qu’à cause d’eux ,c’est nous tous qui subissons..
On ne veut pas de migrants en province. C’est clair, sauf pour les illuminés.
l’usine a gaz compliquée pour mieux nous escroquer
A tous les Alsaciens et ceux qui possèdent une langue régionale parlez votre langues ça décourage !
Votre conclusion en dit long sur le fait qu »à ce niveau de dépense; 2,2 milliards par an équivalent à 20 pour cent du budget de la justice , on constate bien que le grand remplacement est bien un projet mortifère et non pas une situation subie .
Mais beaucoup trop de français ont peur de regarder les choses en face .
Cela dérange leur petit confort mais bientôt cela va les impacter directement si ce n’est déjà le cas .
Les autorités ont testé leur degré de soumission pendant le COVID ,ces mesures sanitaires qu n’était que de l’ingéniérie sociale .
L’immigration est une plaie et ceux qui la facilitent , des traîtres à la France .
Les citoyens de ce pays sont juste sommés de faire de la place et de payer. En étant content bien sûr.
Les demandeurs d’asile, mais aussi les mineurs non accompagnés qui sont également répartis dans les départements qui en assument la charge à 50 000 € l’unité par an. Nos impôts locaux vont donc aux MNA plutôt qu’aux collèges, routes et installations publiques.
Et il y a encore des gens pour voter à gauche ou Macron ? Oui ceux qui ne payent pas d’impôts.
… ou ceux qui ne sont pas concernés !
Il y a tellement de place en algérie, Qatar, arabie saoudite ; les mosquées sont déjà là.
C’est le gouvernement et le président qui acceptent les migrants alors qu’ils restent à Paris avec ceux qui les laissent rester ! Bois n’avons pas à assumer les choix absurdes de quelques-uns. Si ils veulent pourrir paris, grand bien leur fasse, ce n’ est ni ma capitale, ni une ville en France pour moi. Paris ne représente rien à mes yeux si ce n’ est une ville conquise par l’immigration, un pot pourri de ce que le monde ne veut pas et régurgité dans cette ville.
Tout à fait! Et en plus, si la cour des comptes veut faire des économies, les « migrants » n’ont qu’à rester chez eux. Je ne suis pas là pour assouvir les délires de quelques parigots.
Si les migrants restent en majorité a Paris et dans les grandes villes,c’est parcequ’en campagne, ils sont comme la mouche sur lait..plus difficile de passer inaperçus..j’éviterai pour éviter la censure d’évoquer leurs raisons de ne pas vouloir etre vus…
Le terme « vulnérabilité » est très versatile. Quoi qu’il en soit, pensez-vous que si je souhaite passer une semaine de vacances à Paris, ce serait une bonne idée de planter ma tente au bord du canal Saint-Martin ? Y a-t-il encore des emplacements disponibles ?
Maisnonmaisnon !
Pour vous et moi, le camping sauvage est strictement interdit à Paris.
Et puis entre nous, il faudrait ne pas avoir peur d’atrapper des puces…
Bien vu !
Aujourd’hui au Journal Officiel, décret, arrêté et « tapis rouge » pour les « réfugiés » !
Une raison de plus de quitter la cedh , et supprimer le droit d’asile désuet.
La terre est assez vaste pour les autres.