Les côtes sud-est de l’Europe n’ont pas fini de perturber la sérénité de Mare Nostrum !

Après la Syrie et Daech, qui ne font plus les unes des médias, voici qu’une nouvelle source de conflit bouillonne dans la zone. Cherchant des noises et du gaz dans les eaux grecques, la d’Erdoğan menace l’équilibre précaire de la sécurité dans la région.

Le Président Macron, prenant la tête de la contestation européenne, envoyait des navires et avions de combat pour dissuader le reïs tout en le menaçant de sanctions de l’Union. Lequel lui répondait publiquement et vertement : « Ne cherchez pas querelle à la Turquie… »

Cependant, après un mois de prospections, l’Oruç Reis est rentré au port.

Est-ce en signe d’apaisement, comme l’annonce le président turc, ou la nouvelle du renforcement de l’armée de l’air grecque ?

En effet, l’annonce de l’achat de 18 Rafale par la Grèce est une grande nouvelle corrélative qui interroge sur le symbole autant que sur l’évolution des capacités de combat de son armée de l’air.

L’avenir dira ce qu’il en sera…

Cependant, hors des primordiaux enjeux diplomatico-militaires, ce choix signe la fin de la quasi-exclusivité des chasseurs américains dans les forces aériennes européennes.

Notre ministre des Armées s’en est immédiatement félicitée : « Cette annonce constitue un succès pour l’industrie aéronautique française, en particulier Dassault Aviation ainsi que les autres acteurs industriels français, et notamment les nombreuses PME concernées par la construction du Rafale. »

Certes, la Grèce est déjà cliente de Dassault avec les Mirage F1 et Mirage 2000. Mais elle est également équipée d’avions américains.

La Turquie, en revanche, qui possède une armée de l’air beaucoup plus puissante, est équipée de plus de 300 F-16 et des premiers F-35, comme nombre de pays européens.

Grèce et Turquie sont membres de l’ depuis 1952.

Partenaires contre une menace indéfinie depuis la dissolution du pacte de Varsovie, elles sont réellement en conflit latent avec Chypre et, désormais, les hydrocarbures sous-marins !

Déjà, la Turquie s’équipant récemment de missiles russes créait un imbroglio rare et compliqué au sein de l’Alliance.

Ce nouvel épisode démontre la volonté de puissance, voire de reconquête, de son président.

Le monde assistera-t-il, impuissant, à une singulière et néfaste confrontation OTAN contre NATO ?

14 septembre 2020

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