Ah… Marlène Schiappa, tout un poème…

Notre secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations est une sorte d’OPNI (objet politique non identifié) dans ce gouvernement. À la fois machine à gaffes et machine à baffes – celles qu’elle fait et celles qu’on pourrait parfois être tenté de lui donner –, elle n’en finit pas de nous surprendre.

Comment dire… Cette femme est pour le moins désarmante. Son côté « nature », sans doute ; sa force de conviction dans ce que j’appelle le « militantisme d’évidence » à front de bœuf et gros sabots, genre l’eau tiède, c’est pas chaud ; pincer les fesses des femmes, c’est pas bien ; faire du frotti-frotta dans le métro, c’est vilain. Etc.

À ces natures, les sujets d’indignation sont infinis et les envies de répression ne le sont pas moins. Il faut dire que la dame Schiappa a été chargée par le Président de la « Grande cause du quinquennat », à savoir l’égalité femmes-hommes. Alors, elle bataille ferme.

C’est sans doute sous cet angle qu’il faut lire ses confidences de dimanche au JDD.

Chaque semaine, en effet, l’hebdomadaire demande à une personnalité de lui raconter ses dimanches. Ce 24 mars, c’était donc Marlène Schiappa, ministre désireux, s’il en est, de ressembler à tous ces super mâles qui nous gouvernent. À commencer, sans doute, par le premier d’entre eux, Emmanuel Macron soi-même, si exceptionnellement exceptionnel qu’il ne dort guère, dit-on. Surhomme, demi-dieu ou premier spécimen d’humanité 2.0 – on ne saurait trancher –, il lui suffit, paraît-il, de trois heures de sommeil par nuit pour pouvoir tenir sept heures de grand débat devant un parterre d’élus sans même aller faire pipi.

Du coup, la pétulante Marlène le dit sans ambages : « J’admire les gens qui sont capables de s’asseoir trois heures en forêt. Moi, j’en suis incapable. Rien que dormir m’apparaît comme du temps perdu. J’ai toujours une foule de projets et d’événements en parallèle, des coups de fil à passer. Et je trouve très bien que ça ne s’arrête pas le dimanche. »

Wonder Woman, c’est elle. Sous sa robe à pois, Marlène porte une culotte étoilée et, sur sa tête, un diadème… L’amazone guerrière qui vole vers l’infini et au-delà pour arracher les femmes à leur sort funeste, eh oui, c’est elle…

La preuve, écrit le JDD : «  ne coupe jamais le moteur, même le dimanche. Peur du vide, de l’ennui, de l’agenda vierge. En témoignent ses quatre livres déjà parus depuis son entrée au en mai 2017. »

Alors là, voyez-vous, je vous le dis tout net : soit cette femme a des nègres pour écrire ses chefs-d’œuvre, soit le boulot au ministère, c’est peanuts. Ou alors, ce n’est pas Wonder Woman mais Kali, la déesse mère aux dix bras.

À part ça, elle l’assure : « Mes dimanches sont restés les mêmes que dans mon enfance : je ne bois pas, je ne fume pas et je ne prends pas de café. » Mais qu’est-ce qu’elle bouffe ! commentent méchamment les twittos. Il est vrai que la dame, anguleuse dans le discours, ne manque pas de rondeurs physiques.

Pour conclure, et si l’on peut se permettre quelques conseils. Chère Marlène, dormez, ça nous fera tous du bien. À vous, d’abord, car, c’est connu, le manque de sommeil engendre de dangereux effets secondaires : diminution de la concentration, troubles de la vigilance, de l’élocution, risque accru d’accidents et troubles de l’humeur… Imaginez, quelques nuits blanches de trop et vous pourriez encore nous pondre deux ou trois textes liberticides. Quand on voit à quoi ça tient… Enfin, comme dit plus haut, ça n’est pas bon pour votre ligne. Donc pour votre santé.

Allez, sans rancune, et bonne nuit !

25 mars 2019

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