Marine Le Pen : « Cette décision heurte nos consciences »

Pour Boulevard Voltaire, Marine Le Pen revient sur le grand meeting qui a rassemblé, samedi à Milan, un grand nombre de partis « nationaux », ainsi que sur les attaques dont elle est la cible, notamment à l’occasion de la visite de Steve Bannon en France, alors que la campagne pour les élections s’achève cette semaine. Enfin, la présidente du Rassemblement national donne sa position sur l’affaire Vincent Lambert.

C’est un meeting historique. Pour la première fois, on arrive à réunir un nombre très significatif de partis nationaux qui, demain, vont constituer le super-groupe du Parlement européen.
L’événement de ces élections européennes sera la constitution de ce super-groupe. Ce dernier peut envisager tenir la 3e, voire la 2e place et bouleverser les cinq prochaines années en termes d’influence au sein du Parlement européen. Je le dis et je ne suis pas la seule, monsieur Juncker lui-même s’est inquiété de l’influence que pourraient avoir les partis nationaux et le groupe en question.

Ce meeting à l’étranger se tient alors que le Rassemblement national fait l’objet d’énormément d’attaques. On vous suppose des liens avec des puissances étrangères. Hier, c’était Poutine, aujourd’hui, c’est les États-Unis avec Steve Bannon.

C’est un signe de panique de la part du gouvernement. Uniquement cela. Plus les attaques sont grossières, plus elles sont lourdes et outrancières, et plus ceci démontre une perte de self-control de la part du Président. Rappelons qu’il s’est engagé dans la bataille, violant ainsi toutes les règles de la Constitution. Il peut subir un coup d’arrêt le 26 mai prochain.
J’irai jusqu’à vous dire que nous avons l’habitude, mais les attaques sont tellement outrancières et contradictoires qu’elles en perdent très largement leur efficacité.

Si Nathalie Loiseau vivait une défaite, serait-ce une défaite personnelle pour le président de la République ? Maintenez-vous, dans ce cas, la demande de son départ ?

Nathalie Loiseau n’est plus candidate. Emmanuel Macron est candidat. C’est, d’ailleurs, son visage qui se trouve sur les affiches. Emmanuel Macron est le véritable candidat de cette campagne. Il a fait le choix de transformer l’élection européenne en référendum pour ou contre lui. Il faut, évidemment, qu’il ait le panache d’en tirer les conséquences comme l’avait fait le général de Gaulle.

Ce n’est plus une dissolution de l’Assemblée ou du gouvernement, mais un départ du président de la République…

L’Histoire française nous a donné l’exemple d’un Président responsable qui avait mis tout son poids dans la balance et qui en a tiré les conclusions. Voilà un homme qui ne cesse de parler de responsabilités. C’est bien d’en parler, c’est mieux de les assumer.

Le Rassemblement national a envoyé un communiqué s’alarmant sur la décision de cesser d’hydrater et de nourrir Vincent Lambert. Quelle est votre position à ce sujet ?

J’ai été très interloquée par l’intervention de monsieur Leonetti. Il ne m’apparaissait pas que la loi Leonetti avait, dans son esprit, autre chose que la possibilité de mettre fin à un acharnement thérapeutique.
Dans le cas de Vincent Lambert, nous ne sommes pas dans le cadre d’un acharnement thérapeutique. Vincent Lambert ne dépend pas des machines pour vivre. Il respire seul. Il n’est que nourri et hydraté. On est obligé de constater que cette décision ressemble davantage à une décision d’euthanasie qu’à une décision issue de l’esprit de la loi de monsieur Leonetti.
Je rappelle que monsieur Leonetti est LR. Cela ne serait pas la première fois, dans cette campagne, que monsieur Bellamy soit en contradiction avec ses propres troupes…

François-Xavier Bellamy a émis une opinion assez similaire à celle du Rassemblement national à ce sujet-là.

On finit par se poser la question de savoir pourquoi il est chez les LR. Il n’est pas d’accord avec eux au sujet des frontières, de la relocalisation des migrants, des frontières commerciales et, manifestement, il n’est pas d’accord non plus sur l’affaire de Vincent Lambert.
Cette situation heurte nos consciences. Que l’on puisse mettre fin à la vie d’un homme contre l’avis de ses parents, et que cette décision soit prise par la Justice, crée incontestablement un malaise. Cela remue au fond de nous quelque chose qui tient juste au respect que l’on a de la vie.

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