Dans un de ses sketches, Coluche lançait : « En France, quand on est étranger, pour apprendre le français, il faut parler français. » Il ne pensait pas que cette blague deviendrait réalité.

La nouvelle circulaire sur les « sans-papiers » présentée par notre ministre de l’Intérieur, est du même tonneau. Il est prévu que pour « régulariser » un « sans-papiers », il faudra que celui-ci soit sur le sol français depuis plus de cinq ans et qu’il ait travaillé. Étonnant, non ? Comme dirait un autre grand comique.

La première question qui me vient à l’esprit : pourquoi appelle-t-on les des « sans-papiers » ? Ils ont des papiers mais pas français et sont en fraude dans notre pays. Ces clandestins, si nos lois étaient appliquées, n’auraient aucune vocation à rester en France. La tolérance qui leur est offerte est incompréhensible. Dans une période de grande crise économique, avec les nombreux problèmes que nous connaissons tant sur le plan de la pauvreté que du chômage, cette entorse aux lois de l’immigration est insupportable.

Le côté risible de la chose, c’est que le ministre de l’Intérieur, patron des flics qui doivent faire appliquer ces lois, rend officiel le fait que les travaillent. D’un coup, comme cela, il autorise tous les patrons voyous qui embauchent ces « sans-papiers » à bas prix, qui les exploitent, à continuer et à renforcer leurs recrutements.

Deuxième effet comique, ces doivent être sur notre sol depuis plus de cinq ans. Ainsi Manuel Valls explique que rien n’est fait et que rien ne sera fait pour expulser les clandestins de France. Malheureusement ce n’est pas que risible, loin s’en faut. Sous ses aspects rigides et imitant à l’Intérieur, Valls fait exactement le contraire de ce qu’il affiche. En publiant ce texte sur les clandestins, avec la honteuse excuse que « c’est pour compenser l’arbitraire des préfets », il procède à une véritable reconnaissance du statut de « sans-papiers ».

Pendant ce temps-là, la droite de l’UMP, qu’elle soit forte, molle, sociale ou tout autre nom d’emballage cadeau, est et reste surtout inutile. Le combat des chefs qui fait rire toute la France (encore un festival comique) ne laisse aucune place à une opposition qui se devrait efficace. Le chômage n’a jamais autant augmenté, tout le monde s’en fiche. Les socialistes font ce qu’ils veulent, personne ne s’en rend compte.

Alors, ne nous y trompons pas, sous ses aspects propres sur lui et sa communication de droite, Manuel Valls, au milieu des comiques de droite, est bien un comique de gauche.

36 vues

3 décembre 2012

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.