Le Parisien rapporte que 250 manifestants ont protesté, lundi soir, contre les violences policières, aux abords de la mairie de L’Île-Saint-Denis. « À proximité de l’endroit où des policiers ont tenu des propos racistes lors d’une interpellation, fin avril. » Un rassemblement organisé au mépris des règles en vigueur (les rassemblements de plus de dix personnes étant interdits) mais « toléré », voire même encadré, protégé, selon Ouest-France, qui rapporte que « les policiers étaient cependant présents en nombre. Ils auraient même encerclé les participants pour empêcher d’autres personnes de se joindre au mouvement. » Excès de zèle ? Façon de fêter la fin du confinement ? Masochisme des forces de l’ordre ?

« Police partout, justice nulle part ! », tel était leur slogan. Pour la représentante de la CGT Céline Verzeletti, « nous tenions à être ici car ce confinement a mis en lumière de terribles inégalités sociales ». Tout s’est bien passé, toujours selon Ouest-France, puisque « les manifestants se sont finalement dispersés vers 20 h »… Bien sympathique, tout ça.

Parmi les organisateurs, des habitués de ce d’actions, comme le Comité Adama, la CGT ou un élu de la ville de Saint-Denis, Madjid Messaoudene, qui a tweeté ce message instructif : « On l’a fait on a tenu ce rassemblement contre les #ViolencesPolicieres malgré la nasse malgré les menaces d’arrestation et d’interpellation bravo à toutes celles et ceux qui ont soutenu cette démarche dès le début Merci à toutes celles et ceux qui sont venu.e.s. » Tout y est, jusqu’à l’écriture inclusive, qui fait partie de l’arsenal révolutionnaire d’extrême gauche.

Les manifestants dénoncent les violences policières qui, selon l’élu, « existent depuis trop longtemps dans les quartiers populaires, et elles n’ont pas cessé pendant le confinement, là où il aurait été de bon ton que l’État soit bienveillant ». Et de souligner « la triple peine » de la Seine-Saint-Denis : « Lits d’hôpitaux en moins, logements insalubres, nombreux travailleurs […] contraints d’aller travailler en première ligne face au Covid », record des « verbalisations » et des « violences policières ». Le parfait manuel de la victimisation.

Mais hier soir, les forces de l’ordre n’en ont pas fait assez, selon Madjid Messaoudene ; c’est bien la « nasse » des policiers qui a créé le danger : « Nous voulions faire une chaîne humaine à distance d’un mètre chacun, mais ils nous en empêchent en nous encerclant… » Ah, ces méchants policiers, fauteurs de troubles, et ces bons citoyens qui ne demandent qu’à appliquer les règles de sécurité ! De qui se moque-t-on ?

Il ne s’agit pas de nier la misère sociale qui peut exister dans ces quartiers, ni de prétendre que leurs habitants sont tous solidaires de ces trublions. Une riveraine, interrogée par Le Parisien, estime que ce rassemblement est « un scandale » et lance : « Que font ces gens, à part créer un nouveau cluster Covid ? » Mais quel est le poids de ces propos, face aux déclarations d’un membre du Bureau national de la CGT qui espère que ce rassemblement, réunissant, « chose rare », des associations et des syndicats, « mettra en lumière le ras-le-bol de la banlieue » ?

Force est de constater que des organisations, parfois subventionnées par l’argent public, soutiennent des mouvements activistes qu’on peut qualifier de subversifs. Dans ces quartiers où l’islam tente d’imposer sa loi, les islamo-gauchistes de tout poil, les décolonialistes, les altermondialistes trouvent un terrain de jeu favorable. Tout est prétexte à semer le désordre, dans la rue et dans les esprits, en faisant passer la population pour victime, alors qu’elle est l’otage de ces extrémistes. Le cycle provocation-répression-mobilisation, cher aux soixante-huitards, suscite des émules.

Les plus coupables, dans cette histoire, ce sont les autorités politiques qui, en restant sourdes ou aveugles, en minimisant la gravité de la situation, se font les complices de la dissolution de l’État.

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