Le maillot arc-en-ciel, c’est terminé. Selon les informations de RMC Sport, la Ligue de football professionnel (LFP), présidée par Vincent Labrune, aurait pris la décision de ne pas reconduire sa campagne contre l’homophobie via les maillots floqués aux couleurs de l’arc-en-ciel. Une annonce non démentie par l’instance footballistique qui, par la voie d’un communiqué publié sur son site, a dit travailler sur le sujet : « La Ligue de football professionnel tient à préciser qu’un travail est actuellement en cours pour préparer les journées dédiées à la lutte contre le racisme en mars prochain, puis à la lutte contre l’homophobie en mai prochain. »

Cet abandon serait dû à la polémique qui avait eu lieu, en mai dernier, lors de la journée « Homo ou hétéro, on porte tous le même maillot ». Certains joueurs, comme les Toulousains Zakaria Aboukhlal (Maroc), Moussa Diarra (Mali), Saïd Hamulic (Bosnie-Herzégovine) et Farès Chaïbi (Algérie), le Nantais Mostafa Mohamed (Égypte) ou encore le Guingampais Donatien Gomis (Sénégal), avaient refusé de jouer pour leur équipe s’ils devaient porter le maillot arc-en-ciel. Le Nantais avait justifié ce refus pour « croyances personnelles » en précisant, sur son compte X : « Vu mes racines, ma culture, l’importance des mes convictions et croyances, il n’était pas possible pour moi de participer à cette campagne. »

Joint par BV, Yoann Lemaire, président et fondateur de l’association Foot ensemble qui est à l’origine de cette opération, excuse ces joueurs. Il considère que leur éducation ne leur permet pas de comprendre ce combat : « Ils ne voient pas la différence entre la lutte contre l’homophobie et la promotion de l’homosexualité. » Il ajoute : « Ils viennent parfois de pays où l’homosexualité est interdite. » Il rappelle également que les footballeurs « n’ont pas été concertés » avant le lancement de la campagne et que beaucoup ont considéré qu’une lutte, qui n’est pas la leur, « leur avait été imposée ». Peut-être… Le président de l’association se veut compréhensif et ouvert, mais il pense tout de même qu’un tel projet « ne devrait pas poser de problème ». 800 joueurs ont d’ailleurs participé, sans rechigner, à l’opération.

Pour une minorité, six footballeurs, la LFP envisage donc de revoir ses plans. La crainte de voir le phénomène s'amplifier est réelle. Pour éviter une nouvelle polémique et un nouvel affront, le flocage arc-en-ciel serait remplacé par un message écrit qui ne pourrait pas être considéré comme une quelconque promotion de l’homosexualité. Est-ce que cela suffira à convaincre les plus réticents ? Ce n’est pas sûr mais, au moins, cette fois-ci, ceux qui refuseront de jouer ne pourront pas se cacher derrière cette ambiguïté.

Quoi qu’il en soit, cette affaire pourrait relancer le débat sur l’implication des sportifs sur des questions qui n’ont aucun rapport avec leur discipline. Si chacun restait strictement dans son rôle, cela éviterait quelques prises de position hasardeuses. Que les footballeurs tapent dans un ballon, que les rugbymen fassent des passes en arrière et que les basketteurs visent le panier et les moutons seront bien gardés.

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21 octobre 2023 à 13:15

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29 commentaires

  1. Pourquoi vouloir faire de nos sportifs des porte- drapeaux? Qu’ils se contentent de faire ce pour quoi ils sont payés et les vaches seront bien gardées. De plus, les instances sportives se coucheront toujours devant les revendications d’une certaine  » communauté « .
    Et enfin, pourquoi toujours l’homophobie? Il y a une multitude de causes à défendre.

  2. La conclusion est de bon senssouvent oublié. Au vu des faits je comprends aujourd’hui ce qu’est le relativisme. C’est un effacement de nos identités.

  3. Toujours les mêmes dirait on , sinon pourquoi ce sont TOUJOURS des mots en …phobie qui ont les honneurs des sportifs, poeple, médias???
    Jamais un éleveurs des charolais, un marin pêcheur, un conducteur de brook un ouvrier à la chaîne ???

  4. « Que les footballeurs tapent dans un ballon, que les rugbymen fassent des passes en arrière et que les basketteurs visent le panier et les moutons seront bien gardés. »
    Tout est dit = Merci madame.

  5. Qu’ils se contentent de jouer au ballon ça ira beaucoup mieux que de vouloir faire de la politique de bas étage.

  6. Ah ? Parce ces (ses) joueurs-là ont une « éducation » ?
    S’ils en avaient une « d’éducation », ils respecteraient les us et coutumes du pays qui leur permet d’exister sur un terrain de foot, la France.
    Si cette France inpacte négativement sur leur « éducation », alors qu’ils la quittent, et rentrent taper dans la bataille, et se rouler sur le gazon synthétique de leur pays d’origine.
    En même temps, comme dirait l’autre, voilà ce qui arrive quand on mélange avec le sport, des sujets qui lui sont extérieur.

  7. Lutter contre l’homophobie c’est déjà promouvoir l’homosexualité . Evoque-t-ont l’hétérophobie dont sont atteints les homosexuels ? Evoque-t-on les agressions envers les hétéros en les qualifiant d’hétérophobie ? Les homos font un complexe de persécution, ce qui est déjà révélateur de leur prise de conscience de leur anormalité, alors qu’ils sont simplement considérés comme les hétéros, c’est-à-dire sujets à agressions. Qui plus est, cette lutte utopique contre l’homophobie est vieille comme le monde et continuera à travers les âges. Le régime macronien se complait dans des considérations utopiques impossibles à juguler compte-tenu de la nature de leur créateur, l’instinct, l’esprit humain, le naturel. Ainsi il prétend éradiquer la haine, tout ce qui est phobie, la maltraitance des femmes, des hommes, des enfants, etc . On peut lutter mais pas éradiquer. Il tue le temps, détourne les attentions de l’essentiel , son incompétence, la prospérité de la France en décadence.

    1. IL faut prêcher la victimisation pour arriver à ses fins. Les autres minorités l’ont bien compris et font la même chose. Enfin minorité qui deviennent parfois des majorités, ou sont en passe de le devenir !

    2. Et puis si on arrêtait d’affubler les préfixes homo et hétéro du radical sexuel, on y gagnerait peut-être plus. Comme si la relation entre deux êtres était uniquement et principalement sexuelle. C’est avant tout une relation d’amour entre deux personnes qui partagent plus que le sexe. Pourquoi je dis cela, c’est parce que les définition du mot sexe dans le dictionnaire de référence (celui de l’Académie Française) se rapporte d’abord à la biologie.

  8. Et toujours le double langage: si comme ils le revendiquent les homos sont des personnes comme les autres, pourquoi ont-ils besoin de « journées spéciales » de promotion ? Fait-on des journées en faveur de l’hétérosexualité ou du port de la moustache ?

  9. La « problématique » est dite par l’un des instigateurs de cette action : « Ils ne voient pas la différence entre la lutte contre l’homophobie et la promotion de l’homosexualité. » Et c’est là où « ça » coince ! …

    Il faut aller dire cela au plus haut niveau du pouvoir en FRANCE ! … Les idéologies totalement entretenues et l’implication personnelle de certains dirigeants sont suffisamment prégnants pour que le peuple ait le droit de se poser la question au sujet de ce qui se fait pour promouvoir des comportement par rapport à d’autres ! …

  10. Article ambigu, qu’on peut interpréter de deux façons différentes. Je laisse les lecteurs juger par eux-mêmes.

  11. Le grand brassage ethnique, la mixité sociale par le sport voulu par le PS/PC de Mitterrand est un cheval de Troie dans notre France depuis les années 80, même aujourd’hui, un joueur de l’équipe nationale ose porter plainte contre le ministre de l’intérieur c’est dire la décrépitude de l’état, du gouvernement Macron et de la classe politiquement dans sont ensemble.

  12. Bonne conclusion , que chacun fait ce pour quoi il est là et les moutons seront bien gardés . Ces minorités veulent s’imposer partout mais nous ne sommes pas d’accord . Qu’ils vivent leurs vies sobrement et dignement sans emmerder tout le monde et tout ira bien . Et surtout qu’ils laissent nos petits tranquilles , c’est le rôle des parents de s’occuper des enfants .

    1. Ils pleurent car le nouveau calendrier des matchs est trop important q*vec 90 parties par année, ils seront trop fatiguées risque de blessures, mais les langues fourchues de certain, là ne sont pas assez fatiguées.

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