On apprend dans un communiqué que l’association de consommateurs UFC-Que choisir a décidé de porter plainte contre le réseau social chinois TikTok, en association avec le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC). Révoltée par l’incurie du célèbre réseau social, qui a pourtant été utilisé par notre Président lui-même afin qu’il puisse s’adresser aux « jeunes » dans son inimitable style, l’association pointe plusieurs problèmes sérieux, qui sont ceux de la plupart des .

41 % des utilisateurs de TikTok étant âgés de 16 à 24 ans, la question de la protection des mineurs se pose également. Suggestion de « contenus inappropriés », manque de filtres et de contrôle des discussions, mais aussi utilisation des données personnelles ou encore vente de « coins » qui n’ont rien de virtuel et représentent en réalité l’argent des utilisateurs… un certain nombre de points méritent en effet d’être soulevés.

Rien de neuf sous la lumière bleue des écrans. Abrutissement des masses, corruption des mineurs, profit, glorification de la bêtise et flatterie des bas instincts : les faits sont toujours les mêmes. Les jeux en ligne, les publicités, les vidéos plus ou moins scabreuses tiennent lieu d’éducation à une part toujours plus importante de la jeunesse. Narcissisme, surexposition, grégarisme et dérision sont les nouvelles valeurs qu’exalte le Web.

Non, ce qui est nouveau, et peut-être le début d’une reprise en main collective, c’est le fait qu’une association décide d’attaquer en justice un réseau social pour lui demander des comptes. On ne peut qu’aller dans le sens d’une telle démarche et convenir que beaucoup de choses nous ont échappé, à nous, usagers des réseaux sociaux. L’UFC-Que choisir espère que des « mesures contraignantes » seront prises pour que TikTok soit contraint de mieux informer ses usagers. On peut rêver que TikTok se plie à une hypothétique décision de justice. On peut même rêver que les GAFAM soient les prochains sur la liste.

Filtres idiots, photos ridicules, vidéos « rigolotes », arnaques et autres joyeusetés ne disparaîtront sans doute pas de sitôt, mais si une décision judiciaire peut protéger les enfants…

17 février 2021

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