Lorrain de Saint Affrique est interrogé au micro de Boulevard Voltaire sur l’état de santé de hospitalisé depuis plusieurs jours. Il va plutôt bien, sa fille Marine est allée le visiter dimanche à l’occasion de la fête des Pères.

Jean-Marie Le Pen a été hospitalisé. Quel est son état de santé ?

C’est une complication de la grippe qu’il avait eue il y a quelques semaines. Elle n’avait pas très bien évolué.
À son âge, il faut faire très attention. Je vous rappelle que Jean-Marie Le Pen aura demain 90 ans.
Les plus grandes précautions s’imposent. Aujourd’hui, il va plutôt bien. Il s’ennuie beaucoup à l’hôpital. Il reçoit les traitements appropriés. Il a été possible de les lui donner plus rapidement que la dernière fois, car la cause de ses troubles avait été identifiée une première fois. Il avait envisagé de sortir aujourd’hui et finalement, il a décidé de lui-même avec l’accord de son médecin de rester encore quelque temps à l’hôpital pour ne pas perturber le quotidien de ses proches s’il était rentré chez lui. Cela aurait bousculé un peu le rythme de la maison. Il trouve donc que ce n’est pas plus mal de rester à l’hôpital. Il avait le choix. Ce n’est donc pas un mauvais signe, loin de là.

Une polémique est née sur les réseaux sociaux puisque certains se sont réjouis et d’autres ont même émis des souhaits macabres. Ces propos l’ont-ils touché ?

C’est un sujet récurrent. Lorsque Jean-Marie tweete, il y a toujours quelques commentaires pour lui souhaiter de ne pas passer la nuit ou de disparaître le plus vite possible.
Généralement, il les regarde et cela le fait rire. Il se dit qu’il arrive encore à perturber l’esprit, le cœur et le système nerveux de ses adversaires et par conséquent, ceux qui ont du temps à perdre. S’infiltrer sur les réseaux sociaux et suivre ces tweets pour l’insulter lui donne le sentiment qu’il réussit à leur faire perdre leur temps et à les énerver. Il en est parfaitement enchanté. De temps en temps, il jette un coup d’œil là-dessus.
L’équipe de gestion des comptes Facebook et Twitter de Jean-Marie Le Pen a décidé de ne pas censurer les commentaires à moins de menaces de mort directes. Cela ne s’est pas encore produit donc nous laissons faire. Quand il voit cela, il a plutôt tendance à être amusé que perturbé.

Marine Le Pen se rendra à son chevet. Est-ce une première depuis plusieurs mois ? Est-il content de cette nouvelle ? Peut-on s’orienter vers une réconciliation entre le père et sa fille ?

Cela s’est produit dimanche. Marine Le Pen ainsi que deux de ses filles et une de ses nièces se sont rendues à l’hôpital à l’occasion de la fête des Pères pour le voir. Cela lui a fait plaisir. Cette information n’avait vocation à être publique, car il pensait à juste titre que les interprétations poseraient plus de problèmes que le fait lui-même.
C’était strictement familial. C’était une démarche assez classique. Évidemment, la rupture politique a été tellement spectaculaire que beaucoup pensent qu’il y a aussi une rupture personnelle. Ce n’est absolument pas le cas. Les questions familiales n’ont jamais été mélangées avec les questions politiques. Il n’y a jamais rien eu de personnel dans la dégradation de leur relation.
Cela lui a fait très plaisir, mais il aurait préféré que cela ne se sache pas pour qu’on n’en déduise pas que la situation était tellement mauvaise pour lui du point de vue de sa santé que sa fille venait le voir. Cela n’a rien à voir avec tout cela. D’ailleurs, Marine n’était pas seule, elle était avec trois des petits-enfants de Jean-Marie.
J’ai été obligé de préciser aujourd’hui que tous les gens qui se trouvent à l’hôpital et qui reçoivent des visites familiales le dimanche ne passent pas l’arme à gauche dans la semaine. Cela se saurait.

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