Des bandits incompétents et irresponsables, dotés d’un culot monstre, gouvernent le sous la tutelle du Hezbollah à la solde de l’Iran, et ce, depuis la fin de la guerre civile.

Pas un président de la République (chrétien), pas un Premier ministre (musulman sunnite), pas un haut fonctionnaire à poste stratégique ou sécuritaire ne peut être élu ou nommé sans l’aval du Hezbollah.

En effet, l’élection du président de la République se déroule depuis trente ans de manière pour le moins curieuse : le Hezbollah via ses alliés boucle le Parlement (chargé d’élire le Président) et menace d’un coup de force armé si l’on ne s’entend pas à l’avance sur le nom de l’heureux élu. Inutile de préciser que ce dernier doit lui être favorable. Pas d’entente, pas de Président ! Le poste est resté vacant pendant plus de 18 mois à plusieurs reprises. Il en est de même du Premier ministre nommé. Les Présidents élus et les Premiers ministres nommés le sont donc par la quasi-majorité des députés, qui finissent par obéir au diktat. Drôle de démocratie.

L’aéroport et le port de Beyrouth, entre autres, considérés comme des sites stratégiques sont indirectement aux mains du Hezbollah, les hauts fonctionnaires qui les dirigent étant leurs hommes liges.

Le mardi 4 août, 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium explosent dans le port de Beyrouth situé dans la ville, à l’est, entre le centre et le célèbre quartier chrétien d’Achrafieh, symbole de la résistance pendant la guerre. La ville est ravagée, et particulièrement sa zone chrétienne. Plus de 200 morts et 5.000 blessés, pas une maison, pas un appartement, pas un immeuble resté intact.

Les habitants des quartiers les plus proches du port ont perdu leurs logements totalement saccagés, quand ils ne sont pas partiellement détruits.

Touchés par une crise financière sans précédent, due à la corruption des mêmes bandits qui s’appliquent, depuis des années, à vider les caisses de l’État et les comptes bancaires des citoyens, créanciers de ce dernier qui emprunte leur argent sans limite et sans espoir de le rendre un jour, il restait aux Beyrouthins leurs maisons, leurs bureaux et commerces, mais les voilà partis en fumée.

Ce n’est pas moi, c’est lui !

Pourquoi 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, matière hautement dangereuse, sont-elles stockées dans le port de Beyrouth sans aucune norme de sécurité ? D’où viennent-elles et pour quoi faire ? Qui est responsable ? Le gouvernement libanais, peuplé d’une bande de bavards irresponsables, spécialistes du mensonge grotesque digne de la Pravda soviétique et de l’inefficacité chronique, n’a pas froid aux yeux. Le Premier ministre explique par un communiqué laconique qu’il s’agit d’un « accident » et non d’un attentat (nous voilà rassurés), dû à un stock de nitrate d’ammonium stocké au port depuis longtemps. C’est tout, pas d’autre explication, circulez, il n’y a rien à voir !

Quant au Président Aoun, ce mégalomane vaniteux d’une vulgarité incomparable, qui avait promis aux Libanais un « État fort » sous sa présidence, n’a même pris la peine de s’adresser personnellement aux Libanais et n’a pas jugé utile d’aller à la rencontre des habitants de Beyrouth meurtris.

Dans ce petit pays, les services sécuritaires sont nombreux, c’est une véritable armée mexicaine : Sûreté générale, Sûreté de l’État, Renseignement militaire, Renseignement de la gendarmerie, sans compter la direction des douanes et celle du port. Tous sont au courant de tout, mais chacun se renvoie la balle, prétendant ne rien savoir, tout en assurant que les autres, eux, savaient, y compris le Premier ministre et le président de la République.

Le gouvernement a finalement trouvé quelques fusibles : « les pauvres responsables du stockage du port sont assignés à résidence en attendant l’enquête », les lampistes payeront. On savait que les « cons, ça ose tout », pour paraphraser Audiard, mais le culot des bandits dépasse l’entendement. Ils doivent se frotter les mains à l’idée d’une aide internationale en préparation – voilà les affaires qui reprennent, par ici les rétrocommissions sur les futurs travaux.

Si les Libanais ne prennent pas les armes pour se débarrasser des barbus et de leurs larbins, il ne leur restera que les larmes.

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