LFI ou La Folie intégrale : des députés plaident la cause de violeurs en série de mineurs

Ils ont rejeté la perpétuité réelle vendredi. Il sera procédé ce mardi à une seconde délibération. Même leurs électeurs sont pour !
ELOUAN (1)

On aurait pu imaginer qu’en France, pays clivé s’il en est, existe au moins un consensus d’un bord à l’autre de l’échiquier politique : celui d’un « plus jamais ça » s’agissant des viols d’enfants. Une union sacrée autour d’une sévérité implacable pour ces criminels. Pas seulement pour les punir, d’abord pour les tenir à l’écart de la société, hors d’état de nuire. Les mettre à l’ombre pour que nos enfants puissent grandir au soleil.

Eh bien, on s’était trompé. Ni le drame Lyhanna ni l’affaire du périscolaire n’ont réussi à ébranler les convictions idéologiques de ces députés LFI, communistes ou encore écologistes qui, lors de l'examen en première lecture du projet de loi sur la protection des enfants, vendredi 17 juillet, ont rejeté l’article visant à instaurer une peine de réclusion à perpétuité pour les auteurs de viols en série sur des mineurs de 15 ans. À l’initiative du ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, il sera procédé, ce mardi, à une seconde délibération.

Principe de précaution

Des députés LFI - et non des moindres - volent donc au secours des violeurs en série d’enfants et plaident leur cause. Éric Coquerel a déclaré, sur BFM TV, qu’ils n’étaient « pas forcément incurables » (sic). Tout est dans le « pas forcément ». Il y a donc un doute (et même un très gros doute). Éric Coquerel aimerait que le doute profite au criminel. Nous aimerions, nous, qu’il protège nos enfants. Est-ce trop demander ?

Il faut se rappeler comment cette extrême gauche a milité pour le « principe de précaution » en matière écologique : apparu dans le sommet de Rio en 1992 et finalement intégré dans la Constitution en 2005, il y était question de cette vertu cardinale essentielle de prudence et de « risques de dommages graves et irréversibles ». Mais les « risques de dommages graves et irréversibles » que représentent ces prédateurs lâchés dans la nature sur ces petits mammifères fragiles, ces petites pousses sans défense que sont les enfants, ils ne semblent s'en inquiéter nullement.

Pour Éric Coquerel, encore (je cite), « le violeur d’un bébé, de plusieurs bébés, ce n’est pas le fait qu’il risque la perpétuité qui va l’empêcher de le faire » (re-sic). Il n’y aurait donc pas, selon lui, de vertu dissuasive à la prison. Outre le fait que cela reste à prouver, la prison n'a pas seulement vocation à dissuader, elle sert aussi à protéger : tant qu'il sera enfermé, le violeur ne pourra pas violer. Monsieur de La Palice, bonsoir ! Et s’il y reste toute la vie, la question de la dissuasion ne se pose plus. Inutile de continuer à gloser : problème réglé.

Pour la députée LFI Gabrielle Cathala, à la tribune de l’Assemblée, la perpétuité pour « viol serial » (c’est ainsi qu’elle les appelle) sur les mineurs de moins 15 ans serait « condamner le détenu à la mort sociale dans le silence et à aucun moment ne favoriserait son insertion ou sa réinsertion ».

Et la mort psychologique, la mort affective, donc la mort sociale - voire, comme dans le cas de Lyhanna, la mort tout court - à laquelle le violeur a condamné ses victimes l’intéresse-t-elle ? Quant à la réinsertion… On a vu ce qu’ont pu donner les libérations anticipées de Michel Fourniret ou Pierre Bodein pour « bonne conduite ». LFI ou La Folie intégrale !

En désaccord avec leur électorat...

Selon un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD du 17 juin, 92 % des Français sont favorables à la perpétuité réelle pour ceux qui ont commis des crimes sur des enfants. Une fois n’est pas coutume, celles-ci étant habituellement réputées plus miséricordieuses, ce sont les femmes les plus unanimes : 95 %. Mais c’est de leurs petits qu'il s’agit ! Elles se moquent que leur réclusion à vie soit, pour ces violeurs en série, un prix lourd à payer car la vie de leurs enfants n’a pas de prix.

Notons (c’est intéressant) que les électeurs de La France insoumise et les Écologistes ne sont pas les derniers : ils se prononcent à 92 % en faveur de cette perpétuité incompressible.

Un autre parti de l’autre côté de l’échiquier - LR, pour ne pas le nommer - a appris à ses dépens, sur d'autre sujets, qu’il ne faisait pas bon, à long terme, laisser s’installer un hiatus idéologique entre les élus et les électeurs. Les députés LFI et Écologistes qui voteront demain devraient y réfléchir.

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Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

91 commentaires

  1. « On aurait pu imaginer qu’en France , pays clivé s’il en est , existe au moins un consensus d’un bord à l’autre de l’échiquier politique » ! Étiez vous distraite Gabrielle CLUZEL ? Seulement 77 Députés , sur 577 , étaient présents à l’ AN pour voter une Loi d’une telle importance ! Certes le Pays est clivé , mais à en juger par l’assiduité de nos Députés , il y a effectivement un « consensus » , mais pour considérer que la Politique , c’est d’abord un « fro-M-age » , ensuite que les Lois , pour ce qu’on en fait . . . ! Vos lecteurs m’auront compris !

  2. Pour une rarissime fois je vais penser que Coquerel a un point. La perpétuité devrait donc être appliquée – et tous les Français sont pour – ce qui en fait une belle mesure démagogique, ce qui ne peut déboucher que sur du mauvais. La question est donc de savoir de quelle perpétuité il doit s’agir ? Systématiquement incompressible, ce n’est pas possible. Alors, au lieu de s’attaquer à la peine encourue il vaudrait mieux réfléchir à la peine effectuée, c’est à dire aux remises de peine : 50% en France pour tous y compris les plus graves crimes, c’est bien trop ; plus le crime est grave moins il doit y avoir de rémission. ET, dans ce cas de pervers quasi inguérissables – car la perversion est très difficilement curable – il faudrait que toute conditionnelle soit soumise, lors de créneaux alloués tous les tant d’années, à un comité type USA qui examinera la demande de « parole » (pour parler américain !) quitte à bien sûr pouvoir la refuser. Les grands criminels (genre Manson, Sirhan Sirhan, etc) se voient souvent refuser cette « parole » et font leur perpétuité. Là, nous aurions des jugements au cas par cas, dûment examinés.

    • Vous pensez bien que la justice française ne va pas imiter ces sauvages Américains qui exécutent encore les assassins sans leur laisser une chance de récidiver !

  3. Si vous le permettez, j’ajouterai à vos excellents commentaires, ce qui ne se dit pas, ou plus, en tout cas surement pas dans le politiquement correct et qui pourrait me valoir ici même la censure: la loi du Talion: « oeil pour oeil, dent pour dent ». Autrement dit la vengeance. Tout à fait d’accord pour considérer que la prison, à perpétuité ou pas, protège la société des récidives. C’est un acquis. J’admets aussi que les criminels puissent être considérés comme psychologiquement dérangés, et que, peut-être, des soins puissent améliorer l’état mental. N’empêche. J’admets même que le prêtre puisse considérer que la religion amènera une révélation salvatrice. Et bien que tout cela enrichisse lumineusement le séjour carcéral du détenu qui en profitera alors pour produire des oeuvres de haute valeur morale favorisant son entrée au paradis.

  4. Séquence hallucinante de E. Coquerel le chouchou du service public. Horrible, ignoble et spécieuse rhétorique de la part d’un type indigne héritier de cette gauche complaisante envers la pédophilie (cf Cohn-Bendit etc). Protéger les enfants de pervers sexuels récidivistes semblaient pourtant aller de soi mais pas pour ces idéologues de salon. Qu’ils aillent expliquer leur vote auprès des mamans de leur électorat, bon « courage ». Le pire c’est que LFI va s’en tirer à bon compte à la fin et parviendra à faire oublier son lourd passif aux prochaines élections.

  5. Au delà de ces élus totalement déconnectés , les plus à déplorer sont ceux parmi la population qui votent pour ces représentants , pas seulement dans l’éducation nationale que le niveau de l’intellect est au fond du gouffre.

  6. Et toujours « la frousse  » de faire appel au peuple, en proposant « le référendum ». Nos politiques une fois élus, toujours par le peuple se contre fiche par la suite de ce qu’il peut penser, ils font ce qu’ils veulent et nous, nous comptons les points. Les sondages à leurs yeux ne comptent pas, ils tracent leurs routes.
    A défaut de réintroduire la peine de mort, pratiquer la castration chimique en accord ou pas avec le violeur serait la solution, au passage beaucoup plus économique que le perpète, la vraie qui coute un bras.
    Qaunt à ce pauvre type et ses sbires Eric Coquerel, sans commentaires ils sont hors sol, à dégager!

  7. La question que je me pose est plus large et englobe le sujet : sera t’il possible et si oui, combien de temps faudra t’il pour sortir notre pays des dérives gauchistes provoquées par Mai 68 ? Il est peut-être midi moins 5 mais il me semble plus certain qu’il soit au moins midi et quart, voire midi et demi, tellement tout est parti à vau-l’eau.

  8. Eric Coquelles a raison cela l’empêchera pas de dissuader les violeurs d’enfants.
    Mais ça les empêchera sûrement de continuer de nuire, car l’ensemble des psychiatres s’accorde à dire que la pédophilie est incurable, Et, même la castration chimique, est inefficace

  9. C est incroyable le niveau de leur decorrrelation du monde réel. La gauche meprise les victimes. Laissons les tomber du côté où ils penchent.

  10. LFI et la gauche, défenseurs de toutes les racailles! Et bien sûr anti police. Auraient ils peur que leurs bancs à l’assemblee se degarnissent progressivement si des lois plus répressive étaient votées et appliquées ?

  11. Éric Coquerel a déclaré, sur BFM TV, qu’ils n’étaient « pas forcément incurables »
    De qui parlait il ? Des pédo-criminels ou des militants et élus LFI ?

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