Les demandeurs d’asile autorisés à décider du sexe de leur interprète en France

Un projet de décret semble encore élargir les privilèges accordés aux demandeurs d’asile.
Capture d'écran LCP.
Capture d'écran LCP.

C’est un document qui interroge autant qu’il inquiète. Transmis à notre rédaction par une source policière, un projet de décret vise à modifier le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en France. Il s’agit d’une mise en conformité avec le droit communautaire et le Pacte européen sur la migration et l’asile qui entre en vigueur ce 12 juin 2026. Entre autres mesures, cette homogénéisation des procédures inclut quelques innovations concernant l’enregistrement et le traitement des demandes d’asile, ainsi que les modalités des entretiens individuels auxquels sont soumis les migrants. L’article 13 indique ainsi que cet entretien peut se faire en visioconférence lorsque le demandeur d’asile est dans l'impossibilité de se déplacer, notamment « pour des raisons familiales » ou encore lorsqu'il est « assigné à résidence ou retenu dans un lieu privatif de liberté ». Faut-il comprendre que la France est sommée d’étudier la demande d’asile d’un migrant même lorsque celui-ci se trouve en prison ou dans un centre de rétention administrative ?

Un entretien à la carte

Le même article précise d’autres conditions de conduite dudit entretien. La langue utilisée doit, ainsi, être « celle pour laquelle le demandeur a exprimé sa préférence ». Aux agents français de bien vouloir se débrouiller. Cerise sur le gâteau, l’étranger qui demande à être reçu sur notre territoire peut demander « que cet entretien soit mené par un agent du même sexe que le sien et, le cas échéant, que la traduction soit réalisée par un interprète du même sexe que le sien »… Cette disposition est-elle à mettre en lien avec le fait que plus de 60 % des primo-demandeurs d’asile en France sont originaires de pays musulmans ? Allez savoir...

Un syndicaliste policier réagit auprès de BV : « C'est sidérant. Nous sommes dépossédés de notre destin. » En réalité, les exigences des demandeurs d’asile concernant le sexe de leurs interlocuteurs faisaient déjà l’objet de précédents textes législatifs, à l’image du Guide des procédures à l’OFPRA et du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Mais les désirs des requérants étaient jusqu’à présent légèrement tempérés : le demandeur d’asile pouvait exprimer un souhait concernant le genre de l’agent de l’OFII ou de son interprète si et seulement si cette demande apparaissait « manifestement fondée par la difficulté, pour le demandeur, d'exposer l'ensemble des motifs de sa demande d'asile, notamment ceux liés à des violences à caractère sexuel ». À partir du 12 juin, cette mini-contrainte sera vraisemblablement de l’histoire ancienne. Les migrants seront-ils également autorisés à demander à avoir affaire à des agents de la même religion qu’eux ? La disposition n’est pas encore prévue, mais nul doute que l’idée germera très bientôt dans la tête d’un de nos commissaires européens.

Un statut privilégié

Si quelques initiatives sont menées, ici ou là, à l’échelle européenne pour tenter de freiner quelque peu les entrées de migrants sur le continent, l’idéologie en place reste désespérément la même. Les migrants continuent à être traités en France comme une espèce à protéger dès l’instant où ils déposent un dossier de demande d’asile. C’est alors un nouveau monde, ouaté et opulent, qui s’ouvre à eux. Endettée jusqu’au cou, la République a toujours quelques milliards à dépenser lorsqu’il s’agit de prendre en charge ses prétendus « réfugiés ». Elle ne se contente pas de leur fournir des interprètes du sexe de leur choix : elle les loge, elle les soigne, elle les nourrit. Et si ces étrangers avaient encore d’autres exigences ou petits caprices, sachez que tout a été prévu : une carte de paiement est mise à la disposition de chacun, créditée chaque mois avec de l’argent français. Le montant de base pour une personne est de 6,80 euros par jour, puis majoré encore de 3,40 euros pour chaque personne supplémentaire constituant le foyer. Elle est pas belle, la vie ?

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

58 commentaires

  1. il va falloir aussi songer à la voix du navigateur dans les voitures. Il devrait y avoir un bouton pour choisir… Dans mon immeuble, c’est une voix de femme qui annonce les étages pour l’ascenseur, il faut que ce soit au choix de l’utilisateur….Si une femme flic demande au chauffard d’arrêter il va demander un collègue masculin…Si une femme propose au type, en train de se noyer, de l’aider pour sortir de l’eau, la honte quoi…

  2. c’est la fin de la France qui devient un vassal de l’Europe… Les Français sont complètement dépossédés de leurs droits et c’est catastrophique partout chez nous…

  3. Il y a bien longtemps que la France n’est plus un pays souverain. Elle ne maîtrise plus sa monnaie, son droit, ses frontières, son commerce extérieur. Elle n’est plus qu’une province européenne. Les étrangers quant à eux font ce qu’ils veulent : ils entrent comme ils veulent, ils se maintiennent comme ils veulent quand ils sont sous OQTF, etc … Et je ne parle pas de la 5ème colonne LFIste ! Le pire est peut-être le nombre de prétendants qui disent vouloir se présenter à l’élection présidentielle. Qui n’est plus qu’un « concours de beauté  » pour une vague fonction plus ou moins honorifique de gouverneur d’une province à qui il ne reste que le ministère de la parole.

  4. Si ce n’ est pas un cas de discrimination, faut qu’on m’explique ! L’ étape d’ après? La tenue vestimentaire sera-t-elle imposée au traducteur (trice). L’ entretien sera-t-il différé pour des choix momentanés , religieux ou autres ? Cette fois, la ligne rouge n’ est pas franchie….Elle a disparu.

  5. Cette mesure soulève une question d’égalité de traitement. Accepter qu’un demandeur puisse choisir le sexe de son interprète revient à admettre une exigence qui serait généralement jugée discriminatoire dans le monde du travail. Les conséquences pour les interprètes, notamment les femmes, méritent d’être prises en compte. D’autre part, s’ils ne sont pas contents, ils changent de destination : ah, non ce n’est pas possible, la soupe est trop bonne ici.

    • Bien sur ! Soins gratuits, et plus rapide que pour vous, aides financières diverses, traficotages de toute sorte, et intouchables.

  6. Est-il encore utile de parler de complicité du gouvernement avec l’islamisation ??
    Les preuves sont assez nombreuses…

  7. Ils auront maintenant un texte officiel qui permettra le refus d’obtempérer quand une femme fera son travail de police.

  8. Tiens, il y a de nouveau des sexes maintenant ?
    Perso, je vois bien que dans les salles d’attente de la clinique, s’il m’est égal d’être reçu par un médecin femme ou homme, ce n’est pas le cas de tout le monde, Fatima ne va pas consulter chez Marc ou Alfred…Et quand elle se met à avoir ses eaux comme on dit, en plein Hôtel de Ville, en plein service du logement (évidemment) il ne faut pas que le secouriste soit un type, et puis quand vient l’ambulance ce sont des infirmiers, et elle et son mari ne pipent nullement le français, le mec faché, en plus,et il faut trouver un traducteur…et c’était il y a 15 ans !

    • Ce que vous citez est toujours d’actualité !
      Le mâle dominant à toujours la main mise sur la femelle.

  9. Que l’on nous donne, tant qu’on y est, la liste des interprètes « haram »…!

    • Ils comprennent, mais ne veulent Pas froisser ce petit monde ! Ils ne vivent pas en proximité de ces populations, bien protégé dans leurs beaux quartiers.

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