La Suède durcit le ton pour les migrants qui ne mènent pas « une vie honnête »

Présenté en mars par le gouvernement suédois, ce projet de loi a été approuvé en juin par le Parlement.
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Le gouvernement suédois serre de nouveau la vis pour les migrants. Dimanche 12 juillet, une loi visant à expulser des migrants ne menant pas une « vie honnête » a été instaurée. Présentée le 24 mars dernier, elle a été adoptée le 9 juin par le Parlement. Cette loi illustre la volonté du pays de durcir sa politique migratoire en facilitant le retrait des titres de séjour des migrants.

Un retrait possible des titres de séjour

Au moment de l’introduction du texte, le ministre de la Migration, Johan Forssell, avait déclaré : « Le respect des lois et des règles va de soi, mais il doit également aller de soi que nous faisons de notre mieux pour vivre de manière responsable et ne pas nuire à notre pays. » Avant d’ajouter : « Si, par exemple, vous ne payez pas vos dettes, si vous ne vous conformez pas aux décisions des autorités suédoises, si vous abusez du système d’allocations, si vous obtenez un permis de séjour suédois par des moyens frauduleux… alors, vous n’avez pas le droit d’être ici. »

Cette nouvelle loi porte ainsi l’ambition de durcir la politique migratoire suédoise en établissant une liste d’exemples, comme le non-paiement de ses amendes ou de ses impôts. Les titres de séjour pourront également être retirés si les demandeurs d’asile ont menti dans leur dossier ou sont tout simplement considérés comme une menace par les autorités du pays. « Les déclarations, c'est-à-dire ce qu'une personne dit ou exprime, ne doivent pas en elles-mêmes être considérées comme une preuve d'un manque d'honnêteté, mais elles peuvent être un indice, par exemple, de liens avec l'extrémisme violent, ce qui peut alors être un signe de défaut de moralité », a précisé Ludvig Aspling, porte-parole en matière de politique migratoire du parti anti-immigration Démocrates de Suède, interrogé sur le sujet.

Une loi qui s’inscrit dans un tournant pour le pays

Cette loi vise également à supprimer les permis de séjour permanent. Les migrants ayant obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire en Suède ne peuvent désormais plus demander un titre de séjour pour résidence permanente. Cette mesure devrait aussi s’appliquer aux personnes arrivées via le mécanisme de réinstallation du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

Arrivé au pouvoir en 2022, le gouvernement de droite nationaliste a déjà présenté plusieurs réformes visant à durcir l’accès à la citoyenneté, notamment avec l’instauration de tests de langue obligatoires, une exigence de revenus minimums, des examens de culture et, enfin, une aide au retour pouvant aller jusqu’à 20.000 couronnes suédoises. Le but du gouvernement est de faire adopter cette série de réformes avant les élections législatives de septembre.

Vos commentaires

Un commentaire

  1. L’article oublie un detail .
    Le 13 juillet, la « loi sur la délation » entre en action : les fonctionnaires auront l’obligation de signaler les clandestins.

    Sachant que les expulsions sont en hausse de +60 % depuis 2022, on ne s’étonne pas d’apprendre que, en 2026, les départs d’extra-européens dépassent les arrivées.

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