Conseil des ministres du 4 mars. 13 h 15. se lance dans l’exposé des tenants et aboutissants de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Le Conseil se termine à 13 h 30. Un quart d’heure pour tout dire. Elle peut le faire.

A peine a-t-elle commencé qu’Emmanuel l’interrompt sèchement et l’invite à revenir, la semaine suivante, « pour une présentation qui correspond à [ses] attentes ». Formule mystérieuse qui peut se traduire par « Tu nous les brises, Marlène, j’ai la tête dans le coronavirus ». Cette Journée pour les droits des femmes ayant lieu le , Marlène reviendra donc le 11 pour faire la présentation d’un événement déjà passé. D’un exposé, il fit un compte rendu.

Choquée, la secrétaire d’État remet le joli exposé dans son cartable, deux larmes perlent au coin de ses yeux. « On avait dit que c’était la grande cause du quinquennat, tu parles.. Sniff ! » Une équipe de consolation composée de Nicole Belloubet, Franck Riester et Julien Denormandie accourt auprès de l’offensée et la sauve in extremis d’un naufrage dans les tréfonds du désespoir.

Au micro de , la rescapée s’insurge contre le ministre anonyme qui s’en est allé conter l’incident au Canard enchaîné. Scène confirmée par Match. Bravo, la solidarité ! Bonjour, les commérages ! Mais relativisons : « Le Président a considéré que c’était trop court pour parler de la question du droit des femmes à laquelle il accorde une grande importance, il m’invite à revenir mercredi pour un deuxième passage en Conseil des ministres. »

De retour en deuxième semaine, Marlène Schiappa remonte sur son cheval de bataille et explique que la journée de lutte s’est bien passée, qu’il y avait une sacrée bonne ambiance, vous auriez dû venir, etc. Après quoi, Emmanuel Macron refait son retard en félicitant chaudement la rabrouée du Conseil précédent. « Gros travail très bien mis en œuvre. » Et très beau brushing. Quelle grâce !

Dans la foulée, l’Élysée dissipe le passage nuageux avec un communiqué officiel, rappelant le travail considérable effectué par la secrétaire d’État et rappelle les quelques mesures anti-maris violents prises par l’intéressée : instauration de 1000 places d’hébergement d’urgence et « deux propositions de lois, en cours d’adoption, portent ces avancées majeures parmi lesquelles le déploiement de 1.000 bracelets anti-rapprochement afin d’éloigner les conjoints ou ex-conjoints violents ou encore la saisie des armes, dès la plainte ». Mesures dont on ne saurait se plaindre.

Reste la deuxième grande cause du mandat de Marlène Schiappa : retrouver le ou la ministre abominable qui a ébruité l’affront qui lui fut fait au cours du Conseil des ministres du 4 mars. Jean-Yves ? Marc ? Nicole ? Sibeth ? Olivier ? Un corbeau est présent autour de cette table. Saura-t-elle l’identifier ? Oui. Elle peut le faire.

12 mars 2020

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