Le camp du Bi(d)en a gagné et ce pauvre Joseph McCarthy doit bien se retourner dans sa tombe. Sa chasse aux sorcières anticommuniste, le maccarthysme, fait place, plus d’un demi-siècle plus tard, à une déferlante internationale gauchiste dont on dégustera très vite les ravages progressistes au sein de notre vieille Europe. Ce néo-maccarthysme, contrôlé principalement par les grandes multinationales du consumérisme et du divertissement (« l’industrie de l’hébétude » de Renaud Camus), mû par des motivations mondialistes et sous le motif de défendre l’inexorable avancée du progrès et de la repentance, disqualifiera toute opinion considérée comme subversive et restreindra encore plus la liberté d’expression. Laetitia Avia nous aura prévenus.

La digue Trump, déjà fissurée durant quatre ans par les inlassables coups de boutoir de la propagande, s’est effondrée, conséquence d’élections dignes de la plus bananière des républiques. À cet égard, l’ancien nonce apostolique pour le Saint-Siège, Carlo Maria Viganò, faisait un bon résumé de la situation : « Nous avons l’administration Trump et les valeurs traditionnelles qu’elle partage avec celles des catholiques ; de l’autre, nous avons l’État profond du soi-disant catholique , qui est subordonné à l’idéologie mondialiste et à son programme pervers, anti-humain, anti-christique et infernal. […] Biden qui soutient l’ à terme, c’est-à-dire l’infanticide, et qui avant même Obama soutenait l’idéologie du genre et célébrait le “mariage” de deux hommes […] »

Viganò poursuit : « Je pense aux nombreux liens de Biden avec la , avec l’État profond et les partisans de l’idéologie mondialiste. Je pense à son intention de nous condamner tous à porter des masques, comme il l’a clairement admis. Je pense au fait que, incontestablement, il n’est qu’une marionnette entre les mains de l’élite, qui est prête à le retirer dès qu’elles décideront de le remplacer par Kamala Harris. » Par rapport à cette dernière, Biden n’est qu’un sénile enfant de chœur. Imaginez, chez nous, les rênes du pouvoir détenus par un clone de Rokhaya Diallo, Houria Bouteldja, Danièle Obono, et, pour la petite touche terroir, Virginie Despentes. Ça laisse rêveur.

Le trumpisme survivra-t-il face à la déferlante progressiste ou, à l’instar du gaullisme après la vague soixante-huitarde, sera-t-il transformé en un ersatz de conservatisme muselé par la bien-pensance, la repentance, le politiquement correct et la sixième colonne médiatique ? Chez nous, en république moribonde, entre le marteau du progressisme et l’enclume d’une islamisation rampante qui va de pair avec notre déchristianisation, entre les coups de boutoir permanents de la démographie africaine, une acculturation transgénérationnelle suicidaire et la manne liberticide du Covid-19, avons-nous encore une chance de nous en sortir ? Le drame d’une nation en marche qui regarde Hanouna, gavée de télé-réalité et décharnée de son passé, n’est pas qu’elle soit déjà en état de mort cérébrale mais qu’elle ignore l’avancement du processus de disparition qu’elle a sciemment emprunté.

Le mur de Berlin est, certes, tombé, ouvrant la voie à une illusion de liberté, et le prochain arrêt du train du progrès sera plus que certainement le transhumanisme et l’eugénisme sociétal sur base des valeurs progressistes, et où l’accusation de complotisme sera l’équivalent d’un nouveau point Godwin. Face à tout cela, en Europe, seules les nations qui retrouveront leurs valeurs fondamentales pourront espérer y survivre, en renouant avec leur « anthropologie évangélique » telle qu’explicitée par le philosophe René Girard. La résistance des nations de l’Europe de l’Est n’en est qu’un exemple de plus en plus probant. Et n’est-ce pas Dostoïevsky, auteur de Crime et Châtiment, qui stipulait que « l’Occident a perdu le Christ et c’est pour cela que l’Occident se meurt, uniquement pour cela ». Dostoïevsky a raison, et beaucoup diront que je radote, mais qui vivra verra.

13 janvier 2021

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