Parce que sa petite sauterie provençale avec Assa Traoré a fait l’objet d’un article publié dans Valeurs actuelles, le « journaliste » a piqué une colère sur Twitter, arguant d’une violation de sa vie privée qui lui aurait valu un déferlement d’insultes.

C’est son droit de défendre sa vie privée, sauf que, pour rédiger leur article, les journalistes de Valeurs actuelles n’ont pas envoyé un paparazzi pister les vacanciers, ce sont eux-mêmes qui ont partagé leur villégiature sur Instagram. Le magazine conservateur n’a donc fait qu’exploiter une information publique.

Poursuivant sa tirade, Taha Bouhafs se dit harcelé par Valeurs actuelles. Sur ce point, personne ne peut intervenir dans la perception du « journaliste » puisqu’elle relève de son acception. Les choses auraient pu s’arrêter là si celui-ci n’avait pas trouvé nécessaire de joindre une autre personne dans cet échange. Que vient faire, en effet, Éric Zemmour dans une histoire de publication de photos de vacances publiées sur le compte Instagram de Taha Bouhafs ?

Voici les mots de Taha Bouhafs : « Depuis ce matin je me prends un raid d’insulte racistes et de menaces de mort sous mes photos de vacances grâce à Amaury Bucco, le pseudo-journaliste de Valeurs qui n’a rien d’autre à foutre que d’écrire un article sur mes vacances en mettant un lien vers mon Instagram. » « Et j’ai pas de leçon d’antiracisme à recevoir de propagandistes d’extrême droite qui se pignolent sur ce sous-humain de zemmour » (sic).

Je me répète : que vient faire Éric Zemmour dans cette histoire ?

À ce moment précis me vient l’envie de citer Charles Bukowski : « Le problème avec ce monde, c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes alors que les imbéciles sont pleins de certitudes. »

Le pire, dans cette attaque totalement inappropriée et dépourvue de sens contre Zemmour, le « journaliste » ose traiter l’intellectuel de « sous-humain », sachant que cette expression est le symbole même de la discrimination. Dans toutes les sociétés racistes, le système se satisfait de croire que l’autre, pourtant humain, n’est pas de la même race que lui.

Bien évidemment, comme d’habitude quand il s’agit d’attaques contre Zemmour, on trouvera peu de personnes pour aller au charbon dénoncer cette énième sortie de Taha Bouhafs. Mais bon, nous autres allons nous contenter de nos références littéraires et citer Amélie Nothomb : « On n’a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent. »

Non, M. Taha Bouhafs, Éric Zemmour n’est pas un sous-humain, c’est un intellectuel que vous devriez fréquenter, il vous apprendrait beaucoup.

Enfin, je vous laisse méditer ces paroles de Georges Brassens dans « Ceux qui ne pensent pas comme nous » : « Entre nous soit dit, bonnes gens, pour reconnaître que l’on n’est pas intelligent, il faudrait l’être… »

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