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Coronavirus - Editoriaux - Polémiques - Santé - 10 mars 2020

Le coronavirus témoin de nos incohérences ?

Depuis le 4 novembre 2019, 744 cas graves ont été signalés et 72 sont décédés, dont 10 enfants de moins de 15 ans. Ces chiffres ne sont pas liés au coronavirus mais sont tirés du bulletin hebdomadaire que Santé publique France publie sur la grippe saisonnière. Ils sont à mettre en parallèle avec les chiffres publiés sur l’infection au coronavirus, sachant qu’il faut encore attendre quelques semaines pour pouvoir faire des comparaisons valables entre ces deux épidémies.

Santé publique France estime que l’infection à coronavirus présente des formes sévères dans 17 à 23 % des cas, avec une mortalité d’environ 2 % ; mais sachant que toutes les personnes porteuses de virus ne sont pas forcément détectées (symptômes bénins non suspects ou absence de symptômes), l’agence conclut qu’« il est tout à fait probable que la sévérité de la maladie estimée à partir des données actuellement disponibles soit surestimée ».

Cependant, nous vivons actuellement la même hystérie médiatique que celle qui a entouré l’épidémie de grippe H1N1, il y a dix ans.

Alors, pourquoi cette panique si on compare ces chiffres avec ceux de la grippe qui, bien qu’ayant un taux de mortalité nettement inférieur à celui du coronavirus, tue de manière directe ou indirecte plusieurs milliers de personnes, chaque année, en France ?

Nous sommes habitués à la grippe, et il existe un vaccin, ce qui n’est pas le cas pour le coronavirus.

L’inconnu fait peur et l’emballement médiatique crée la panique.

Les mesures proposées et répétées, heure après heure, sur les grands médias créent un état d’abrutissement auquel il est difficile d’échapper, d’autant que certaines mesures sont difficiles à comprendre :

– on confine à domicile des enfants de retour d’Italie mais on autorise la venue de milliers de supporters pour un match de football ;

– on interdit les rassemblements de 5.000 personnes, puis on réduit ce nombre à 1.000 ; pourquoi pas 945 ou 1.025, ;aucune logique dans ces mesures ;

– quelques députés et même un ministre sont atteints par le virus ; et alors, pourrait-on dire, mais inconsciemment, nous pensons que si eux aussi sont atteints, qu’en sera-t-il de nous ?

Heureusement, ce n’est ni la peste ni Ebola, car les mesures proposées ne peuvent avoir qu’une efficacité très restreinte. Un véritable confinement impliquerait la suppression de tous les transports en commun, de toutes les réunions (même le football) et une limitation drastique de la circulation individuelle. De plus, en cas d’épidémie hautement mortelle, nos hôpitaux seraient totalement insuffisants en nombre de lits et en personnel.

Heureusement, même si cette épidémie est à prendre au sérieux, nous n’en sommes pas là, et heureusement, les médecins généralistes sont sur le terrain, (avec ou sans masque !) pour limiter les dégâts.

Il faut, cependant, souligner des points positifs, comme les mesures d’hygiène qu’on nous demande d’appliquer et qui devraient être proposées, chaque automne, avant les attaques virales de l’hiver.

Le coronavirus montre la fragilité de notre système sanitaire, économique et social ; il va peut-être nous obliger à rebattre les cartes de cet ordre établi pour revenir à des critères autres que ceux uniquement basés sur le profit et la bien-pensance mondialiste.

Hélas, on peut aussi redouter que, l’alerte passée, tout redevienne comme avant et que le virus ne serve que de prétexte à des changement d’ordre économique et politique nationaux et internationaux qui, sans lui, eussent été voués à l’échec car impopulaires ou trop risqués.

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