Le 14 juillet, il serait inadmissible que les drapeaux algériens soient exhibés sur les Champs-Élysées !

Retour en arrière. En 2014, la Coupe du monde au Brésil était une franche réussite sportive pour l’Algérie, qui échouait de peu à se qualifier en quart de finale après une défaite dans les prolongations contre l’Allemagne, future gagnante du trophée. À cette occasion, les supporters de l’équipe d’Algérie vivant en France sont sortis dans les rues… causant dégradations, troubles et violences dans la plupart des grandes villes de l’Hexagone. Les pouvoirs publics étaient donc prévenus : chaque compétition à laquelle participe l’équipe algérienne de football génère du chaos. Pourtant, Castaner, ministre de l’Intérieur si prompt à réprimer les manifestations de gilets jaunes, n’a rien fait pour prévenir ce qui s’est produit jeudi, juste après la qualification de l’Algérie pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Un peu comme si l’État refusait d’agir, de peur de « provoquer » une population rétive à l’autorité.

Ces matchs de football sont l’occasion, pour les Algériens vivant en France, de revendiquer bruyamment et avec une incroyable arrogance leurs origines, y compris pour les personnes possédant uniquement la nationalité française. Extrêmement patriotes, les Algériens le sont… à l’endroit de l’Algérie, qu’ils considèrent être leur pays. De fait, nombre d’entre les binationaux franco-algériens et les Français issus de l’immigration algérienne n’ont d’attachement avec la France qu’administratif, quand leur patrie charnelle se trouve de l’autre côté de la Méditerranée. L’ambiance « bon enfant » et les « liesses » décrites dans la presse ne sont, d’ailleurs, le plus souvent que des manifestations conquérantes systématiquement accompagnées de leurs cortèges de violences.

À Montpellier, dans le quartier de la Mosson, une femme de 42 ans est décédée, jeudi soir, après avoir été renversée par un « supporter » fêtant la victoire, son bébé d’un an étant polytraumatisé et hospitalisé. Dans le reste de la France, des dizaines de policiers ont été blessés en marge des « célébrations » en essuyant des jets de projectiles. À Tours, paisible cité du cœur historique de la France, notre drapeau a été décroché du mât municipal et remplacé par le croissant rouge sur fond vert et blanc. Partout, l’irrespect de la France et des Français a été aussi explicite que grossier.

Comment peut-on décemment se revendiquer français quand on affiche le drapeau d’un autre pays dans les rues à la moindre occasion ? Les Français n’ont pas à supporter sans broncher les conséquences désastreuses des matchs de football de l’équipe d’Algérie, qui ne les concernent guère. L’État algérien et sa population ne seraient, évidemment, pas aussi bienveillants dans le cas contraire. Qui pourrait imaginer des drapeaux tricolores dans Alger ?

Ce dimanche 14 juillet, notre fête nationale coïncidera avec la demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations. Il serait inadmissible que les drapeaux algériens soient exhibés sur les Champs-Élysées, le jour du défilé militaire mettant à l’honneur notre armée. Les contradictions propres aux sociétés multiculturelles sont les ferments des conflits de demain.

Nos dirigeants ont joué les apprentis sorciers en important en masse des populations qui n’avaient pas toujours le désir de s’assimiler, ayant pour patrie de cœur une autre que la nôtre. De ces déchirements passionnels peuvent jaillir des événements d’une ampleur historique. En conséquence, les mesures prises par l’État doivent être à la hauteur. La fermeture temporaire des Champs-Élysées semble une idée réaliste et de bon sens, un minimum pour éviter une nouvelle humiliation internationale. Ce n’est pas que du football : c’est l’Histoire de France qui s’écrit sous vos yeux.

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