Editoriaux - Polémiques - Politique - 30 septembre 2019

La mesquinerie par-delà la mort…

On pouvait s’attendre à tout, sauf à ça…

Le clan Chirac a fait donner la cavalerie de la bien-pensance sur la dépouille encore chaude de l’ex-Président défunt. On savait la Chiraquie allergique à Jean-Marie Le Pen, mais on ne savait pas que cette obsession pourrait, un jour, se révéler sous un jour aussi petit et étriqué.

La mort d’un Président, dont les thuriféraires aiment à dire qu’il chérissait tous les Français, sans exception, vient de donner l’occasion à ses proches d’écarter de cet amour le quart des électeurs de son pays ! Par-delà la mort, l’esprit partisan et revanchard a encore frappé alors qu’il aurait été de bon ton, pour la famille, d’ouvrir grand les bras à tous ceux qui, indistinctement, voudraient rendre hommage à l’ancien Président. On aurait eu là une dimension nationale qui aurait servi à rehausser la fonction présidentielle, tellement partisane depuis plusieurs années.

Le cordon sanitaire voulu et déroulé par cette caste bien-pensante a entouré ce cercueil d’une certaine médiocrité intellectuelle en lieu et place d’une grandeur d’âme qui siérait mieux à de telles circonstances. Le débat politique à venir se serait enrichi de cette grandeur car tous ses acteurs auraient pu s’en inspirer pour lui redonner un certain crédit vis-à-vis des Français. On a préféré patauger encore une fois dans la mesquinerie et la petitesse d’esprit qui est son âme damnée.

La politique politicienne de bas étage a encore de beaux jours devant elle puisqu’elle a réussi à chevaucher la mort d’un Président pour étaler sa médiocrité aux yeux de tout un peuple.

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