Un groupe de soutien au meurtrier de Sarah Halimi est apparu, le samedi 1er mai, suscitant « l’indignation totale » de la communauté juive, notamment. Dès le lundi 3 mai, ses représentants ont déposé une plainte auprès du procureur de la de , relate Le Parisien.

 

 « On se demande comment on peut soutenir un criminel »

Le 2 mai, cette page Facebook apparaissait encore en version publique alors qu’en début d’après-midi, elle avait disparu des … À la place, un cadenas et le message suivant : « Ce contenu n’est pas disponible pour le moment. Ce problème vient généralement du fait que le propriétaire ne l’a partagé qu’avec un petit groupe de personnes. »

Malgré cette restriction, une plainte a été déposée. « Je dépose une plainte auprès du procureur de la République de Paris », avertit Franck Serfati, l’avocat du BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’). Car la communauté juive n’entend pas laisser passer cette « ignominie ». Ils sont « indignés », « choqués », « écœurés ».

« Avec ce groupe Facebook, se révolte Maître Serfati, on se demande comment on peut soutenir un criminel. Comment peut-on renverser les rôles et le faire passer pour une victime ? C’est la plus grave des injustices. » L’avocat du BNVCA envisage une plainte pour « contestation d’une décision de » et « incitation à la haine ». Selon lui, « il ne sera pas difficile d’identifier les auteurs de cette page ».

Un juriste précise : « Il appartiendra au parquet de Paris de se saisir de ces faits en ligne dès le dépôt de plainte effectué. De l’examiner. De regarder les faits. Mais au vu de l’affaire si sensible, ils vont regarder tout ça de près. »

 

Le meurtrier déclaré irresponsable pénalement par la Cour de cassation

Sarah Halimi, retraitée de 65 ans, de confession juive, avait été rouée de coups, « massacrée » et défenestrée par Kobili Traoré, le 4 avril 2017, aux cris de « Allah Akbar », à Belleville, dans l’est de Paris. Cette affaire à caractère antisémite a suscité une polémique nationale, le meurtrier ayant été déclaré irresponsable pénalement par la Cour de cassation, le 14 avril 2021.

3 mai 2021

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