La Belgique, cette terre ouverte aux migrants

Parodiant la une du plus grand quotidien régional wallon, un groupe d’associations, essentiellement de gauche, mais aussi les scouts – comme si les épigones de Baden Powell n’avaient rien de plus intéressant à faire -, a distribué, jeudi dernier, partout à Bruxelles et en Wallonie, un journal fictif (lebienvenu.be) démontant les clichés sur les migrants car “un bon préjugé est un préjugé mort”.

L’éditorial de la gazette donnait le ton : “La terreur, l’effroi, la tristesse que les attentats de mars à Bruxelles ont provoqués chez les Belges permettent de mieux comprendre ce que des millions de Syriens vivent chaque jour.” Il suffisait d’y penser. Les huit pages égrènent ensuite les avantages, économiques autant qu’humains, à accueillir les souffreteux de la planète.

Et surtout rassurent : oui, vous pouvez toujours effectuer votre jogging en habitant près d’un centre d’accueil, à condition, ajoute un brin rigolard la gazette au numéro unique, de faire “attention de s’échauffer”.

Quant à Calais, les journalistes d’un jour regrettent que tout le tintamarre fût fait “pour quatre mille personnes”, ajoutant que chaque grenade lacrymogène lancée “sur les réfugiés” par les forces de l’ordre a coûté 40 euros pièce. Le journalisme d’investigation n’est visiblement pas mort.

La même journée, le Centre démocrate humaniste, parti politique officiellement centriste, mais plus réellement de centre gauche, et toujours acoquiné aux socialistes (façon de rester au pouvoir), a proposé que soient défrayées les familles qui logent des réfugiés afin de pallier le manque de logements disponibles.

Les quotidiens traditionnels n’ont pas hésité à embrayer : les migrants accueillis à domicile sont, dans la plupart des cas, devenus des amis, des vrais de vrais. Les enfants jouent ensemble ; le partage se fait dans les valeurs de tolérance ; et, cerise sur le gâteau, il s’est même trouvé un couple de Syriens pour chanter “des berceuses en arabe” à une petite fille belge.

Il n’aura pas fallu beaucoup plus d’un mois après les attentats de Zaventem et de Bruxelles pour que la revienne à une certaine forme de normalité et retombe dans le politiquement correct. Seule la présence de militaires dans les stations de métro rappelle la menace permanente.

Les migrants, en Belgique, bénéficient déjà d’un certain nombre d’avantages : tickets de bus gratuits, logement, nourriture… Si l’on doit garder un certain humanisme dans la gestion d’un tel dossier, il ne faut en aucun cas que celle-ci confine à la naïveté.

Car, pendant ce temps-là, l’État islamique a déjà annoncé avoir envoyé des terroristes (jusqu’à 4.000) parmi les migrants, aujourd’hui disséminés en . Si l’on peut s’interroger sur le nombre, il n’y a pas de raison de ne pas croire que quelques centaines de fanatisés au moins ont déjà rejoint le continent. Il fut une époque où les médias belges démentaient catégoriquement l’information.

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