Réaction de Jean-Paul Brighelli à l’affaire de l’IEP de Grenoble où deux enseignants ont été dénoncés pour « ».

Que se passe-t-il à Sciences Po Grenoble ?

Ce n’est pas à moi qu’il faudrait poser la question, mais à l’. L’UNEF a publié des dazibaos, comme on disait à l’époque de la révolution culturelle, pour dénoncer publiquement, par leur nom, les enseignants en question. Apparemment, ils n’avaient rien dit et rien fait.

Les gens sont d’une susceptibilité épidermique extraordinaire. Quoi qu’on dise, ils se sentent visés puisqu’ils sont un peu paranoïaques. On a donc deux enseignants qui, sans le faire exprès et à l’insu de leur plein gré, sont devenus islamophobes.

Cela avalise la thèse de l’existence d’un courant islamo-gauchiste dans des thèses au CRNS ?

Il n’y a que le CNRS qui n’est pas au courant. Ce n’est pas par hasard si cela se produit dans un IEP. L’IEP de Grenoble a un concours particulier sérieux où j’ai d’ailleurs envoyé plusieurs élèves au cours de ces dernières années, mais dans lequel il y a un courant de politologues et de sociologues : les enfants et petits-enfants de Bourdieu font un mal absolument considérable. Je pense que Bourdieu lui-même aurait été sidéré de voir ce qu’il avait engendré.

Ils essaient de faire une surenchère en permanence et parler d’eux. a dissous Génération identitaire. Il avait peut-être ses raisons, mais il faut demander la dissolution générale de l’UNEF et demander au SNES une condamnation des propos de certains de ses membres. Ne rien dire, c’est valider les horreurs qui se disent et les horreurs qui se feront demain.

La partie censure est très choquante. Le nom de Samuel Paty est dans toutes les mémoires. C’est sur la base d’une dénonciation qu’il a fini décapité. On pense, aussi, à ce professeur de philosophie, Robert Redeker, qui a été sous protection policière pendant des années suite à de vagues accusations d’ pour un texte paru dans un quotidien. Est-on passé du terrorisme intellectuel au terrorisme tout court ?

Lorsqu’on est enseignant, on sait que l’on passe du discours aux actes avec une très très grande facilité. C’est un peu comme dans les bandes. On commence à se traiter de « fils de pute » et on sort le couteau à la fin de la phrase. C’est un peu du même ordre. Vous avez raison, Robert Redeker, c’était il y a quelques années. Ces gens faisaient leur boulot en toute conscience sans penser à mal. Ce sont des mâles blancs, hétérosexuels autant que je sache, la cinquantaine. Ils ont absolument tout pour déplaire à de imbéciles qui doivent avoir des complexes absolument sidérants. Je me demande quel de sexualité ont tous ces gens qui hurlent et qui ont recours à la verbale. Il faut avoir de drôles de complexes pour s’exprimer de cette manière. Il faut avoir un complexe d’infériorité absolument sidérant pour se dire « je suis racisé, je suis genré, bi-trans, etc ». Au fond, ils ne sont pas grand-chose.

10 mars 2021

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