« Je suis misandre et je l’assume » : une séquence de France Inter signalée à l’Arcom

La revendication de misandrie d'une chanteuse, accueillie sans réserve à l'antenne, provoque une vive controverse.
Capture d'écran France Inter
Capture d'écran France Inter

Ce sont des propos, que l'on pourrait considérer comme répréhensibles, qui ont été tenus en toute impunité. Ce lundi 13 juillet, la matinale sur France Inter recevait une chanteuse nommée Yoa. Celle-ci y a eu l’occasion de promouvoir son album La Favorite, suite et fin, mais aussi sa vision bien à elle des rapports hommes-femmes. « Je suis misandre et je l’assume ! », a-t-elle revendiqué, sous le regard amusé du journaliste Simon Le Baron. De quoi indigner Gilles-William Goldnadel, auditeur attentif de Radio France. « Insupportable délit pénal de sexisme anti-masculin commis sur France Inter, a tweeté l’avocat bien connu des lecteurs de BV. Une chanteuse revendique sa détestation des hommes et le journaliste Simon Le Baron, non seulement ne la modère pas, mais l’approuve : "Vous ne trouvez pas que les mecs nous les brisent ?". "Oui". Ainsi, sur l’odieux visuel public de gauche, il est strictement interdit de critiquer les femmes mais recommandé d’injurier les hommes. »

On peut en effet se demander quelle aurait été la réaction de cette même antenne publique si un homme y avait affirmé sa haine des femmes. L’animateur maison aurait-il fait preuve d’une pareille mansuétude ? Aurait-il reçu cette déclaration avec le même sourire ? Évidemment, non. Suite à cette séquence, des auditeurs ont décidé de saisir l’Arcom.

Une radio récidiviste

Ce n’est pas la première fois que France Inter laisse passer des propos problématiques. On se souvient d’une chronique de l’humoriste Marie de Brauer, en janvier 2025, qui avait ironisé sur le sujet de la misandrie. « Les hommes, aussi, subissent le sexisme… Ouh là, on est branché sur Europe 1 ou quoi ? », s’était-elle amusée. Très drôle, en effet. L’année précédente, France Inter avait reçu Pauline Harmange, « autrice » du livre Moi, les hommes, je les déteste (Seuil). Une spécialiste de la misandrie, donc. « Pourquoi ne pas détester les hommes au regard de tout ce qu'on sait sur les violences masculines ? », avait-elle questionné. La militante féministe était allée plus loin, encore, et suggéré de se tenir à bonne distance de la gent masculine : « Une fois qu'on se détache du regard masculin et de l'importance des hommes dans notre vie personnelle, c'est hyper libérateur. »

Et encore avant cela, en novembre 2021, la féministe Alice Coffin avait été invitée à l’antenne de France Inter et avait eu des propos très globalisants à l’endroit du sexe fort, avant de maladroitement rétropédaler. « Tous les hommes, ça ne veut pas dire chaque homme », avait-elle tenté de rectifier. Pas de quoi rassurer un grand nombre d’auditeurs. L’un d’eux avait écrit à la médiatrice de Radio France que « tous les hommes » constituait, précisément, une généralisation et qu’il se sentait « attaqué sans raison ». Une auditrice avait déclaré être « effarée » par les propos et le ton de l’invitée, estimant qu’elle nuisait à la lutte pour l’égalité. Une autre auditrice avait dit avoir l’impression qu’Alice Coffin voulait « inverser le combat » et « tuer les hommes »

Le sexisme autorisé

À la manière du racisme anti-Blanc, le sexisme anti-homme n’est pas seulement nié : il est bien souvent justifié. Comme si, après plusieurs siècles d’un patriarcat triomphant, ce serait désormais au tour des hommes de subir la vindicte du sexe opposé. Un partout, la balle au centre. Cette misandrie à visée réparatrice s’illustre dans certaines politiques publiques et autres mesures dites de « parité » qui conduisent de facto à une discrimination de certains candidats sur la base de leur identité sexuelle, mais aussi et surtout dans des propos de plus en plus violents envers les hommes. « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut à notre tour les éliminer », écrit, noir sur blanc, Alice Coffin dans son fameux Génie lesbien (Grasset). Ce pamphlet assimilant l’ensemble de la gent masculine à une masse informe et indistincte – « des assaillants », dit-elle – devrait logiquement lui valoir d’être traînée devant les tribunaux, mais, bizarrement, la détestation des hommes et l’appel à leur éradication ne semblent pas tomber sous le coup de la loi.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

64 commentaires

  1. Bon, ne même temps, si y’avait pas eu cette « phrase », qui est-ce qui la connaitrait cette « chanteuse » ?!

  2. Faut connaitre les us et coutumes de France Intox , car il est admis de détester : les hommes, la police, la droite, les blancs tout moches , C NEWS etc

    • Elles m’expliqueront, ces attardées du cerveau, comment elle ont été conçues, parce que on peut mettre toutes ces femmes ensembles, il n’en sortira rien.
      Surtout pas de l’intelligence. Heureusement que cette infime minorité ne reflète que la bêtise de leurs propos.

  3. Je crois qu’en notre temps, les professions de foi militantes peuvent tenir lieu de talent en l’absence d’icelui, et offrir sinon de brillantes carrières, du moins quelques prestations sur des scènes et des médias complaisants.
    Ceci dit je crains aussi que l’interdit de paroles malséantes qui s’installe et se répand, ne favorise la poursuite de haines, de moqueries, de dégoûts par d’autres moyens en bâillonnant toutes discussions et par conséquent toutes chances de s’entendre.
    Personnellement, son discours ne me touche pas, ne m’offusque pas – j’aurais tendance à oublier les mots comme la personne -. Sans importance.
    Alors que les procès faits systématiquement à toutes les c…ies verbales me gênent plus.

  4. Un monde sans hommes, que des femmes, en fait on parle de misanthropie destructrice. Bravo les féministes de compétition.

  5. Et que fait l’ARCOM , rien et pourtant toutes ces féministes misandre auraient du être rappeler a l’ordre ainsi que France intox .

  6. Après le privilège rouge, le privilège arc en ciel. Aucune contradiction du « journaliste ». Sauf qu’aujourd’hui grâce aux RS et aux « médias Bolloré », ça ne passe plus crême. Tous ces gens appartiennent au camp du Bien et se croient (encore) tout permis. L’ARCOM va avoir du boulot et va peut-être cesser de s’acharner seulement sur CNews, à suivre…

  7. Seule solution privatiser le soi disant « service public », supprimer l’ARCOM qui n’est qu’une censure déguisée et ne maintenir qu’une chaine TV et une radio officielles d’Etat et reconnues comme telles pour garantir au gouvernement quel qu’il soit qu’il peut faire passer ses messages.
    Après chacun pourra dire ce qu’il voudra sous le seul contrôle du juge si quelqu’un porte plainte.

  8. bon alors moi je ne connais pas cette pimprenelle qui déteste les hommes, et franchement je ne peux que la plaindre, parcequ’elle renonce de fait à sa part de masculinité en elle – oui il y a des hommes détestables violents menteurs violeurs etc. mais ce ne sont pas tout les hommes loin s’en faut ! Il y a des sales cons aussi mais les sales connes ne sont pas en reste ! cette pimprenelle n’a visiblement aucune idée du pourquoi elle s’est incarnée dans une vie terrestre au féminin… et elle ignore aussi que çà a été son choix !

  9. J’approuve le parallèle de GWG à cause des poids et des mesures… ( et pas que deux ). Interdiction absolue de dire l’équivalent pour les femmes sous peine de… C8 ? ( ceci dit, jamais je ne généraliserai.s quoi que ce soit. Bonjour le niveau…). Sinon, cette créature peut bien penser ce qu’elle veut ! Que nous importe…

  10. Comme le disait si justement Jean Gabin :  » On trouve toujours plus con que soi. Mais certain sont obligés de chercher plus longtemps que d’autres

  11. Tout blanc, tout moche,
    Tout mâle tout sale..,
    Ben voyons! Pour certaines les revendications d’égalité deviennent une guerre des sexes, dont les combattantes sont, essentiellement, des femmes homosexuelles, qui n’ont, il est vrai, pas besoin des hommes.
    Vouloir les éliminer, sans tenir compte de l’opinion de la plus grande masse des femmes et une nouvelle tyrannie à laquelle les bobos, essentiellement de gauche, nous ont habitué.

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